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Ahimsa Shankara - Si la panthère savait combien on la craint, elle ferait beaucoup de mal

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Sam 21 Mai - 11:03

Bagheera
Ahimsa Shankara

Ahimsa Shankara, est né(e) à Agrabah puis à vécu dans ..... où il/elle était Maître d'arme auprès du Prince Shere Khan. Il/Elle est tirée du roman Le livre de la Jungle de Rudyard Kipling où il/elle est la panthère noire, Bagheera.
Il/Elle semble avoir 30 ans, mais son âge exacte est 70 ans.
Il vient d'arriver à Storybrooke/Aujourd'hui il est encore totalement paumé
Il/Elle est Homosexuel et il apparaitra sous les traits de Lenny Kravitz.




Story




Premier précepte: Ta destinée viendra toujours à toi, mais tu ne pourras jamais prévoir quand.

Tout commence par une froide nuit en plein cœur du désert. Le convoi s’est arrêté. Tout le monde est en train d’établir le bivouac, tout le monde sauf un petit garçon, admirant la grande ville à l’horizon. De larges étoffes richement décorés entourent son visage alors que son doux regard se perd dans la silhouette découpée par la lueur argentée de la lune. Ses yeux fauves observent, scrutent.

« Pahunch Ahimsa. »

L’enfant leva le nez à cet ordre et se rapprocha de sa mère. Il finit par se coller à son giron alors que cette dernière mirait les braises rougeoyantes. Le feu avait toujours été magique pour le gamin. Le soir même, il s’endormit en compagnie de ses frères, le convoi étant comme une grande famille. Mais il ne se réveilla pas auprès d’eux, loin de là. Ce gamin perdu, c’était moi. Et cette histoire traversa les âges, enjoignant les Voyageurs à prendre garde, car au fin fond du désert vivait une sorcière. La sorcière des sables, et qu’elle dévorait les enfants. Mon histoire est bien moins folklorique. Enlevé par des marchands d’esclaves, je m’étais retrouvé enchaîné très jeune à ce funeste destin qu’affrontaient chaque esclave. La liberté amputée, je me retrouvais seul livré à moi-même, dans cette ville qui sous la lune semblait magique, mais qui, une fois en son cœur, semblait beaucoup moins attrayante. Au cœur d’Agrabah, je finis acheté par un homme riche.
Al Basar était un homme bon et juste. Ses enfants étaient partis vivre leur vie, et le vieil homme s’était retrouvé seul. Je devins alors son « petit acolyte ». Al Basar était un érudit. Il m’apprit différentes langues, mais aussi tout ce qu’il savait. C’était un homme sage que j’affectionnais beaucoup. Me prenant sous son aile comme son propre fils, la vie était douce à son côté. J’étais un peu son protecteur. La force brûle qu’il forgeait petit à petit à devenir un défenseur. Mais c’est au bout de quelques années que je vis finalement le spectre de la mort pointer un de ses orbites. Entraînant le vieil homme dans son sommeil. Une mort douce qu’on souhaite à tout le monde. Ses enfants arrivèrent si tôt la mort prononcée. C’était comme si une nuée de vautours picoraient son corps encore chaud. Les hommes sont tellement cruels entre eux… Et bien vite, l’un de ses fils me remit en vente. Un esclave doué d’une certaine sagesse malgré sa jeunesse, un esclave qui savait lire… C’était rare.


Deuxième précepte: Le bras armé de la justice tu seras.


