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Une plante par milliers

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Jeu 5 Nov - 17:35

Rose s’éloigna du sentier tracé, s’enfonçant dans les bois en évitant au maximum les ronces et les branches qui se prenaient dans ses cheveux dorés. La jeune fille avait agi sur une impulsion, un simple coup de tête. Une intuition, peut-être. Depuis que le Sort Noir était brisé, elle avait fui sa belle-mère et s’était terrée chez Granny’s, qui avait accepté de lui laisser une chambre sans trop lui poser de questions. Rose avait d’abord attendu. Que ses frères reviennent, que sa belle-mère se manifeste ou que son prince la retrouve… Rien de tout cela ne s’était produit.

Ce matin, elle s’était réveillée de bonne heure et avait eu l’idée d’aller en forêt pour essayer de retrouver la plante nécessaire à la fabrication des chemises capables de sauver ses frères. Elle ignorait certes où ils étaient, s’ils étaient en vie ou même si leur malédiction courait toujours et si cette solution restait d’actualité. Mais rester les bras ballants à patienter ne les aiderait pas, elle en était certaine. Elle était donc partie tôt, pour éviter de croiser la vieille femme qui l’hébergeait ou toute personne susceptible de lui poser des questions embarrassantes, et avait pris la direction des bois.
Elle s’était mentalement félicitée d’avoir pensé à prendre un châle. Le soleil restait timide et sa chaleur ne réchauffait pas le couvert des arbres ; elle pouvait ainsi se protéger un peu de la fraîcheur des sous-bois. En revanche, elle n’avait pensé à prendre de quoi se restaurer et après des heures passées à arpenter les chemins forestiers dans tous sens, elle se sentait affamée. Et perdue. Rose ne s’en inquiéta pas outre-mesure, il faisait encore bien jour. Elle aurait le temps de retrouver son chemin avant la nuit. Le problème principal de l’adolescente était qu’elle ne trouvait pas ce qu’elle cherchait. De nombreuses plantes ressemblaient à celle qu'elle cherchait si ardemment, mais ce n'était pas celle dont elle avait tant besoin.

Cette plante ne poussait-elle que dans la Forêt Enchantée ? La jeune princesse avait la certitude que non, bien qu’elle craignit qu’elle ne soit réduite à une simple plante, sans plus aucune magie. Si tel était le cas, comment alors parviendrait-elle à en faire des chemises qui sauveraient ses frères ?
Rose chassa cette inquiétude d’un léger mouvement de la main, ne voulant pas s’en préoccuper pour le moment. Le plus urgent restait de la trouver, et d’en récolter assez pour faire les vêtements souhaités. Elle s’arrêta brusquement et tendit l’oreille, retenant son souffle. Un bruit venait de la faire sursauter, mais la blondinette eût beau scruter les alentours, elle ne vit rien.  Elle déglutit en se demandant s’il y avait des animaux dangereux, mais reprit néanmoins sa route.
Rose voulait trouver cette plante et retrouver son chemin avant la nuit, elle devait continuer d’avancer. Le bruit se fit entendre à nouveau, plus fort et plus proche. Resserrant son châle autour de ses frêles épaules, elle se baissa lentement, attrapa une pierre à ses pieds et la lança de toutes ses forces dans le buisson qui venait de frémir devant elle et d’où venait le bruit suspect.
« Ouste ! » cria-t ’elle aussi fort qu’elle pût, espérant que cela suffirait à faire fuir l’animal indésirable.
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Maitresse SM
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Mar 10 Nov - 3:10



