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La douce musique de nos souvenirs [With Talsuni]

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Mer 4 Nov - 23:19

La pendule sonna quinze heure. Sebastian eu un léger sursaut en entendant le bruit. Il s’était endormit sur le comptoir de sa boutique sans le vouloir. Il se redressa sur sa chaise en baillant et en s’étirant. Il n’avait pas dû dormir trop longtemps. Voilà ce qui arrivait quand il jouait du violon toute la nuit, après il s’endormait pendant le travail. Mais il n’avait pas vu l’heure passée. Il était rentré chez lui la veille, avait dîné, et c’était mit à jouer, à improviser, à créer, à interpréter des compositions de Bach et de Vivaldi, puis, tout d’un coup, alors qu’il venait de terminer « L’automne » des Quatre Saisons, il entendit son réveil sonner. C’était déjà le jour, et il devait aller travailler. Et le voilà à présent en train de se réveiller après avoir dormit au travail. Il soupira. Et si quelqu’un était venu dans sa boutique et l’avait vu comme ça ? C’était très inconvenant, mal poli, et cela manquait cruellement de sérieux.

Mais de toute façon, il n’y avait personne à part lui dans sa boutique. Il n’entendait aucun signe caractéristique d’une quelconque présence. Des bruits de pas, ce genre de chose. Mais là, rien, juste le bruit du tic tac de son horloge peut discrète. Ce son avait tendance à le bercer, il ne fallait pas s’étonné qu’il se soit endormit avec juste ce bruit qui résonnait dans sa tête.  Il espérait juste que personne ne soit venu pendant qu’il était assoupi, ce qui était probable étant donné que rare se faisaient les gens qui venaient. Il fallait croire que la musique ne faisait pas partie des priorités des habitants de Storybrooke. Surtout en ce moment. La ville était plutôt agitée avec les nouveaux arrivants, alors plus personne ne se préoccupait de cet art. Ce qui était bien dommage d’ailleurs. A son sens, peu importe la situation, la musique a toujours sa place. En tout cas, sans elle, la vie serait bien monotone.

Sebastian se leva et marcha un peu dans sa boutique pour se dégourdir les jambes et surtout éviter de se rendormir. Il se souvenait avoir entendu l’horloge sonner quatorze heure, donc il ne devait pas avoir dormit plus d’une heure. Il rattraperait son sommeil en retard ce soir en allant se coucher tôt, voilà tout. Pour l’heure, il fallait être en forme au cas où quelqu’un arrive, même s’il ne l’attendait pas plus que ça. Il se mit à marcher un peu au hasard dans la salle. C’était un endroit qu’il connaissait par cœur, il n’avait donc nul besoin de sa canne pour se guider et de toute façon, la pièce était de petite taille. Il n’avait pas beaucoup de moyen, et de toute manière, une petite boutique lui convenait parfaitement. C’était tout de même plus agréable à gérer. C’était un endroit dans lequel il se sentait à l’aise, au milieu de toutes ces choses, ces trésors qui constituaient sa vie.

Il passa ses doigts délicatement sur le piano qui trônait fièrement au milieu de la pièce. C’était aussi un instrument que Sebastian appréciait beaucoup. Il avait commencé à apprendre à en jouer et ne se débrouillait pas trop mal, bien qu’il soit loin d’être aussi habile qu’avec son violon.  Et bien qu’il appréciait son instrument plus que tout autre, cela pouvait être agréable de changer un peu. Après tout, la beauté avait plusieurs sons. Tout en restant debout, il fit voler ses doigts sur le clavier du piano, produisant un petit air simple et joyeux. Il sourit. Juste entendre ces quelques notes suffisait à le mettre de bonne humeur. C’est d’ailleurs pour cela qu’il était souvent joyeux. Parce qu’il jouait tout le temps. Rien n’était plus agréable que d’entendre un son harmonieux parvenir à ses oreilles.

Par ailleurs, cela lui donna une idée. Il retourna au comptoir et prit son violon qu’il avait laissé dessus, ainsi que son archet. Il était décidément bien incapable de s’en passer bien longtemps. C’était pire qu’une drogue à ce stade, bien que cette comparaison manque cruellement d’élégance. Il voyait cet instrument plus comme un ami dont il ne pouvait pas se passer que comme une substance qui rend accro. Toujours est-il que l’inspiration l’avait prit, alors il se mit à jouer, en partant de l’air qu’il venait de faire au piano, puis en fignolant, en allant plus loin, en rajoutant des choses, jusqu’à donner un morceau léger, doux, apaisant, mais demandant tout de même une certaine maîtrise de son instrument, ce qui ne lui posait, bien évidemment aucun problème. Certaines choses qui pouvaient paraître très techniques pour certains étaient on ne peu plus naturelles pour lui. C’était cela qui lui permettait de jouer absolument tout ce qui lui passait par la tête. Mais la technique ne gâchait jamais sa musique. Il ne jouait pas pour faire quelque chose de compliqué. Non, il jouait pour la beauté de la musique. C’est pourquoi il était toujours agréable d’écouter une de ses compositions. Lorsqu’il jouait il était totalement ailleurs, comme dans une bulle impénétrable. Le monde qui l’entourait n’avait plus vraiment lieu d’être. Il était tellement enfermé dans son monde sonore qu’il n’entendit pas la petite cloche de sa boutique tinter pour prévenir que quelqu’un venait d’entrer.
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Ven 6 Nov - 13:22





