C’est ainsi que je rencontrais mon deuxième maître. Un homme vif, intelligent, mais au cœur aussi noir que le charbon. Je devais servir de garde du corps, c’est pour cette raison que l’on m’apprit à me servir d’armes diverses et variés, j’étais chair à canon, mais aussi justicier. L’homme était un des conseillers du Sultan, ce qui le plaçait en très fâcheuse position vis-à-vis du peuple. Caméléon d’un autre temps, je m’adapte, me transforme, me modifie selon les désirs des uns et des autres. Si la vie m’a bien appris quelque chose, c’est qu’il faut savoir ployer l’échine. Qu’il faut savoir se transformer selon les bons désirs de chacun, ainsi… on vit plus longtemps. La place de « garde du corps » n’est pas la plus aisé. Le sang sur mes mains n’est jamais partit. Les Voyageurs n’étaient pas comme les habitants d’Agrabah… Non… Au contraire. Ils étaient grands, bien bâtis mais aussi pourvu d’une agilité presque égale à celle des chats. Je parvenais à me démarquer sans mal. C’est ainsi que j’attirais l’œil du Sultan, qui me mit à disposition d’une famille royale en voyage au pays. C’est à ce moment que je rencontrais Shere Khan.  Le petit prince n’avait que 3 ans à cette époque, et j’étais chargé de sa protection, ainsi que de la protection de son père, un homme bon. La première fois que je parlais à celui que j’allais considérer comme mon frère, un tout autre père m’aurait sans doute fait couper la tête. Le petit était en train d’écraser des fourmis qui passait sur le balcon de sa suite. Je m’étais alors agenouillé devant lui afin de me mettre à sa hauteur.

« Jeune prince… Il ne vaut mieux pas décider de la destinée de plus petit que soi ainsi. Dans ma culture, il est dit que le plus petit des animaux comme le plus gros peut être marqué par une marque. La marque promettrait à son porteur une vie incroyable. C’est pour cela qu’il faut respecter chaque vie. Et cela vaut pour ces fourmis. »

Le petit s’était contenté de me regarder de ses grands yeux, avant de lever les yeux. C’est à cet instant qu’une main se posa sur mon épaule.

« Mon garçon… D’où venez-vous donc ? Je crois ne jamais avoir entendu tel légende sur ces terres. »


Me relevant pour m’écarter prestement et reprendre la place qui était la mienne dans un cliquetis métallique que provoquait le lourd collier et les chaines qui encadrait mon cou.

« Mon peuple… Il n’a ni ville ni pays. Elle a le désert… Elle a les jungles… Elle ne possède rien, mais elle cohabite avec le reste du monde sans chercher guerre ou combat. Mon peuple… »

Un sentiment de nostalgie m’écrasa gorge et poitrine. Le roi fit alors quelque chose qui me surprit grandement. Effectuant un signe de tête, il sortit de la pièce, appelant quelqu’un. Peut-être allait-il chercher le fouet pour punir l’impudence de cet esclave ? Mais non… Il revint avec une petite clef en fer, c’est ainsi que ce collier qui symbolisait ma condition de sous homme tomba au sol.


Troisième précepte : et son regard sera sans haine, car il connaîtra le prix de la vie.

J’étais comme d’habitude devant la porte, quand je sentis quelque chose tirer ma tunique. Baissant les yeux, je vis un petit homme. Haut comme trois pommes. Ce même petit garçon que j’appelais « petit prince ».

« Dis-moi, tu t’appelles comment ? »


Je baissais les yeux vers le gamin, avant de hausser les épaules.

« J’aurais le nom que vous me donnerez. En réalité je n’en ai pas. Comme ça, si je meurs, mes maîtres seront quittes de me regretter. »

Il se colla contre mes jambes.

« C’est triste.. Moi je vais t’appeler Bagheera, parce que tu es aussi fort qu’une panthère. Papa dit que ces animaux sont très protecteurs. Tu l’es aussi n’est-ce pas ? »

Le père avait suivi l’échange de loin. Il avait hoché pensivement la tête. Quant à moi, j’avais embrassé le bout de mes doigts, et j’avais posé ces derniers sur mon cœur, avant de m’incliner jusqu’à ce que mon front touche le sol.

« aap shikshak dhanyavaad »


L’enfant ne comprit pas ce que je venais de dire, et c’était bien normal. Cette langue n’était connue que par le peuple nomade.