Une plante par milliers
Feat. Rose Littlewood & Raspoutine

Il est bien beau de rester à humeur l'odeur de sa victoire. Mais il faut avancer. Nous ne somme pas du genre à nous reposer sur nos lauriers. D'ailleurs qui dont aime les lauriers ? La gloire. Cette plante est inutile. Dépourvu de sens, de magie et de pouvoir. Mais pas si vite très chère ! Il ne faut pas se hâte ni se précipiter, commençons par l'étape primordiale. La confiance. Passer, inaperçu et se fondre dans la masse, tester la réaction fragile et instable de nos propre atouts, la magie qui coule dans nos veine. Mais faire le bien ? Plutôt mourir. C'est donc ainsi que je commencer mon petit périple dans ce nouveau monde plein de mystère qui me fait frémir, sentant se parfum de nouveauté, de changement, mais aussi de nouvelle possibilité. Il n'y a pas de magie originellement dans ce monde, alors nous allons devoir apporter nous même les petites choses qui la composent. La nature, les fleurs, les fruits, les pierres et les créatures. Faisons de cette ville notre nouveau terrain de jeu. Et je commence avec ma partie préféré. Un cache-cache bien dissimulé. En un tour de main me voici : une petite vielle sans défense, pauvre, recroquevillée et boiteuse avec une voix étranglée par l'âge. Une pauvre âme trop vielle pour se genre de chose, perdu dans l'inconnue submergée par le changement. Je n'ai pas perdu la main. L'illusion est toujours aussi parfaite et le test sera pour une âme égaré. Avez-vous sentie la présence d'une pauvre enfant perdue dans la forêt ? Mon complice et moi-même sommes donc en route pour tester nos affaires. Moi en avant, lui en arrière. Il faut dire qu'il a fort à faire avec cette plante mystérieuse qui n'existe guère ici. Une reproduction parfaite. Oui nous avons des oreilles. Nous savons.

Mais la pauvre enfant, quelle pauvre choupinette, la voilà inquiéter de ma présence dans les broussailles. Ma pauvre, si tu savais, il y a bien pire encore à craindre. Ne t'en fais pas, aujourd'hui ça ne sera pas grave. Pas de douleur intense, pas de tristesse infinie, pas de peine ni de grand malheur, juste une vile tromperie. J'avance vers elle en claudiquant, l'air perdu, sortant de la broussaille en prenant un air inquiet et apeurer par la douce. Je ne suis qu'une pauvre femme.

"Oh mon enfant ! Excuses-moi, je suis vraiment désolé, je ne voulais pas t'effrayer !"

Poussons le vis, j'ai besoin d'aide, regarde moi ma belle, ne me trouves-tu pas en difficulté, je ne peux à peine marcher et suis toute bossue. Ma grande cape noir cache mon visage et il fait frisquet dehors, vient donc en fait à la vielle sage, demande moi conseille.

"Est-ce-que tu pourrais m'aider ? Je t'en prie je suis perdue, je ne sais pas où nous sommes, je me rendais au château !"

Vas-y, approches, et demandes-moi. Indiques-moi la direction à prendre. Tu es gentille. Tu n’es pas forcément quelqu'un de bon ni quelqu'un de sage, ni même intelligente, tu n'as pas forcément un grand cœur chevaleresque qui te pousserait à faire le bien coûte que coute. Mais tu es gentille. Je ne sais, je le sens, je le lis dans ton regard. Aide-donc une pauvre vielle femme. Fais-le tant que tu le peux encore, mon collègue ne va pas tarder et on va t'aider à notre tour, n'ai pas peur de nous ma mignonne. Regarde le visage ridé et fatigué de la grand-mère sans défense. Oublies qu'il faut toujours se méfier des apparences, oublies que dans les merveilleux contes de fées les personne âgées ne sont jamais ce qu'elles semblent être. Pourtant tu le sais. Tu ES un personnage de conte ma belle. Tout le monde ici est un personnage. Et nous sommes bien plus réel et bien pire encore que ce qu'il est dit de nous. Nous sommes plus cruel, plus malfaisants et plus puissants encore. Nous n'avons essuyé aucune défaites. Qui dit que les méchants ne gagnent jamais ? Peut-être était-ce avant de nous connaitre. L'amour est peut-être un atout, mais c'est un point faible. Tout comme la colère, la rancœur et la vengeance. N'oubliez jamais cela. Le pouvoir et la puissance se gagne et se concrétise quand les sentiments disparaissent entièrement, pour laisser place à la folie et au plaisir simple de faire le mal, pour le mal.







I'm the Magnificent, Marvelous Mad-mad-mad-mad-Madam Mim !

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