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Ne jamais se fier aux apparences {Mim}

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Sam 28 Nov - 1:30

It is often the wrong people who teach you the greatest lessons of life
I don't see you as you are




Melisandre & Belle

C’était ce jour-là, tôt dans la matinée, que Belle avait décidé d’aller faire quelques courses, non pas pour son doux foyer, mais pour les réfugiés qu’elle affectionnait tant ces derniers temps. Cela prenait décidément beaucoup de place dans sa vie, si bien que même sa vie personnelle en prenait un coup. En effet, toujours aucun signe d’un mariage officiel entre elle et son bien-aimé. Les deux fiancés n’avaient visiblement pas le temps d’organiser un tel évènement. Belle elle, se dévouait corps et âme à sa nouvelle cause, un peu trop peut-être parfois. Mais c’était plus fort qu’elle. Ce besoin qu’elle avait, de venir en aide aux autres. Belle aimait son prochain, et elle s’investissait de son mieux dans cette tâche, qui pour elle, était de toute normalité. Beaucoup des habitants de Storybrook, se demandaient comment diable une jeune femme aussi merveilleuse qu’elle, avait fini fiancé avec le ténébreux. Pour beaucoup de gens ici, c’était un comble. Mais Belle se fichait bien de ce que les autres pouvaient raconter à leur sujet. Ils ne connaissaient pas Rumple, pas comme elle elle le connaissait. Elle l’aimait et personne ne pouvait comprendre cela. Qu’importe, elle ne leur demandait pas leurs avis. Elle n’en avait pas besoin. Plus que jamais, Belle affirmait ses choix. Ses propres choix. Elle était enfin libre d’agir comme bon lui semble. Même son tendre aimé, lui laissait ce loisir aujourd’hui.

Ce libre arbitre, elle le mettait au service des autres, comme quoi… Elle pensait même à reconvertir sa précieuse bibliothèque, en un abri chaud et confortable, pour les nouveaux arrivants de Storybrook. Tous n’avaient pas la chance d’avoir un foyer, d’avoir un toit au-dessus de leur tête. C’est le moins qu’elle puisse faire, pensait-elle. Bien que, pour cette décision, elle pensait tout de même demander l’avis de Rumple cette fois-ci. De toute façon, elle ne pouvait pas organiser cela toute seule. Enfin, passons, pour aujourd’hui, elle en ferait déjà pas mal. Cela avait ses avantages d’être la future Madame Gold, quoi qu’on en dise, elle n’avait pas besoin de regarder ses dépenses. C’était plutôt une bonne chose, et puis, peut-être que cela pourrait également redorer l’image de Rumple, par la même occasion. Toujours est-il qu’elle avait dépensé sans compter, des médicaments, des vêtements chauds, des couvertures et de la nourriture, il y avait de tout ! Trop de choses, d’ailleurs. La pauvre petite chose qu’elle était avait désormais bien du mal à trainer tous ses sacs de courses. Elle les acheminait un par un jusqu’à la voiture, heureusement garé non loin d’ici. Au bout de la troisième navette, elle s’accorda une petite pause. Elle s’assit sur le capot du véhicule, attrapant une bouteille d’eau pour se désaltérer. Récupérant doucement son souffle, elle en profitait pour regarder les alentours, comme pour passer le temps.

Mais voilà qu’un klaxon très bruyant vint la tirer avec sursaut de ses pensées. D’où cela pouvait-il bien venir ? Le conducteur avait l’air remonté, il renouvela l’opération, se montrant insistant. Belle accourut aussitôt dans le petit coin de rue, d’où provenait le son affreux et agaçant. Là, elle s’arrêta net, observant un homme énervé stoppé dans sa voiture. Il en avait après une pauvre vieille dame, qui traversait la route comme elle pouvait la pauvre. Celle-ci semblait toute affolée par le son du véhicule. Peut-être était-ce la première fois qu’elle voyait une voiture. Son visage ne disait rien à Belle en tout cas. La jeune femme ne connaissait pas tous les habitants de Storybrook certes, mais tous, savaient ce qu’était une voiture. Alors, la demoiselle conclue rapidement qu’il s’agissait là d’une nouvelle arrivante. Une pauvre grand-mère, apeurée et désorientée… Belle s’énerva. Quel abrutit ce chauffeur ! Comment pouvait-on traiter ainsi les gens ! Au lieu de s’énerver sur cette pauvre mamie, il aurait mieux fait de l’aider.