« Merci maître. »


Les enfants… Ils font souvent preuve d’une innocence certaines, mais parfois ils peuvent aussi être cruels. Ce petit avait écrasé des fourmis parce qu’il était plus fort qu’elles. Il était plus libre que moi, plus haut, il pouvait faire trancher ma tête d’un ordre… Et pourtant… Pourtant, il posa ses lèvres enfantines sur ma tête, avant de parler de sa voix douce.

« Relève toi. Relève toi s’il te plait. Je n’aime pas te voir à genoux comme ça. »


C’est ainsi que commença cette relation si étrange que j’entretenais avec cet enfant et son père. Une relation basée sur la bienveillance.


Quatrième précepte : Le bon guerrier est celui qui réfléchit avant d’attaquer.

Des pas précipités se firent entendre. Aux sons, ils devaient être nombreux à monter les escaliers en colimaçon. Je venais à peine de me relever que j’attrapais le jeune homme pour le poser dans la suite du roi, lançant un regard à ce dernier.

« Barricadez la porte. »


Me détournant, j’attrapais ma lance. Ma main était assurée, je regardais ces hommes. Ils étaient une dizaine. De pauvres gens… Ceux qui connaissaient la rue, la soif… Ceux qui souffraient sans cesse. De pauvres gens qui, pour certaines, étaient d’ancien esclaves. Je replaçais ma lance contre le mur.

« Où sont les appartements de ce roi dont on m’a vanté les richesses ? Parle ou je t’égorge. »


Secouant doucement la tête, je ne bougeais pas d’un pousse. Ils n’étaient pas armés, donc j’avais laissé mon arme, bien capable de me défendre au besoin. Une porte s’ouvrit et l’homme sortit avec un monticule de pièce d’or dans la main.

« Prenez mes braves… Ceci n’est pas grand-chose, mais c’est tout ce que je possède sur l’instant. »


Ce roi avait bon cœur, et je me surpris à m’attacher à lui… Les hommes prirent leur dus, femmes et enfants auraient à manger ce soir, et c’est tout ce qui comptait pour eux. Alors je vis. Toute la colère et la haine disparaître de leurs pupilles. S’en allant en exécutant des révérences maladroites. L’homme sur le pas de la porte n’avait raté aucun échange. Il hocha la tête.

« Excusez-moi, je n’ai pas pu vous protéger correctement. »

Il se tourna surpris. Avec mes autres maîtres j’aurais sans doute risqué le coup de fouet.

« Mais non voyons. Tu ne souhaitais pas la violence. Il est amusant de voir un homme dont le métier est justement cette dernière, essayer d’éviter de l’user. »


Je secouais la tête. Avant de répondre du tac au tac. J’étais au garde à vous. Comme on m’avait appris à le faire. La tête droite, mais le regard baissé. Croiser le regard d’un homme au-dessus de soi, c’était faire preuve d’insubordination, et c’était punissable. Je me rendis compte avec horreur que j’avais été formaté. J’avais été sculpté pour entrer dans une case, sans espoir d’en sortir.

« Pas lorsqu’on a pas choisi sa voie. »


Cinquième précepte : Ton prochain, tu aimeras.

Après avoir passé trois semaines à veiller sur eux, l’homme et le fils s’en allaient, retournant dans leur propre univers. Moi j’allais réintégrer le mien qui n’était fait que de violence et de tristes lendemains. De rabaissements permanents… De « Monstruosité ». J’allais redevenir l’esclave sans nom. Mais je m’accrochais désespérément à celui que ce petit enfant m’avait donné. Le jour des adieux vint bien vite. Je les avais accompagnés jusqu’au convoi où tous leurs marchands et nobles étaient déjà prêts, à dos de chevaux. Il posa sa large main sur mon épaule.

