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We have never yet heard the devil's side of the story


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Ven 1 Avr - 2:20

Méphistophélès
Daemon McDonalds

Méphistophélès est né dans le Londres victorien où il était voleur et arnaqueur avant de devenir Génie. Il est tiré du conte du Briquet d'Hans Christian Andersen et du conte populaire issu du folklore La tragique histoire du Dr Faust où il est Méphistophélès.

Il semble avoir 36 ans, mais son âge exacte est indéfinissable puisqu'il semble immortel.
Il est arrivé à Storybrooke avec la Première Malédiction. Aujourd'hui il est propriétaire et gérant du Rabbit Hole et connu sous le nom de Daemon McDonalds.

Il est Pansexuel et il apparaitra sous les traits de Tom Ellis.




Story


J’ai toujours su que les dieux avaient le sens de l’humour, sinon pourquoi nous auraient-ils dotés du second degré avant de nous larguer dans un monde où le seul but est de cultiver l’ennui et la lenteur ? Oh bien sûr je me doutais que je faisais moi aussi partie de la farce, mais voyez-vous, moi j’ai toujours bien fait en sorte de ne pas en être le dindon. Qui je suis ? Ah, c’est une question dont la réponse peut s’encombrer autant de mensonges que de vérités tant il est vrai que les plus belles vies sont toujours celles qu’on invente, pas vrai ?




Je m'appelle Méphistophélès, j'ai 30 ans et je suis le plus grand voleur que ce monde ait connu.

Oui, je sais, ça sonne très impressionnant dit comme ça et à peine les gens entendent-ils cette phrase que, la plupart du temps, ils ouvrent de grands yeux et sont déjà parti à vérifier chacune de leurs poches et jusqu’au fin fond de leurs frusques avant de crier à la police. Alors est-ce que je m’en suis sorti ? Et bien pour commencer sachez que la première règle du bon voleur est qu’il y a toujours un moyen de s’en sortir. D’après mon expérience c’est même la seule chose sur laquelle on peut compter dans la vie. Le tout étant juste de découvrir comment bien entendu. Enfin bref, les événements que je m’apprête à vous raconter pourront paraitre extraordinaires, inhumains ou même criminel, mais avec le recul et tout bien considéré je ne trouve rien à me reprocher. Vous n’êtes pas convaincu ? Non ? Mais peut-être seriez-vous plus compréhensif si je commençais mon récit par le début ? Voyez-vous le jour où je suis devenu orphelin, je n’ai pas atterrit dans un beau foyer chaleureux et aimant. C’était même plutôt un bouge infâme où s’entassait déjà  dix autres gamins dans mon genre et où il fallait apporter sa contribution pour espérer rester sous ce toit. Et par contribution j’entends par là ramener assez d’argent pour avoir le droit de ne serait-ce que passer à table. Bref j’avais donc onze ans quand j’appris l’art du mensonge et de l’escroquerie. Cela ne demandait au fond qu’un peu de jugeote, de savoir embobiner et surtout d’avoir l’air le plus innocent possible. Bien sûrs ce n’était là que des arnaques bonnes enfants, rien de bien méchant. Et même si la fin de la semaine ce faisait parfois un peu trop difficile, cela n’allait jamais au-delà de subtiliser quelques portefeuilles. Ce petit manège dura ainsi jusqu’à mes seize ans et au jour où je me décidai finalement à mettre les voiles sans demander une quelconque permission. Durant ce laps de temps j’avais appris à jouer et tricher à la plupart des jeux de cartes, manipuler un bonneteau et accessoirement à crocheter les serrures. Le parfait petit arnaqueur des rues. Aussi quand je me décidais à changer d’air, je ne possédais que deux biens, un vieux canasson que j’avais volé dans ma fuite -et canasson est un bien grand mot- et mon ingéniosité. Et puisqu’il fallait survivre, c’était eux ou moi. C’est fou comment un peu d’astuce et une bonne dose de cirage peuvent transformer n’importe qu’elle vieille carne en un fringuant destrier … pendant environ vingt minutes. Ce qui était plus que suffisant pour me permettre d’escroquer le premier pigeon qui passait à portée.

Artiste avec un certain renom déjà pour parler vulgairement, j’aimais cette vie plus ou moins anonyme et itinérante et surtout…faites de débauches et de "gains" faciles. J’étais ivre de voyages et d’aventures, persuadé que le monde pouvait m’appartenir. A 20 ans, j’étais blasé de tout déjà. En répétant mes opérations une dizaine de fois j’avais d’ailleurs fini par accumuler assez d’argent pour me lancer dans les diamants. Mais si vous savez, ces beaux diamants de bijouteries qu’on peut acheter  et revendre à certains comptoirs. La technique était simple, il me suffisait d’entrer et de sortir une bague à cent livres de ma poche droite et d’un habile tour de passe-passe de vendre la verroterie à une livre qui se trouvait dans ma poche gauche. Filou moi ? Allons bon je vous trouve bien hargneux. Vous savez je crois fermement au dicton qui affirme "on ne berne pas un honnête homme"… et c’est d’ailleurs sur cette base que j’ai bâti toute ma carrière. Vol, arnaque, falsification, détournement, je peux dire que j’ai suivi à la lettre le manuel du parfait escroc. Et une fois terminé le manuel, j’ai commencé à en écrire moi-même de nouveaux chapitres. Par exemple une fois mon petit tour de faux bonds au porteur évincé, il me suffisait simplement de revenir voir les banques avec la solution à tous leurs problèmes. Créer le problème pour ensuite créer la solution, voilà tout un art. C’est comme pour les héros. Pour qu’il y ait un héros il faut d’abord qu’il y ait un désastre. Ainsi j’échangeais de vraies livres contre de faux bonds et de fausses livres contre de vrais bonds au porteur. En veillant bien sûr à laisser un petit dessous de table en misant sur la cupidité de l’interlocuteur. Et en deux ou trois poignées de mains voilà que j’avais empoché 200 livres. Ce n’était pas une fortune mais c’était suffisant pour passer une délicieuse soirée en ville. Alors, c'est comme ça que vous imaginiez ma vie ? Ennuyeux à mourir, n'est-ce pas ?