La petite princesse s’avança avec détermination vers la scène. Son regard agacé faisait presque peur dit donc, elle était vraiment remontée.

« Mais enfin, arrêtez ça ! Vous ne faites rien pour arranger les choses ! Faites donc preuve d’un peu d’intelligence et aidez cette pauvre femme, au lieu de vous acharner sur votre klaxon comme un abrutit ! »

Le conducteur ne semblait pas ouvert à la discussion, il contourna finalement à toute vitesse les deux femmes, avant de reprendre sa course folle. Il avait l’air très énervé. Quel danger… Belle en était toute retournée. Elle agrippa le bras de la vieille femme, comme pour la rassurer, et maintenir son équilibre au cas où celle-ci sursauterait. Puis, rapidement, elle lui montra le chemin vers le trottoir le plus proche, l’escortant pour plus de sécurité. Comment pouvait-on traiter les personnes âgées de la sorte. Si jamais Belle retrouvait ce gros malade, elle lui passerait un bon gros savon…

« Voilà, ici vous êtes en sécurité. Vous allez bien ? Vous devez être nouvelle dans la région. Essayez d’éviter les routes comme celles-ci, il y a pleins de voitures qui passent, c’est un grand axe, très fréquenté, c’est dangereux. »

La petite mamie avait l’air déboussolé, complètement perdue. De plus, le choc de ce face à face violent avait dut lui faire frôler la crise cardiaque. Il était important de s’assurer qu’elle aille bien. Belle tentait de capter son regard, de lui parler de sa voix sage et douce, comme pour l’apaiser, et l’amener à penser à autre chose.

« Vous êtes perdue ? D’où venez-vous ? Ici, vous êtes très loin du camp aménagé le plus proche… Est-ce que je peux vous aider ? »



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Maitresse SM
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Jeu 3 Déc - 0:09



Ne jamais se fier aux apparences.
Feat. Belle

Les apparences sont toujours trompeuses. C'est ce qui est bien avec elles, elles n’indiquent rien d'autre qu'une pâle ligne directrice que la majorité des gens aiment à suivre. J'aime à me servir de cette faille sociale, je la maitrise mieux que beaucoup d'autre. Je peux me vanter être l'une des meilleurs dans ce domaine. Le meilleur moyen de tromper l'ennemi c'est de paraitre faible. Là où beaucoup aurait l'égo mal placer de ne vouloir que laisser entrevoir la force et la puissance, la discrétion est un art ayant déjà fait ses preuves, et la ruse, la malice et la tromperie sont d'un délice sans égal quand vient la chute. Quel meilleur moyen de connaitre son ennemi que de l'approcher ? Que de lui faire croire en une conversation à cœur ouvert. Jouer sur les perceptions et les émotions. Montrer sa grandeur ne fait qu'en faire ressortir les failles. Rester dans l'ombre ne donne que plus de pouvoir. Il est bien compliqué de se battre contre une force inconnue.

S'il y a une apparence que j'affectionne pour ce genre de tâche, c'est bien celle de la petite vielle sans défense. Vous savez, la grand-mère boiteuse qui ne voit pas claire et qui est apeuré ? Jouer la comédie fait partie de mes talents cachés. Je me glisse aussi bien dans un rôle que dans une apparence. Voyons voir si je n'ai pas perdu la main, même si entre nous je pense être toujours aussi merveilleuse.

Je me transforme alors avec grâce en un être des plus fébrile, mettant cette capuche sur ma tête, je pense finalement cette démarche fatiguer, le dos courbé, le pas claudiquant, puis je me dirige vers la ville. Là où j'espère trouver une première victime. Étudions les proies les plus faibles, celles qui seront trop naïves et trop sensibles. La gentillesse est une faiblesse après tout. Alors que dire de l'amour ?