« Hé bien… Tu as fait un tellement bon travail que je t’ai acheté. Je pense qu’une personne comme toi pourrait nous être utile. Je te rends donc ta liberté, et je te demande d’égale à égale, veux-tu rejoindre mon royaume en tant que percepteur et maître d’arme pour mon fils ? »

Chaque esclave portait un bracelet de fer. Même s’il n’était pas enchaîné, il gardait cette chose comme une marque de soumission envers ses maîtres. Ce bracelet l’empêchait de se nourrir au marché, puisque les gens connaissaient son statut et refusait de lui vendre quoi que ce soit. Ce bracelet, c’était aussi synonyme de contrôle. Dès que les soldats apercevaient ce petit bijou, il avait inséré une clef dans la serrure miniature, et avait ouvert ce dernier, qui tomba à terre. Son bruit fut amorti par le sable. Je regardais mon poignet. Deux traces rouges le zébraient, et tout une tranche de peau était plus claire que le reste de mon anatomie. Je regardais cela hébété… Avant de pencher la tête.

« Je ne suis pas habitué à prendre des décisions… Mais je pense que je vais accepter votre proposition Maître. »


Il secoua la tête en riant, sans doute au nom « maître ». Mais ne me repris pas. Un homme me mit les reines d’un chameau dans la main, et je regardais l’animal effarouché. Il mâchonnait tranquillement un brin d’herbe. Une petite voix se fit entendre.

« Tu ne sais pas monter Bagheera ? Je vais t’aider, ne t’en fait pas. »

Une fois sur l’animal, le petit prince collé à moi, le convoi pu enfin partir, direction l’océan le plus proche, d’après ce que j’avais compris. La liberté avait une saveur particulière sur ma personne, tordant mon ventre d’angoisse, je ne savais pas ce que je pouvais faire, et au contraire, ce qu’il fallait éviter.

Sixième Précepte : Avance-toi car il est temps de montrer ta rage et ton ardeur

« Allons, arrête de m’appeler « mon prince ». Je te signale que désormais, tu es mon frère. »


Le jeune Shere Khan était devenu un homme. Et quant à moi, bien que la marque de mon bracelet ait finit par disparaître, je me sentais toujours en décalage complet dans ce monde ci. Le roi m’avait « adopté ». J’étais un de ces fils désormais. J’avais eu, en arrivant dans ce pays, la chance de jouer les percepteurs et d’éduquer ce prince comme moi-même on m’avais éduqué. En parallèle, durant les longues années qu’avaient duré l’enfance et l’adolescence du petit prince, j’avais aussi pu m’ouvrir à d’autres cultures, d’autres champs, d’autres techniques de combats, et j’avais sus gagner ma place dans ce monde. Le roi m’avait adopté et fait de moi le chef de la garde, ainsi qu’un conseillé. J’écrasais la tête sur l’épaule du jeune homme.

« Tu sais bien que ça n’a jamais été facile pour moi à me faire à tous ces changements de statuts... Mais je voudrais vraiment remercier ton… »

Je n’eus jamais le temps de finir ma phrase parce que la cloche résonna, me coupant dans mon élan. Cette cloche… C’était celle qui annonçait une grande catastrophe, celle qui était censé dire à tout le monde de « rappliquer » afin de défendre nos terres. Je disais « Nos terres » puisque cette île était ma nouvelle patrie, un endroit où la nature se disputait la civilisation, la jungle et la civilisation. C’était forcément un mélange enchanteur. Pas le temps de tergiverser plus que cela, j’attrapais ma lance du bout des doigts. Ce ridicule bout de ferraille était devenu grâce au roi une lance en bronze finement sculpté. Je ne remercierais jamais assez cet homme, c’est pour cette raison que j’étais prêt à donner ma vie pour cette patrie. Je m’élançais avec vitesse, distançant sans mal le prince pour arriver au palais. Une grande structure en pierre blanche. On pouvait différencier bien facilement nos soldats grâce à la couleur vives que chacun portait, avec les couleurs des autres, des assaillants. C’est ainsi que ma lance pourfendit l’air avec la rapidité du guépard pour venir se loger dans la jambe d’un ennemi.