Et oui après toutes ces années j’avais réussi à m’assurer un avenir tranquille et brillant et ... c’était franchement d’un ennui mortel ! Ainsi, contrairement à la plupart des autres voleurs qui sont motivés par l’appât du gain et la nécessité d’obtenir de l’argent je préférais moi me concentrer désormais sur le côté ludique que sur le côté lucratif. Car si il y a bien mieux que l’argent, c'est le désir du jeu et surtout, surtout le défi de réussir l’impossible croyez-moi. Et le défi ultime à l’époque j’ai fini par le trouver dans une vieille légende, un vieux récit. Le Puits des Merveilles. Oui je sais c’est un titre de fable bien pompeux pour quelque chose qui n’existe certainement pas. J’aurais très certainement pensé la même chose si le grimoire mentionnant cette légende n’avait pas été "emprunté" chez un personnage s’adonnant à première vue à quelques pratiques magiques en secret. Oui la magie existait un peu dans mon monde, et j’avais déjà eu l’occasion à une ou deux reprises de mettre la main sur des objets aux capacités surprenante. Alors une eau aux propriétés magiques ça avait quelque chose d’intriguant. C’était un challenge de plus, un très beau challenge, et puis il y avait toujours moyen de faire quelque chose après avoir mis la main dessus. Après tout la légende disait bien qu’elle pouvait faire d’un lâche un courageux, d’un avare un généreux, d’un malade un bien portant. Au pire cela me permettrait de monter la plus belle arnaque de ma carrière. Trouver ce puits a d’ailleurs été bien plus simple que ce que j’avais pensé et c’était, il fallait bien le dire extrêmement décevant. Enfin je n’avais pas fait le chemin pour rien et je n’avais qu’à récolter un peu d’eau dans cet étrange puits. Eau que je me serais chargé de refourguer en tant qu’eau miraculeuse une fois de retour. Enfin je me serais chargé de revendre une fausse eau miraculeuse, gardant la vraie seulement pour attirer les chalands et prouver les vertus de mes fausses bouteilles. Voilà les pensées qui me gagnaient tandis que je récupérais de l’eau du puits des merveilles, du moins avant que la gardienne -Nyx je crois, je n’ai pas vraiment retenu le nom de la demoiselle- ne sorte de sous la surface de l’eau.

-Je suis Nyx, la gardienne du Puits aux Merveilles. Qui perturbe mon sommeil ?

Voilà tout de suite qui était beaucoup plus intéressant il faut l’avouer et qui pressentait un challenge nettement plus intéressant que ce que j’avais dû affronter jusque ici. Convaincre et embrouiller une espèce de gardien mystico-magique allait être une grande première. Enfin avant ça elle m’a quand même fait tout un laïus sur les destins et ce genre de choses, bref malgré tous mes arguments ça n’a abouti qu’à une chose. Le tout avant de disparaitre comme elle était apparu.

-Cette eau n’est pas faite pour toi, retourne là ou paie le prix.

-Oh … Dans ce cas je recommande mon âme au premier Dieu qui la trouvera.

Autant afficher un panneau "ne pas toucher" sur de la peinture fraiche ou dire à un enfant de ne pas faire de bêtises. Les Dieux ont parfois une drôle de logique vous savez. Enfin bref renoncer n’est de toute façon pas dans mon vocabulaire et il me suffisait simplement de partir loin avant que la gardienne ne revienne. Mes jambes avaient  presque du mal à tenir la cadence tant le jeu m’amusait. Au point que mon sang ne faisait qu'un tour et que mon cœur frappait avec furie contre ma peau. C'était pas de l'amour. C'était pas de la haine. C’était même pas la satisfaction d’avoir réussi mon coup. En fait c'était même pas un sentiment qui voulait dire quelque chose, c'était une tout autre sensation. L'adrénaline. Celle qui vous parcourt le corps, vous fait frétiller la peau autant que les prunelles. Bref j’avais réussi la première étape du coup parfait, mais comme la gardienne me l’avait annoncé il y avait un prix à payer.




Nyx m’a retrouvé, Nyx m’a rattrapé. Chez moi, avant même que j’ai pu mettre en place cette fantastique idée de fausse eau miraculeuse ! Vous vous rendez compte ? Aucun respect pour les efforts et le travail des autres. Même si a première vue embarquer une simple fiole d’eau peut paraitre d’une simplicité enfantine, mais il n’y avait pas que ça, croyez moi. Enfin je peux vous dire qu’elle peut se montrer très … impressionnante cette fichue gardienne. Je vous jure elle m’a sorti le grand jeu avec les éclairs et sa voix étrange. Mais elle ne m’a même pas laissé le temps d’en placer une pour la féliciter pour son sens du spectacle, l’applaudir et lui conseiller de rajouter quelques flammes.