Me voilà bientôt sur la plaque de béton. Oui deary, je sais ce qu'est du béton, pour qui nous prenez-vous ? Nous ne somme pas des enchanteurs de pacotille, nous n'avons pas eu de mal à nous cultiver sur ce monde, ça a même été notre première étape. Mieux savoir où on agit et contre qui, il nous faut tous les atouts de notre côté, nous ne pouvons nous permettre de laisser le moindre détail au hasard. Des voitures passent et traversent. Elles ne m'inquiètent pas, mais j'observe de l'autre côté du trottoir une jeune femme au regard doux et l'air trop bon et naïf. C'est donc là que je fais mon entrée. La rue est passante et c'est parfait, c'est le moment rêver. Je commence alors à traverser la route, l'air de rire, arrêtant une voiture qui klaxonne mon arrivé en matière trop violente pour elle, manquant de patience, le conducteur s'énerve, mais ne t'inquiètes pas mon beau, je retiens ton visage, il n'est pas impossible que tu retrouve ta femme ou tes enfants la nuque brisée pour m'avoir ainsi provoqué. Mais ce n'est qu'un jeu. Je ne m'offusque pas et ris intérieurement de sa souffrance prochaine. Peut-être même que j'enverrais discrètement mon nouveau chien faire le travaille à ma place, juste pour la distraction et le forcer à tuer ainsi un innocent de sang froid et de manière atroce. Mais après tout, ne le mérites-tu pas ? Toi qui te crois supérieur ? Toi qui ne prends même pas le temps de comprendre. Nous sommes pareils. Dénuer de toute compassion, sauf que je suis bien pire encore, bien plus vile, bien plus intelligente. Je suis tellement plus que toi, centré sur ta personne. Je suis ouverte au reste du monde et vois avec délectation leur peine et leur souffrance. J'y porte un intérêt. N'en suis-je pas une meilleure personne ? Oh je plaisante chéri. Je suis infâme, sans cœur, sans foi ni loi, ni rien. Juste un cœur déréglé avec le cerveau d'un génie.

C'est alors que la pauvre petite chose fait son entrée. Quelle douce enfant, bon cœur et altruiste, j'étais certaine qu'elle en arriverait là. Regardes-moi ma belle, n'ai-je point l'air perdu et effrayé dans ce nouveau monde trop vaste, inconnu ? Comment rentrer chez moi à présent ? Elle m'emmène jusqu'au trottoir, assurant ma sécurité. Je tremble, mes mains sont froides et j'ai l'air perdue. J’en frissonnerais presque. Que c'est bon de voir ses plans menés à bien. Que c'est doux de savoir que l'ont manipule avec aisance. Je prends une petite voix fébrile et tremblante.

"Oh, merci mon petit. Dis-moi, où sommes-nous ? Je sortais de chez moi pour ramasser les champignons. Tu sais, c'est la période. Et je suis arrivé dans cet endroit étrange. Je suis bien trop vielle pour ça... Je crois que je me suis perdue."

Perdue et vague, comme une vielle qui perd un peu la tête. Exactement les bons arguments pour passer inaperçu.







I'm the Magnificent, Marvelous Mad-mad-mad-mad-Madam Mim !

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Ven 4 Déc - 0:59

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Melisandre & Belle

La pauvre femme avait une voix toute tremblante, troublé par la peur, probablement. Lorsque l’on vient d’un monde où l’on est habitué au silence des bois, la modernité de ce monde a de quoi se montrer terrifiante. Encore plus avec les personnes âgées, du moins, c’est ce que Belle supposait. Elle ne semblait pas beaucoup se tromper, en voyant cette pauvre mamie tenir à peine sur ses vieilles jambes fragiles. Elle faisait presque pitié la pauvre. Mais plus dure encore, était l’innocence frappante de la grand-mère, qui ignorait totalement où diable avait-elle atterri. Elle ne savait peut-être même pas qu’elle avait été emportée par une malédiction, pour atterrir dans ce nouveau monde, loin de ses proches si elle en avait. Comment Belle allait-elle bien pouvoir lui expliquer… Ce fardeau lui était tombé dessus. Une dure vérité qu’elle allait devoir dire ici. Déjà, la peine et la tristesse se lisaient dans son regard débordant de tendresse et de compassion. Elle conservait quand même ce léger sourire, rassurant, et quelque peu nostalgique. Cela n’allait pas être facile pour la petite mamie. Elle venait des bois ? Donc elle sortait tout juste de chez d’elle lorsque la malédiction l’avait surprise. Ce qui veut dire, qu’elle n’avait probablement pas encore d’abris, ici à Storybrook. Laissez une grand-mère à la rue, Belle ne pouvait le concevoir. Cette idée même lui fendait le cœur. Mais elle essayait de se montrer positive et rassurante. Il ne fallait pas paniquer la mamie encore plus qu'elle ne l’était déjà.