« Fuit avant que ta vie ne soit réellement en danger pauvre fou. »

Mon regard fauve était intransigeant. La droiture du capitaine de la garde était légendaire, et ses dons pour la guerre l’était tout autant. Le plus drôle… Si l’on veut, était que je me battais toujours pour prôner la paix, le respect de la vie de chacun. Mais pour préparer la paix, la guerre est un passage obligatoire. Des cris, des pleurs, mais aucun mort, du moins pas direct de mon arme. Cette lance, elle apportait la douleur, mais n’avait encore jamais apporté la mort. Et je priais de toutes mes forces pour qu’il n’en soit jamais ainsi. Je parvins à arriver au palais, là ou notre roi était aux prises avec un homme qui ne m’était pas inconnu. Marchand à ses heures, il multipliait ses voyages pour le royaume, se montrant de pus en plus insistant. Et il était revenu avec une armée, mais pas que…

« Ne touchez pas à mon père. »


Sa voix avait fusé, alors que petit Prince courrait en direction de l’homme et de la femme qui l’accompagnait. Mais il fut stoppé dans son élan quand son arme se mit à léviter hors du sol. Un sabre… Un beau sabre qui fusa et alla se planter droit dans le grand roi. Et ce fut comme si on abattait l’arbre le plus vieux d’une forêt, le plus stoïque… Le plus fort… C’est l’âme de sérénité du lieu qu’il s’effondrait.

« Le roi est mort… Longue vie au roi. »


Alors que Shere Khan était au chevet de son père agonisant, quant à moi je me laissais tomber à côté de lui peu de temps après. Ce dernier lança un dernier regard à sa petite famille, avant d’expirer dans un dernier soupir. Enserrant d’une poigne forte ma lance, je lançais un regard noir à ceux qui venaient d’un seul coup de tuer la paix incarnée. Ils avaient tué celui qui était marqué par la main de la destinée. Je me relevais.

« Vous pensez tout pouvoir posséder par la violence et le sang… Mais ce dernier ne vous mènera jamais à l’amour du peuple pauvres sots que vous êtes. »

L’homme se recula et jeta un regard à la femme qui l’accompagnait.

« Circé, faites donc votre office, après tout je vous l’avais promis. »

La dame s’avança et mit son sceptre en direction du prince. Ce dernier muta, sa chemise colorée se déchirant pour laisser voir sa peau à nue qui se couvrait d’un pelage rayé. Elle me regarda ensuite.

« Il n’est que le premier d’une longue liste. Mais toi… Toi tu m’intrigues. Je te garderais bien sur mon île. Mais je me suis promis de ne jamais faire la même erreur deux fois. Alors tu resteras sur cette île. Tu sais… Les animaux c’est ma spécialité. Il est bien étrange d’avoir donné un nom d’animal à un humain, mais ne t’en fait pas, je vais régler le problème. »

Une chaleur inconnue envahit mon être alors que des picotements recouvrait ma peau. Je sentais les muscles rouler sous ma peau. Puis la fourrure jaillir de mon corps disloqué. La douleur était-elle présente ? Je pense que j’étais trop surpris pour m’en rendre compte. Un autre coup de son sceptre sur le sol, et des cris se firent entendre dans mon dos. Ils étaient nombreux, ceux qui avaient suivi le mouvement pour sauver leur roi. J’ignore comment je me retrouvais dans la jungle que j’avais connu en tant qu’humain… J’étais devenu une panthère au pelage aussi noir que le charbon, et tout mon royaume était désormais fait d’animaux. Et tout le monde sait bien que l’humain ne reste pas longtemps humain lorsqu’il n’a plus le reflet du miroir pour se rappeler de qui il est.