-Tu prends tes désirs pour des réalités soit. Maintenant ce sera ton destin de réaliser les désirs des autres.

-Ah navré mais j’ai déjà un boulot très prenant vous savez. D’ailleurs si je peux me permettre un conseil pour votre numéro, une touche de feu ça impressionne toujours plus.

Elle n’a pas dû apprécier la suggestion, ni le fait que je décline son offre. Mais je dois quand même lui accorder un point pour son sens de la dérision. J’ignore si ma proposition l’a inspiré mais alors même que je prononçais ses mots voilà que je commençais à me transformer en torche humaine. Je prenais feu littéralement et douloureusement avant de finalement me transformer en un nuage de fumée et de me retrouver prisonnier, enfermé, enchainé et lié magiquement à un briquet que j’avais laissé trainé par là. En d’autres termes, j’étais désormais un génie. Car oui apparemment il semblerait qu’on ne naisse pas génie. Et moi j’étais désormais le génie du briquet, ironique non ?

Vous savez ce que l'on raconte ? Parmi les nombreux bois et forêts qui tapissent le monde, réside un briquet magique au sein d'un arbre creux. Personne ne sait qui l'a fabriqué, dans quel but, ou même comment il est arrivé là. Mais si vous cherchez bien, il se pourrait peut-être qu’il ne soit pas très loin.

Je sais ce que vous, vous dite. Je sais ce que vous pensez. Que je me suis bien fait avoir, que j’ai bien mérité ce sort et que me voilà bien puni ? Vous pensez  que je regrette amèrement mes choix ? Vous me faites bien rire ! Vous n’écoutez pas. Parce qu’un voleur a TOUJOURS un moyen de s’en sortir. Et qu’un escroc arrive TOUJOURS a trouvé profit. Je suis TOUJOURS celui qui mène le jeu, quelque que soit les circonstances, quel que soit ma situation. Et ce sort est au fond la meilleure opportunité que j’ai jamais eu. Difficile à croire d’ailleurs quand on découvre ce vieux briquet sans importance. Tchic, tchic, tchic. Pourtant voilà qu’au troisième coup une flamme timide apparait, s’élève, monte, révèle toute sa splendeur, se démarquant d’une flamme normale. Un peu comme une immense langue de feu cherchant à lécher le ciel. Et là au beau milieu de cette colonne de lumière rouge, deux yeux qui se distinguent, des pupilles de la même couleur que les flammes, aussi vifs et aussi fins que l’étincelle de tout à l’heure. Un crane qui se dessine, encore noyé dans la couverture ardente, déjà marqué par un sourire qui semble être le prolongement d’une étincelle. L’être lui-même qui se dessine dans cette lueur incandescente, est un être qui nait d’une étincelle. Du moins il semble l’être. On a l’impression que cette ombre peut disparaitre au moindre souffle. N’en faites rien, il en faudra bien plus pour éteindre cette flamme, pour renvoyer cette apparition à l’état de fumée. Et enfin, on peut voir le feu qui l’a fait naitre, mourir à présent à ses pieds. On regarde le mince ruban de fumée restant, s’évaporer laissant juste cet être de feu de la tête au pied. En fait on a donné naissance à une flamme, c’est normal de faire du feu avec un briquet, mais celui-ci est un feu de chair et d’os.

-BOUUUH !

Ah la frousse ! T’as fait un bond mon pauvre… tu devrais voir ta tête, c’est tout juste si tu n’as pas crié… Je sais je suis incorrigible. Mais je ne perds pas plus de temps à rire, exécutant une courbette en lançant d’une petite voix plus ironique que serviable :

-Ordonnez maître et j’exaucerai vos souhaits.

On se dira qu’on a beaucoup de chance, sans forcément remarquer le sourire malicieux avec lequel je vous explique la situation. C’est toujours cette même phrase que je servais quand on m’appelait, me tirant de mon briquet. Toujours ce ton un peu haut perché, trop maniéré, trop serviable pour être honnête. Pourtant honnête je l’étais puisqu’à chaque fois j’exécutais trois vœux à chacun de mes maitres. Mais bien évidement tout génie que j’étais il y avait des règles que même moi je devais respecter.

-Je peux vraiment demander tout ce que je veux ? Il est où le piège ?

Ah l’éternelle question.

-Il n'y en a pas, sachez néanmoins que tout se paye. Mais oui vous pouvez tout me demander…Tout ce qui n’enfreint pas les lois de la magie. Je ne peux ni tuer ni ressusciter personne. Je ne peux pas changer le passé et je ne peux donc pas défaire un vœu quelle qu’en soit les conséquences. Et bien entendu je ne peux pas faire tomber amoureux.

Mais ce que je ne dis pas c’est qu’il y a mille et une façons d’interpréter un vœu et que je suis certainement le meilleur pour contourner les lois sans les enfreindre.




Avec le temps, je devrais sans doute arrêter de miser des espérances sur l’intelligence de toutes les mains qui déclenchent le mécanisme de mon briquet. Mais c'est plus fort que moi, à croire que l'enfermement rouille toujours vos neurones, et la triste réalité apparait dans toute sa plus belle déception, à la lumière du jour.