 ❝ LA DOUCE MUSIQUE DE NOS SOUVENIRS ❞
Combien coûte cette contre-basse ?




Tic-tac, tic-tac... Talsuni n'entendait que le son de son horloge depuis maintenant une bonne vingtaine de minutes. Elle n'avait pas très envie d'allumer la télé, et pour une fois, cela faisait une semaine qu'elle n'étudiait pas les étoiles. Que faisait-elle alors ? Installée sur une chaise en bois que Gépetto lui avait fabriqué il y a un mois, un calepin sur la table, elle dessinait les portaits de ses soeurs. Elle dessinait le visage de sa petite soeur Pyolsuni à la perfection, il en valait de même pour sa mère et son frère qu'elle pensait défunt. La seule chose qui la titillait était... c'était le visage de Haesuni qui restait vide à chaque fois qu'elle dessinait les membres de sa famille. Comme pouvait-elle avoir oubliée le visage de sa soeur aînée ? Pourtant, les souvenirs étaient tous censés être revenus, et pourtant, quelque chose la chiffonait. En repensant à ses souvenirs d'avant, elle voyait bien que quelque chose clochait. Il manquait des parties importantes, comme le visage de sa soeur aînée, avec qui s'était mariée Haesuni, quelle était son véritable âge -pour elle-même-. Avait-elle manquée quelque chose ? Quoi alors...

Son portable sonna. L'alarme lui montrant que était bien restée longtemps sur ses croquits. Elle fermait le calepin, se levait de sa chaise en bois, attrapant sa veste qu'elle enfila. Elle devait sortir. Parce qu'en même temps, elle était restée pendant dix heures devant ses dessins à se battre pour dessiner sa soeur aînée. Peut être que prendre l'air pourrait lui ranimer des souvenirs, même si c'était peu probable pour la gardienne de la Lune...

Une fois dehors, la jeune femme prit le soin de bien fermer sa veste avant de commencer à poser un pas devant l'autre pour avancer. Regardant devant elle, ou bien à côté d'elle pour observer les vitrines des boutiques, la jeune femme était toujours autant perturbé, même si elle ne le montrait pas particulièrement. Au bout d'un certain moment, elle avait même osé rentrer dans la boutique de monsieur Gold, qu'elle n'appréciait pas du tout, pour voir si un objet aurait pu animer quelques souvenirs perdu. Pourtant, il n'y avait rien de tel, rien qui ne pouvait la réveiller. Est-ce qu'elle faisait un cauchemar ? Bon, ok, elle s'était pincée plusieurs fois, mais la jeune femme avait bien remarqué que ce n'était de la pure vérité. Elle en ressortie aussi vite qu'elle n'y était rentrée pour continuer son chemin.

Elle avait essayé d'autres boutique, mais rien. Toujours sans le visage de sa soeur aînée. Mais alors que Talsuni pensait perdre espoir, une mélodie retentit jusqu'à ses oreilles. Cette mélodie, donc elle était certaine de ne l'avoir jamais entendu, même dans sa vie passée, lui semblait particulièrement familière. Était-ce un autre souvenir perdu ? La jeune asiatique suivait le son du violon qui se faisait entendre, et se retrouvait en face d'une boutique d'instrument de musique. C'était en observant à travers la vitre qu'un homme jouant du violon semblait lui faire penser à quelqu'un, mais elle ne s'en souvenait pas. Poussant la porte, elle entrait, en le regardant jouer de son violon. Mais dès l'instant où il s'arrêtera, elle se tournait en face d'une contre-basse. Le prétexte parfait puisqu'elle savait en jouer en plus du Guzheng et du Erhu. Elle lâchait alors...

- Combien coûte cette contre-basse monsieur ?