Septième précepte : Le sang appellera le sang, et les rives du ruisseau deviendront rouge avant que la paix ne règne à nouveau.
« Reste avec Baloo, ne sors pas surtout… Tu sais bien qu’il te cherche. »

Et une petite voix me répondit.

« Tu vas encore te battre ? Arrête ça Bag… Il te tuera un jour… Et je ne veux pas. »

Sans un mot je me détournais. La jungle était désormais ma maison, et le petit était en sécurité avec la Meute et Baloo. L’ours était resté près de moi toutes ces années après la découverte de ce bébé dans une barque en compagnie de ses parents, morts de la main d’un grand félin. Et nous savions tous de qui il s’agissait. Le petit Dom avait pu grandir, mais désormais, la menace de Shere Khan planait à chaque instant. Une odeur emplit mes papilles, et mes oreilles se couchèrent sur mon crâne. Il était là.

« Tiens donc… mais qui voilà ? Un traître ? Donne-moi ce petit. »

Un grognement s’échappait de ma poitrine alors que je répliquais.

« Le petit dom reste avec nous. Le meurtre d’innocent est certes devenu ta spécialité, mais je ne te laisserais pas t’en prendre à lui. »

Il montra les dents.

« Cela se voit bien que père t’a adopté, tu ne l’as jamais vraiment aimé, pourquoi gardes-tu le fils de cet homme ? Pourquoi ne me laisses-tu pas l’exterminer comme je l’ai fait avec sa mère et ses frères ? Afin que cet homme puisse comprendre la douleur de perdre tout ce qu’il aime. Afin que ses proches. Ses FRERES le trahissent. Tu n’es qu’un sans-honneur. Tu es resté l’esclave minable qui regardait ses pieds il y a des années. Tu sais, je t’ai considéré comme un frère, un deuxième père, mais tu te mets désormais en travers de ma route. Alors tu mourras. Comme tant d’autres avant toi, tu mourras sous la force de mes griffes et de mon courroux. »

Un combat s’ensuivit. L’orage éclata au-dessus de nos têtes alors que le fracas du tonnerre noyait nos grognements animaux. Griffes sorties, les blessures n’étaient plus pour rire. Enfonçant mes crocs dans son échine, je labourais son ventre de mes pattes arrières, tandis que lui me lacérait le dos.

Un éclair rouge brouilla mon champ de vision, le petit Dom était dans le coin. Un grondement s’échappa de ma gorge. Mais c’était trop tard, le tigre avait vu le jeune homme. Il fallait agir vite. D’un geste de la patte, je lançais un mélange de terre et de sang à mon ennemi avant d’attraper le petit Dom par le col. Il était désormais presque un adulte… mais c’était toujours le petit garçon perdu au cœur de la jungle. L’enfant sur mon dos, la terre s’affaissa sous mes pattes, me plongeant dans un trou sans fond. Avant de ressortir de ce trou dans un endroit totalement inconnu. Comble du comble… Ma fourrure ne me couvrait plus la peau, j’avais retrouvé mes habits d’antan, riches, décorés, mais je n'eus pas longtemps pour apprécier ce changement, puisque je me retrouvais bien rapidement évanouit. Un mec au corps marqué par d'énormes traces de griffes, ça avait de quoi surprendre, c'est pour ça que je m'éveillais un peu plus tard dans un temple de soin.