Ah les maîtres ! Tous les mêmes au fond. Ils transpirent tous cette banalité affligeante. Oui j’attends vos ordres maître. Vous m’êtes supérieur après tout même si j’aime vous regardez de haut après que vous soyez tombé bien bas. C’est vrai qu’au fond, ça m’amuse de voir la nature humaine toujours souhaiter les mêmes choses. Argent, réussite, gloire, c’est très drôle et je ne suis pas le dernier pour m’amuser surtout si c’est de votre personne. Le maître voudrait savoir pourquoi je ris ? Je m’amuse de lui, qui prends goût à cette vie de facilité et de privilège. Et je rirais d’autant plus fort que je le verrais sombrer dans la noirceur de ses pêchés. Oh vous pouvez souffler maître, éteignez la flamme de ce briquet et je disparaitrais jusqu’à ce que vous requériez à nouveau mes services. Et de cette voix que vous "aimez tant" je sifflerais: Ordonnez maître, je m’exécute… J’ai passé une vie entière de servitude à exaucer les désirs des autres. A force je sais repérer les âmes avides, je sais entendre les soupirs de désillusions et mieux encore, je sais vous pousser à avouer vos désirs les plus profonds. C’est un véritable don et peu réussisse à ne pas y succomber. Et parfois ainsi le jeu devient plus intéressant puisqu’il me suffit de vous aiguiller doucement dans vos choix, de vous souffler qu’il vous suffit de souhaiter pour que le monde soit à vos pieds. Je sais, je fais trop serviable pour être honnête, pourtant je le suis à ma manière. Après tout je n’ai jamais menti et j’ai toujours exécuté les ordres qui m’étaient donnés, mais pas forcément de la manière dont vous l’imaginiez. Mais malgré ça aucun maître n’a jamais su exploiter assez habilement le pouvoir de ce briquet, me laissant presque chaque fois tomber rapidement dans un ennui mortel avec pour seul distraction d'attendre le prochain "clic"

* Clic *

Vais-je m’épuiser à la tâche pour n’obtenir que des miettes de mes espoirs déchiré ? Vais-je accepter avec mon éternel sourire toutes les tâches les plus humiliantes qu’on me demandera de faire ? Ah ah quelle question, je suis l’esprit du briquet ! J’obéis et je vois ensuite.

A première vue ce maître-là était comme les autres. Ou plutôt cette maitresse-là. Vous ne pensiez pas que seuls les hommes pouvaient mettre la main sur mon briquet quand même ? Quant à cette demoiselle … je dois dire que je ne me suis jamais vraiment préoccupé de l’égalité homme/femme. Après tout pour moi l’un et l’autre était au fond un pigeon potentiel, ou un maitre potentiel. Mais elle je dois admettre qu’elle était différente de tous les autres. Je ne l’ai pas forcément remarqué au début. Surtout quand le premier vœu qu’elle a formulé n’a été que de souhaiter pouvoir et magie. Mais elle était redoutable au fond. Redoutable, intrigante et terriblement maligne. Sans que je m’en rende compte alors que je jouais les génies dociles profitant de sa liberté, elle m’avait bien vite percé à jour. Elle n’était pas dupe de mes politesses mielleuses, de mes propositions merveilleuses et de tous ses petits plans tordus qui me trottaient parfois en tête. A vrai dire il semblait même qu’elle était au fond aussi retorse que moi. Au point qu’un jour elle a même su me convaincre -alors que c’est moi normalement qui convainc les autres !- d’accepter un partenariat. Mais c’était une offre que je ne pouvais pas refuser. Elle me proposait sans doute la seule chose qui pouvait avoir de la valeur à mes yeux. La possibilité de vivre hors de mon briquet et de ne plus dépendre des caprices des autres. Comprenez je m’amuse d’exaucer les caprices de tous ces idiots, mais cela n’a pas la même saveur quand on y est contraint et forcé par des chaines magiques. Elle m’a offert d’utiliser un souhait, un des deux qui lui restait pour moi, pour me permettre de ne plus être coincé à l’intérieur du briquet une fois qu’elle ne serait plus mon maitre. A la place il me suffirait d’enfermer des âmes à l’intérieur de ma prison. Une âme tous les 3 vœux que j’exaucerai et je pourrai être libre de parcourir le monde sans jamais revoir l’intérieur de ce maudit briquet. Elle n’exigeait qu’une seule chose en retour, que lorsque que serait venu le moment pour elle de passer dans l’au-delà je lui offre une seconde vie dans le monde des vivants. Oh bien sûr elle savait bien que ressusciter les morts ne m’était pas possible, mais elle avait compris que mes pouvoirs de génie pouvaient lui offrir une vie de mort-vivant. Une vie quasi éternelle puisqu’un mort ne peut pas vraiment mourir deux fois. Alors j’ai accepté et mon vœu a été exaucé. Oh bien sûr cela ne m’a aucunement libérer de mes chaines de génie, mais cela les a considérablement … assoupli dirons-nous. Ainsi je n’étais désormais plus prisonnier à l’intérieur du briquet et j’entrais d’une certaine façon au service, de celle qui m’avait permis de m’en échapper. Même si cela ressemblait certainement plus à une association de nos deux partis. Il faut dire que nos destins sont désormais liés de bien des manières car la sorcière s’est servie du dernier vœu dont elle disposait pour s’assurer de ne jamais finir enfermée dans le briquet. Ainsi si jamais il advenait que son âme ne termine prisonnière avec les autres alors je me retrouverais moi aussi à nouveau enfermé dans ma maudite prison. Quand je vous disais qu’elle était plus maline que tous les autres. Mais la formulation de ce vœu m’a également permis d’assurer mes arrières ainsi, s’il m’arrivait de me retrouver à nouveau prisonnier son âme serait immédiatement entrainée à ma suite dans le briquet. Briquet qu'elle gardait donc très précieusement. Amusant non ? Ainsi il semblerait que nos destins soient liés à jamais et il vaut mieux que chacun assure les arrières de l’autre.