© Code de Phoenix O'Connell pour Never-Utopia
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Sam 21 Nov - 18:26

Sebastian arriva à la fin de son morceau. Tout doit avoir une fin. Pour un artiste, c’est toujours facile de composer, du moment que l’inspiration est là. Mais il faut également savoir s’arrêter quand c’est le moment propice. Et là, ça l’était. Il le sentait. C’est donc tout naturellement que notre musicien cessa d’agiter son archet pour laisser la dernière note sonner la fin du morceau. Et la note se dissipa dans les airs, comme celles qui l’avaient précédé. La musique. Art magnifique et éphémère. Et peu à peu, il revint les pieds sur terre. Son atterrissage fût toutefois accéléré par un évènement extérieur imprévu.

- Combien coûte cette contre-basse monsieur ?

Quelqu’un était là. Et il ne l’avait pas entendu entrer. En temps normal, Sebastian se serait sentit confus et se serait confondu en excuse pour cette négligence, tout en s’accablant mentalement de reproches pour son comportement plus qu’impoli et inconvenant. Déjà qu’il s’était endormit plus tôt, maintenant ça. Décidément, aujourd’hui, il avait tout faux.

Oui, il aurait réagit comme ça en temps normal. Mais là, sa réaction fût tout autre. Pourquoi ? Parce que cette voix… Cette voix qui venait de lui demander le prix de la contrebasse… il la connaissait. Il avait beau ne pas l’avoir entendu depuis des lustres, il s’en souvenait. Les gens se reconnaissent en voyant leur visage. Sebastian faisait pareil avec les voix. Et il avait une excellente mémoire. Il ne se trompait jamais. Il était quasiment sûr que c’était elle. Ses souvenirs se bousculaient dans sa tête tandis qu’il restait bouche bée l’espace d’un instant. Cette voix, c’était celle de…

-Talsuni …?

Il se souvenait très bien d’elle. Ils avaient passés un moment ensemble avant que la malédiction ne frappe Fairy Tale. Il l’avait beaucoup apprécié. C’était une personne très agréable et fort sympathique. Après la surprise, ce fût la joie qu’il ressentit. Il était réellement ravi de la retrouver. Mais tout de suite après, un autre sentiment prit le dessus. Il se sentait assaillit par le remord, comme à chaque fois qu’il pensait à elle. Il se souvenait de ce qui s’était passé avant la malédiction. A cause de lui, elle avait dû boire une potion aux effets dévastateurs. Lui se souvenait d’elle. Mais à cause de son erreur, elle, se souvenait-elle de lui ? Sans doute que non. Plus grave encore, de quoi se souvenait-elle de sa vie passée ? Avait-elle absolument tout oublié ? Son ancienne vie, sa famille… Peut-être avait-elle oublié jusqu’à son prénom. A quel point avait-elle été affectée par cette potion ? Tant de questions dont il avait peur de connaître la réponse.

Sebastian ne savait pas comment il devait se comporter. Il lui devait certainement la vérité. Il devait certainement tout lui dire. Mais comment s’y prendre ? Et allait-elle le croire ? Il est difficile de faire confiance à une personne dont on ne se souvient pas.  Et même si elle le croyait. Apprendre qu’on a oublié une partie de sa vie, voire la totalité, ce ne devait pas être facile. Sans doute chercherait-elle à se rappeler, à savoir qui elle était et malheureusement, il ne la connaissait pas assez pour l’aider à ce niveau-là. Sebastian ne savait vraiment pas quoi faire. Mais ce qui était sûr, c’est qu’il ne pouvait pas rester planté là, à ne rien faire. Il devait se reprendre. Il masqua son était troublé derrière un sourire. Puis il déposa son instrument sur le comptoir avant de s’approcher de la jeune femme de manière naturelle. Il avait repéré à peu près d’où venait la voix, et de toute façon, en toute logique, elle devait être à proximité de la contrebasse, et il connaissait parfaitement l’organisation de sa boutique. Il marchait donc sans sa canne, d’un air naturel, et pourtant à l’aveugle. En même temps, il était difficile pour lui de faire autrement.

-Toutes mes excuses pour cet accueil. Bonjour. Comment allez-vous ? Vous êtes intéressé par la contrebasse ? Elle a un très joli son. Voudriez-vous l’essayer ?

Sebastian s’efforçait de sourire et de ne pas montrer la confusion dans laquelle il se trouvait. Il avait peur de se trahir par sa façon de parler qui était un peu rapide. Il avait choisit de faire comme si de rien n’était pour le moment, le temps de réfléchir à comment il allait procéder pour lui parler de tout ça, s’il décidait de le faire. Mais il craignait que cela ne fonctionne pas. Après tout, il venait de l’appeler par son prénom. Il avait bien montré qu’il la connaissait dans le premier moment de surprise et sans doute n’allait-elle pas laisser passer ça. Enfin, sauf si elle-même ne se souvenait pas de son prénom… auquel cas, elle avait juste dû le trouver bizarre. Cela passait encore.

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