« Oh, madame je… Je suis désolée… J’ai bien peur que les choses soient plus compliquées que ça… »

Dit-elle d’abord, d’une petite voix triste. Puis, elle eut alors le réflexe de retirer la veste chaude qu’elle portait, pour la poser sur les épaules de la grand-mère. Celle-ci devait errer dans les bois depuis un certain temps déjà. Qui sait depuis combien de temps exactement était-elle perdue. Elle avait peut-être faim, elle devait-être épuisée. Belle hésitait à lui conter toute la vérité dans l’immédiat. Peut-être ne le supporterait-elle pas. Après tout, elle l’avait dit elle-même, elle était trop vieille. Mais, malgré-tout, Belle se montra présente, prête à donner de sa personne pour aider cette pauvre femme.

« Vous avez l’air fatigué, allons dans un endroit où vous pourrez vous réchauffer un peu, puis vous restaurer. Vous devez avoir faim. Je connais la ville, je vais vous aider. Venez avec moi. Je vous expliquerais tout ce qui se passe. »

Belle prit naturellement place aux côtés de la grand-mère, de sorte que celle-ci puisse s’appuyer sur elle pour marcher plus facilement. Toutes deux regagnèrent le véhicule de la jeune Princesse, avant que Belle n’installe la vieille dame côté passager, en lui expliquant et la rassurant que tout ceci était normal, et qu’il n’y avait aucun risque. C’était le moyen de locomotion ici, il fallait qu’elle s’y habitue. Les deux femmes se dirigèrent ensuite vers le célèbre établissement de Granny. La demoiselle accompagna sa nouvelle protégée à l’intérieur, toujours avec le sourire, et cette même énergie positive et infatigable. Pourtant, Belle était bel et bien fatiguée de ses longues journées interminables. Courir dans tous les bords pour aider tout un groupe de personne n’est pas de tout repos. Mais c’était comme ça, elle n’avait pas le temps de se reposer. Elle ne se le permettait pas. Comment oserait-elle faire la sieste, dans un lit moelleux et bien chaud, tandis que d’autres son dehors, dans la rue et dans le besoin. Non, non elle ne pouvait définitivement pas laisser passer ça. C’était du Belle tout craché. Toujours prête à se sacrifier pour aider les autres.

« Voilà, nous serons mieux ici. Je vais commander des boissons chaudes. Restez assise ici et réchauffez-vous, je reviens très vite. »

La jeune femme était en effet de retour pas même une minute plus tard, avec dans les mains, deux énormes chocolats viennois, aussi beaux que gourmands. Elle posa la première tasse en face de la mamie, puis, prit place en face d’elle.

« Veuillez m’excuser, avec tout ça je ne me suis même pas présentée. Je m’appelle Belle. »

Mettre un nom sur un visage avait toujours un petit côté rassurant. Cela installait un peu de confiance, un peu de proximité. Cela suffisait parfois à mettre un peu plus à l’aise son interlocuteur. Belle espérait que ce soit le cas ici avec sa petite mamie vagabonde. Car il allait réellement falloir que cette dernière soit confiance en elle, vu ce qu’elle s’apprêtait à lui révéler.

« Écoutez… J’ai bien peur que vous ne puissiez pas rentrer chez vous, pas dans l’immédiat. Vous, et beaucoup d’autres, avez été emporté par une sorte de Malédiction, qui vous a transporté dans un autre monde. Dans ce monde-ci… »

La tristesse agrémentait de nouveau le doux visage de Belle. Celle-ci s’imaginait très bien le choc que cela pouvait faire. C’était une sacrée nouvelle à encaisser. Cette pauvre vieille dame n’avait pas eu le choix, elle n’avait d’ailleurs probablement rien fait et rien demandé. Elle s’était retrouvée au mauvais endroit, au mauvais moment. Et la voilà qui était désormais loin de chez elle, perdue, et loin de ses proches, de sa famille. Belle savait parfaitement ce qu’on pouvait ressentir devant un tel inconnu. Cela était tout ce qu’il y a de plus terrifiant.

« On ne sait pas encore tous les détails, mais ne vous en fait pas, je vais m’occuper de vous. Vous ne serez pas seule, et nous ferons tout ce qui est dans notre possible pour remettre les choses à leur place. »

Ces paroles-ci, Belle y croyaient dur comme fer. La conviction, la détermination se lisait fermement dans son regard, pourtant cerné de fatigue. Mais l’optimisme, c’était un trait de caractère terriblement puissant chez notre petite princesse. Cela allait bien au-delà de l’espoir. C’était réellement dans l’action : tout faire, pour que les choses rentrent dans l’ordre. Une philosophie pas toujours facile à vivre, mais plus qu’honorable c’est vrai.




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