Toutefois que les choses restent claires, malgré ce souhait je demeure toujours un génie tant que je n’ai pas retourné l’eau à Nyx. Certes je ne suis plus enfermé dans le briquet et suis donc libre d’accorder un vœu à la première âme que je croise mais mes pouvoirs ont toujours leurs limites. Cela dit cela ne m’a absolument pas empêché de m’en accommoder et de mettre ma touche personnelle pour pouvoir récupérer les âmes et les envoyer dans mon briquet. Après tout chaque génie est libre de donner la forme qu’il veut au vœu qu’il accorde. Certains les symbolisent comme de petit rubis, d’autres préfèrent simplement les énoncer. Et bien moi j’ai simplement choisi de leur donner la forme d’un contrat écrit afin que tout le monde soit bien d’accord. D’ailleurs ma bienfaitrice m’a ainsi donné une brillante idée. Contracter avec les âmes errantes et n’ayant pas réussi à passer de l’autre côté afin de remplir de manière plus aisé mon briquet. Parce qu’allez savoir pourquoi certains vivants sont plus réticent à échanger leur âme. Enfin, je retombe toujours sur mes pattes quoi qu’il arrive. Ainsi même si je continu d’exaucer les vœux des mortels, je me suis désormais spécialisé dans le fait de pouvoir offrir aux morts le moyen de retourner dans le monde des vivants. Une sorte de seconde « vie », bien qu’ils restent morts et ce en échange de leur âme. Car non je ne peux toujours pas ni ressusciter ni tuer quelqu’un par l’intermédiaire d’un vœu, mais je suis toujours le plus habile pour contourner les règles et en trouver les failles, même celles de l’enfer.


Ainsi je suis Méphistophélès et je suis le diable, celui qui, comme vous le dites, "le premier déguisant sa malice, d’un semblant de vertu sut habiller le vice".




Vous voudriez savoir comment tout a commencé ? Voyons c’est un secret que moi seul connait, alors n’y pensez pas. Vous insistez quand même ? Très bien… Il était une fois, c’est toujours ainsi que les histoires commencent, mais quand on s’appelle comme moi Méphisto ce serait plutôt il était bien des fois… tout comme il était bien des fins. Car oui c’est par la fin que tout commence quand on pactise avec les âmes errantes. Cette fin que j'attend toujours avec un grand rire, la vôtre, celle de votre voisin, de votre ami, celle de quiconque est apte à passer un contrat avec moi.

L'avenir, ça doit être un des concepts qui fait le plus flipper les gens. Parce que l'avenir, à long terme, c'est la mort. L'avenir c'est l'inconnu et l'inconnu, ça fait peur. Autant que la mort. Parce que l'avenir comme la mort aux yeux de tous ces mortels c'est la possibilité de finir seul et de ne peut-être même plus avoir sa propre tête pour se tenir compagnie pour certain. Et c’est sans doute pour ça qu’il y a toujours une pauvre âme prête à passer un marché avec moi, dans l’espoir d’une seconde chance. Parce qu’à leurs yeux l'avenir c'est sombre, parce qu'ils ne savent pas ce qui les attend après la mort, et de ce fait il pense qu’il n’y a rien de plus lugubre que ce qui les attends de l’autre côté.  Ah l’au-delà, un régal pour le business ! J’en ris presque. Ce sont tous des ignares, qui ne savent rien. Un autre défaut humain d’ailleurs, la peur, de savoir, autant que la peur de ne pas savoir. Mais c’est ça qui est magnifique croyez-moi ! Demain, vous pourriez bien crever, mais demain, vous pourriez tout aussi bien tomber amoureux ou vous taper une gueule de bois, demain vous pouvez vous casser une jambe ou cramer votre escalope, ça ne fait aucune différence puisque l’intérêt c’est de ne pas savoir. Mais vous préférez craindre l’avenir et c’est pour cela que vous êtes finalement si facilement tenté par mes propositions. Même ma meilleure alliée avait peur de l’avenir et sans doute que sans ça je serai encore coincé dans ce maudit briquet.

Mais il y a quelques âmes qui arrivent à se démarquer du lot parfois et ce sont les contrats les plus intéressants que j’ai eu l’occasion de passer. Ils sont quelques-uns comme ça à avoir eu la chance de se voir offrir une nouvelle carrière. Notamment un matelot fantôme. Liam Jones. Bon il a fallu s'arranger un peu, mais en échange de sa seconde chance ce dernier a accepter de me ramener les âmes de marins perdus en mer. Ainsi qui dit plus d’âmes dit moins de chance de voir ma liberté s’envoler. Et qui dit nouvelles âmes, dit nouveaux contrats possibles. En plus de par son statut de mort vivant lui peut atteindre les endroits où la mort elle-même ne pourrait pas aller. Comme le Pays Imaginaire par exemple. Et en échange il a eu l'autorisation de veiller sur son frère dans l'ombre. Parce que comme tous les autres il avait peur pour l'avenir, même si ce n'était pas le sien.