Description Psychologique



En tant qu’homme de lettre, j’ai vécu cette transformation comme une vraie malédiction, piégé dans ce corps de panthère, et incapable de m’instruire à nouveau, comme je le faisais si bien. Raisonnant avec la cervelle plutôt qu’avec les muscles, ce positionnement m’a permis de grimper parmi les plus hautes strates. Suis-je ambitieux ? Non… Du moins c’est ce que je souhaiterais penser. Mais une part de moi rêve d’ambition, rêve d’avenirs plus chatoyants. Et je pense qu’il est impossible de faire autrement lorsqu’on vient du même milieu que moi.
Je suis très attaché aux croyances de mon tout premier peuple. Mais j’ai su enrichir mes croyances en piochant dans diverses cultures, et ainsi créer l’homme que je suis et que j’aime incarner.
Très précautionneux sur mon apparence, j’aurais tendance à être trop coquet plutôt que négligé. J’ai d’ailleurs pendant longtemps cousus mes propres vêtements. Je suis un guerrier, j’ai passé ma vie à me battre malgré ma philosophie de vie. Ma force ? Celle de rester droit dans ses bottes même face aux pires des tempêtes. Force que n’avait pas mon élève. Force qui lui a manqué lorsqu’il a sombré pour de bon du côté obscur. Comme le sang appelle le sang, il est bien dur de se sortir de la spirale de la vengeance. Mais en portant sur ce monde un regard sans haine et pacifiste, j’espère le rendre un peu plus beau. Tout cela n’est que belles palabres pour me donner bonne conscience, je le sais. Un homme armé ne peut pas être un homme de paix. Je passe mon temps à me voiler la face. Menteur, mais bon au fond du cœur, je vis ma vie, ou du moins essaye de la vivre dans le calme, loin des combats. Autre chose ? Je suis assez responsable, assez peu rancunier pour m’occuper du fils de l’homme qui nous a maudit comme s’il s’agissait de mon propre fils. Ne croyez pas que nous le retenions prisonnier contre son grès tout ce temps. La vérité n’est pas là. Le jeune homme est retourné auprès de son père mais a fini par retrouver la jungle. Sa maison.
Le chemin que je traverse depuis tant d’années est un chemin d’équilibriste sur la corde raide. Rester dans la parfaite neutralité est dur. On penche forcément d’un côté ou de l’autre du fil. Mais le plus important, c’est de ne pas tomber comme bien d’autres avant nous, et de garder la tête sur les épaules.



Reality


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Le Blaireau des Sept Mers
Messages : 268

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Sam 21 Mai - 11:57

J'adore le gif dans la partie "Reality" xD
Bienvenu parmi nous =D bon courage pour ta fiche !


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Moby-Dick
Messages : 347

Voir le profil de l'utilisateur http://marchens-destiny.forumactif.com/t24-le-mythe-du-nautilus-
Sam 21 Mai - 12:32

Le voilàààà J'ai vraiment hâte de découvrir ce perso ♥
Bon courage pour ta fiche (et je plussois Sin le gif est xD)


O Captain! My Captain! our fearful trip is done;The ship has weather'd every rack, the prize we sought is won


LonelySiren:
 

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Messages : 275

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Sam 21 Mai - 12:59

Bienvenue parmi nous.
Bon courage pour ta fiche.
J'espère que tu te plairas ici.
Amuse toi bien.
A trés vite!
Elsa.




Winter Is Coming
Ma fiche - Mon carnet de RPs - Ma fiche de liens - Mon book

Spoiler:
 
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Messages : 99

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Sam 21 Mai - 15:21

Oh trop bien !
Bienvenu je suis super fan de ton personnage !
Le gif de la partie Réel m'a tuer
Bienvenue en tous cas !
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Messages : 37

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Mer 25 Mai - 18:06

Merci à tous mes p'tits chats <3 Promis vous serez pas déçus !

(Beh quoi ?! Vous avez jamais vu un chat sous l'emprise de whiskas ?! )
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Messages : 123

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Jeu 26 Mai - 22:58


Welcome to Storybrooke


Bienvenue à Storybrooke Bagheera Ta fiche est vraiment superbe
On fait la mise à jour de tes informations, mais tu peux désormais RP. Penses également à remplir ton profil. Tu peux également t'occuper de tes relations ou gérer tes RP.

Je te souhaites donc bon jeu avec le gros chat










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