Mais toutes ses petites questions que vous vous posez et qui vous effraient…  Vous êtes tous là, à vous demander si ça sera doux, la mort, si ça a un goût sucré ou plus acide. A vous demander si vous la sentirait. Oui, l'avenir, ça vous fait vraiment flipper. Un peu comme cette histoire de malédiction lancée par la reine. Vous étiez tous terrifié par ce nuage magique qui arrivait alors que franchement … c’est le projet le plus intéressant que j’avais vu depuis des siècles ! Presque brillant même ! Ou digne de mes plus grandes arnaques. Et je ne pouvais décemment pas raté une telle occasion de participer à l’aventure. Et croyez bien que ce n’était pas une question de hasard si nous nous trouvions dans la Forêt Enchantée au moment où le sort noir était lancé. Je sais, vous ne comprenez certainement pas ce choix, mais ça c’est parce que vous n’écoutez pas et que vous ne comprenez pas comment fonctionne un arnaqueur. Vous avez oublié ? Allons, il y a toujours un moyen de s’en sortir… Et la suite vous la connaissez en partie n’est-ce pas ?


Bienvenue à Storybrooke




Je m’appelle Daemon McDonalds, j’ai 36 ans et je suis le gérant du Rabbit Hole.

Comment j’en suis arrivé là ? Oh voyons laissez-moi réfléchir une seconde … J’étais à l’origine un petit garçon tout ce qu’il y a de plus banal. Je suis né en Aout, à Sarasota en Floride. Ce n’est pas une ville extraordinaire en soi, on y cultive un certain culte de la vieillesse dorée qui s’en va trainer ses fonds de pensions sous un climat tropical et bien entendu l’huile d’olive. Qu’est-ce qu’on peut bien faire d’une activité aussi inintéressante que la production d’huile me direz-vous ? Pas grand-chose sauf lorsqu’on est l’unique enfant du premier producteur et distributeur d’huile de la région et de tout le sud des Etats Unis. La Wyng Buster of America… Fondée jadis par mon arrière-grand-père Breandan McDonalds et qui actuellement vaut toujours quelques centaine de millions de dollars au billboard des industries d’Oncle Sam. Dire qu’une chaine de casinos aurait été mille fois plus intéressant. Ma mère étant décédée en me donnant la vie. Je ne l’ai jamais connu. Je n’ai donc jamais eu le plaisir de partager mes soirées avec un frère et une sœur. Mais cela ne m’a pas déranger outre mesure. J’étais le roi de mon univers et à la maison tout tournais autour de moi. A 3 ans, j’étais un prince, à cinq un héritier… à 10 un petit  Roi qu’il ne fallait surtout pas contrarier. Ma jeunesse passa ainsi, de collèges privés en clubs de la haute…dans le calme, et la décadence d’une société d’élite qui se ment sur ses dégueulasseries. Ou comme certains disent Sex, Drugs and Rock’n Roll. Oh j’étais lucide la dessus très jeune, et très jeune j’ai compris que l’argent dominait le monde, l’argent et la persuasion. Certains jouaient aux échecs, moi je jouais en plus avec les gens. Et à 17 ans, comme tout jeune con qui se respecte, j’ai fait ma crise d’adolescence en coupant les ponts avec l’ivrogne me servant de père, sans avoir préalablement prit le soin le persuader pour ainsi dire de me verser des subsides des plus confortables pour assouvir une passion loin d’être naissante : la scène et surtout la musique. Ne riez pas mais au lieu de reprendre la grande multinationale familiale, la seule chose dont je rêvais était de devenir un pianiste professionnel à la renommée mondiale.

Un rêve que je réussi à vivre pendant plusieurs années, mais comme on le sait tous, toute bonne chose à une fin. Un bar, une bagarre d’imbécile et en tentant de me protéger j’ai malheureusement été blessé. Oh la blessure n’était pas mortelle non … elle était pire. Médicalement parlant elle n’avait rien de grave mais elle signifiait pour moi la fin de tout. L’intérieur de mon avant-bras gauche avait été profondément entaillé au point que les tendons avaient été grandement abimés. Je venais de perdre une petite partie de la mobilité des doigts de ma main gauche et mon rêve c’était envolé avec. Obligé de retourner dans l’entreprise familiale je ne vouais alors ma vie qu’à une chose, l’autodestruction. Je ne respectais plus rien et comme punition mon paternel ne trouva rien de mieux que de m’envoyer dans un trou paumée du Maine pour soi-disant apprendre la vie. Foutaises, foutaises, foutaises, et au final voilà que je me retrouvais -après quand même une ou deux manigances- à devoir gérer le plus grand repaire à alcoolique de Storybrooke. Au moins les affaires allaient marcher toute seule, puisqu’un trou pareil devait certainement cultiver de lui-même l’alcoolisme. En tout cas pour moi le changement de paysage fut brutal après avoir été habitué aux folles soirées de métropole. Et je gageais que j’allais certainement en faire voir des vertes et des pas mures à cette ville, ne comptant absolument arrêter mes frasques. Il ne me restait plus qu’à m’entourer d’une équipe de choc et attendre gentiment de pouvoir quitter cette ville un jour. Enfin ça c’était ce que tout le monde croyait bien sûr.




Est-ce que la malédiction en était vraiment une. A mes yeux pas vraiment. Car voyez-vous rejouer la même journée ou presque pendant 28 ans c’est loin d’être aussi long que cela peut paraitre. Mais sans doute ma perception des choses n’est pas tout à fait la même que la vôtre. Enfin les jours au Rabbit Hole ont toujours leurs lots de surprises et d’âmes perdus alors d’une certaine façon c’est comme d’être à la maison mais en mieux. Surtout depuis que la magie est arrivée en ville et que la fameuse "Sauveuse" à briser la malédiction Car en plus de tous les atouts que j'avais gagné dans ce monde j'avais finalement en plus recouvré mes pouvoirs. Et vous savez quoi mais c’est que je suis méga connu moi dans ce monde. Le diable par ci, le diable par là. Même si il faut dire que beaucoup de ces racontars sont extrêmement calomnieux !!! Pourquoi tous ces gens me blâment-ils pour tous leurs échecs ? Ils croient vraiment que je n’ai que ça à faire de passer ma vie sur leurs épaules pour les forcer à commettre les pires actes possible ? Sachez, pour que les choses soient claires que je n’ai JAMAIS forcé quiconque à faire quoi que ce soit !

Enfin bref avec la malédiction levé désormais, fini les restrictions. Et croyez bien que l’on sait en profiter et s’amuser au Rabbit Hole. Il faut dire qu’on a le meilleur showman du coin ... moi même, et le spectacle est souvent grandiose. En plus même mon briquet a fait le chemin jusqu’ici si ça n’est pas amusant ? Et il n'est plus bien caché dans les mains de ma complice mais revenus dans les miennes. Je crois d'ailleurs qu'elle enrage un peu à cause de ça. Mais ça c’est un autre sujet. D’ailleurs en parlant d’autre sujet je tiens à dire que là encore je n’ai aucune responsabilité dans tous les problèmes qui semblent se ramener en ville… Je suis ici en vacance moi, même si ça ne m’empêche pas de profiter du spectacle. Et puis qui sait ça peut peut-être avoir du bon pour les affaires. Oh ne faites pas cette tête je parle des finances du bar, même si elles se portent déjà plutôt bien, parce que tout se règle toujours autour d’un verre. Mais puisque vous en parlez c’est vrai qu’il y a là l’opportunité d’autres belles affaires. Après tout je reste un arnaqueur avant tout. Et puis je suis connu pour rendre bien des services, même si ils sont rarement gratuit. Et puis j’ai déjà vu se passer bien des choses. Et j’en verrai certainement bien d’autres. Et puis n’oubliez pas après tout, en enfer tout commence par une fin et c’est tout ce qu’il y a à savoir.




-Alors Docteur Hopper est-ce que tout ceci répond à votre question ?

-Ma question était "est-ce que ça ne vous dérange pas un peu de ne pas savoir ce qui est à l’origine de tous ces phénomènes étranges en ville ?"

-Oh … ça devrait ?

-Enfin je vais pouvoir ajouter ce récit personnel aux cinq autres que vous m’avez déjà raconté…

-Qui sait Docteur, peut-être que celui-ci est vrai.

Ou peut-être qu’une fois de plus je brode une sympathique histoire. Après tout je suis le diable, je suis Méphisto. Aussi si jamais il vous arrive de croiser ma route, libre à vous de fuir et de vous méfier ou de m’écouter et de me suivre dans mes paroles et mes actes alléchants. Libre à vous également de croire en ses rumeurs de démon et de complot qui courent parfois à mon sujet ou de les ignorer. La seule véritable chose qu’il ne vous faudrait en fait pas oublier c’est que le coup le plus rusé que le diable ait jamais réussi, était de faire croire à tout le monde qu’il n’existe pas.



Description Psychologique


Je m'appelle Méphistophélès, plusieurs siècles à mon actif et je suis le diable.

Ne vous en faites pas, je sais ce que vous ressentez au fond de vous. Cette espèce de répulsion instinctive et primordiale vis à vis de ce que cela implique. Cette aura malsaine dont vous m'entourez maintenant que vous le savez. Cette méfiance, ce rejet, cette presque-peur sans fondements véritables autres que celui de vos préjugés, qui ne pourra plus donner naissance tôt ou tard qu'à une haine dont l'ampleur démesurée n'aura d'égale que la rapidité avec laquelle vous venez de me juger. Ne le niez pas, je l'ai vu dans vos yeux. Cet éclat fugitif, ce sentiment qui s'empare de votre cœur l'espace d'un instant, cette certitude absolue qui vous a étreint l'âme l'espace d'une fraction de seconde, juste avant que vous ne repreniez une façade hypocrite et plus adaptée à la situation. Allez-y, formulez-la, cette certitude. Vous pensez que je suis un salopard de première. Vous pensez surement que je suis capable de tuer des gens sans remords, en traître, dans leur sommeil, de dos et sans aucune autre forme de courage que celle qui consiste à émerger de leur propre ombre pour mettre un terme définitif à leurs vies. Vous avez tout faux. Si vous vous attendiez à trouver en moi une espèce de parangon du mal en ce monde, me délectant de la souffrance des autres parce que, après tout, je suis profondément mauvais, que j'aime ça et que je n'ai rien d'autre de plus utile ou intelligent à faire de mes journées, alors vous pouvez passer votre chemin, car vous vous enfoncez le doigt dans l'œil jusqu'à un niveau profondément indécent. Je vais vous faire part d'une chose. Une chose que les gens ont, en général, du mal à comprendre et à assimiler.

Il n’y a pas de grands hommes, justes des grands desseins. Tout d’abord, exit la cruauté, les sentiments extrêmes comme la rancœur, la violence ou toute forme d’extrémisme qui à mes yeux n’a d’efficacité que sur le court terme. Car je reste toujours stoïque et pragmatique dans mon approche des autres. Une règle importante du bon arnaqueur c’est de réfléchir vite et bien. Oui je ne nie pas être un arnaqueur, mais cela n’a rien de maléfique et contrairement à la plupart des autres voleurs qui sont motivés par l’appât du gain et la nécessité d’obtenir de l’argent, je vois plus en cette activité le côté ludique que le coté lucratif. C’est l’enjeu et l’éclat qui me motive et me fait vibrer, le challenge et j’aime à démontrer qu’une chose impossible cesse de l’être lorsqu’on en démontre le contraire. Je suis un bonimenteur extraordinaire, hâbleur, charmeur, romantique et prince charmant. J’évolue dans toutes les dimensions sociales avec la virtuosité d’un artiste qui compose une parfaite symphonie pour jouer la partie qui vous intéressera le plus bien sûr. Mythomane direz-vous ? Allons bon, je tiens toutes mes promesses pourtant, et même si je joue un jeu d’acteur, je m’assurerais toujours de jouer celui qu’il vous plaira. Je suis honnête, je l’ai toujours été … à ma manière. Avec cette tendance à poser un point de vue souvent assassin, tranché, sarcastique et blessant mais fort juste et réaliste. Je ne fais que tirer mon épingle du jeu, avec les cartes dont je dispose. Et en soit, vous ne pouvez pas me le reprocher non ? Car après tout, vous faites pareil vous aussi, tous autant que vous êtes, et à votre manière avec vos propres cartes.

Trompeur, voleur, menteur, traitre, félon, fripouille… tous ces noms que vous pourriez me jeter, n’aurait pour effet que de me tirer un ricanement de plus. Et si vraiment vous n’en démordez pas je n’ai qu’à vous rappeler que mes actes ne sont là que le fruit de vos désirs. Je ne suis que le bras qui accomplit vos gestes, et la satisfaction que j’éprouve n’est que celle du travail accomplit. Vous pouvez certes me reprocher ce côté un peu narcissique liée à la très haute fierté que j’ai de moi et qui est sans doute à l’origine de mon éternelle insouciance. Oui à première vue je ne prends quasiment rien au sérieux et aime à plaisanter même sur des sujets graves. Mais cette frivolité quasi omniprésente est la marque d’un perfectionnisme dans les actions que j’entreprends. Je planifie tout à l’avance, et peut certes parfois me montrer autoritaire envers mes partenaires lorsque ceux-ci ne respecte pas mes décisions. Oh rassurez-vous, je n’ai que de rares accès de colère mais elles sonnent comme un déchainement de violence dont j’ai horreur et une perte de mon flegme assez … avilissante dirons-nous.

En dehors de ça j'évite toujours soigneusement la compagnie des enfants. Je dois dire que je ne comprends absolument pas ce besoin qu'on les gens d'avoir des mioches. Les seuls choses que j'évite encore plus que les gamins ce sont les chiens. Un réflexe tout à fait légitime quand on sait que mon autre apparence est celle d'un squelette. Et croyez-moi les flammes ne suffisent pas toujours à tenir ces sales bêtes éloignés de ma personne. Mais bon ce ne sont là que de minimes détails. Après tout je suis un génie, celui qui exauce les souhaits. La science, l’ésotérisme, le para normal ne sont d'ailleurs à mes yeux que des leviers. Ils sont autant d’instruments qui me permettront d’arriver à mes fins avec vous. D’un point de vue « sentimental », la constance n’est pas mon fort, pas plus que la fidélité. Là aussi je vois plutôt ça comme un jeu où la règle est de séduire. Il faut dire que suite à la punition de Nyx, la solitude a longtemps été mon lot. Mon pouvoir est tel que j’étais condamnée à errer de mains, à attendre de ressortir au grand jour pour enfin m’amuser un peu. Et tous ces crimes, toutes ces malhonnêtetés que vous me mettez sur le dos ne sont au fond que les résultats de tous vos souhaits. Vous voulez savoir si j'ai honte ? Si j'éprouve du remord ? Je ne vais pas vous dire que j'en suis fier, comme je ne vais pas non plus vous dire que je regrette. Je l'ai fait, tout simplement, et s'appesantir plus avant sur les raisons de ce choix est purement futile. Après tout, il est inutile de chercher ce qui n'existe pas. Non, je ne suis ni noir, ni blanc. Je ne me voile pas la face. Mais, trêve de bavardages. Je ne suis pas ici pour perdre du temps en considérations futiles et inutiles ou en introspections.



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