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Dear Fellow Traveler ft Liaminou

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Piranha Cannibale
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Dim 29 Mai - 0:30

  • Liam
  • Victoria
Dear Fellow Traveler


J’avais commencé la journée par me rendre à l’hôpital. Belle manière de commencer une journée. En effet, je m’étais réveillée ce matin avec les draps tâchés, le sang était l’effroyable coupable. Il avait ensuite fallu investiguer… D’où venait ce sang ? j’avais tout de même pas décapité un écureuil pendant la nuit ? Je me rappelais finalement d’un petit quelque chose. Ma tête était encore embrumée… Et je pense que je n’avais pas rêvé lorsque j’avais ramassé des débris de verre. Je regardais mes mains. Elles étaient écorchées et coupées à de nombreux endroits. J’étais une parano, mais j’étais loin d’être une simple petite idiote, je savais quand je n’étais pas prête à m’occuper de moi seule. C’est pour cette raison que je pris la direction de l’hôpital. Quelques points de sutures, une main bandée comme s’il s’agissait de la main de ce bon vieux Toutankhamon. J’étais ensuite allée m’acheter un petit cappuccino. Boisson en main, je m’étais installée sur un banc, observant ces êtres allant à leur petite vie tranquilles… Trop bien rangé. Avec mes cheveux roses, jamais je ne pourrais partir comme ces petits bonshommes et leurs attachés caisses. Je regardais ces êtres qui étaient piégés dans cet endroit mortel appelé « routine ». Aussi longtemps que je me souvienne… Je n’étais jamais rentrée dans le moule. Je ne pouvais pas. Je ne voulais pas. Déjà à ma première inspiration, la première étincelle de vie, je n’étais pas normale. Toutes les sirènes naissaient en mer, moi j’étais apparue au milieu de nulle part, dans un ruisseau. Elles ont toutes de belles queues de poissons, pas moi… J’étais un moitié de quelque chose, mais je savais pas trop de quoi, et avec les sévices de Barbe bleue et son envie de retirer quelques nageoires, je ne suis pas plus avancée que ça.  J’avais longtemps été perçue comme une intruse dans mon propre peuple, et ça ne me dérangeais pas plus que ça… Je détestais du plus profond de mon cœur ces sales pimbêches qui m’avaient tourné le dos là où j’avais le plus besoin d’elles. Ne faisant partie d’aucune communautés, j’avais finalement posés les pieds, bien souvent, sur des sentiers glissants, portant mon secret comme un petit balluchon qui s’alourdissait sans cesse. J’avais mentis toute ma vie. A part peut-être à Nemo. J’en revenais souvent à lui… Mais de toute ma longue existence d’errance, c’était sur cet homme que je me sentais le plus en capacité de m’appuyer. Quelque chose passa devant mon champ de vision et me fit tilt, m’envoyant des années en arrière. Me levant, je bravais la foule des travailleurs pour me poster devant l’homme. Le regardant dans ses prunelles, avant d’engloutir une gorgée de café.

« Je me souviens d’vous… Vous étiez sur ce navire qui empestait la mort à plein nez. Décidément, ma mère doit avoir l’impression que je me sens seule pour m’envoyer autant de marins… Vous venez faire vos petites courses ? Si c’est le cas vous êtes pas encore au bon endroit. »

Cet homme… Je l’avais vu des années auparavant… Je l’avais vu, et je ne l’avais jamais oublié. Car lorsqu’on voit le funeste navire, on ne peut jamais vraiment l’oublier. Ce souvenir se grave dans votre cervelle.



...



If you'll be my boat I'll be your sea


I live to make you free But you can set sail to the west if you want to And pass the horizon, 'til I can't even see you Far from here Where the beaches are wide Just leave me your wake to remember you by  | ©️ Vent Parisien






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Dim 29 Mai - 23:55

Informations diverses.

A little lonely mermaid and a ghost

Il en était là. Il avait retrouvé son frère après seulement quelques heures dans cette ville, il pensait que ça lui prendrait un peu plus de temps pour lui tomber dessus. Mais non. Finalement, quoiqu'il fasse ses pas l'ammenait toujours vers son frère, qu'il soit vivant...ou qu'il soit mort. Mais maintenant qu'il l'avait retrouvé et que leurs chemins s'était à nouveau séparés, il était un peu perdu ici. Il n'était pas vraiment à cette malédiction qui semblait emprisonner les âmes ici...son âme...

Un rire vide le secoua. Son âme ne pouvait pas être prisonnière, il ne l'avait plus. Sa vie ne lui appartenait plus. Et il fit le tour de la petite ville de Storybrooke pour voir ce qu'il avait à voir. Connaître cet endroit où Killian semblait vouloir rester, impregnant sa rétine des visages qu'il pouvait voir. Les gens passaient à coté de lui, comme s'il était invisible...et c'était peut-être le cas. Curieux, il tendit la main, jusqu'à effleurer le bras d'un passant, qui se retourner pour le regarder. Il s'excusa, disant qu'il ne l'avait pas vu, déclanchant une série de maugréments digne d'un vieux croûton.

Non, il n'était pas invisible. Rassurant? Pas vraiment.
Il se remit en marche, sans vraiment regardé où il allait, en pensant à ce qu'il avait fait de sa vie. En pensant à ce qu'il était devenu. Il n'avait aucun regret de l'avoir fait pour son frère, mais parfois, il se demandait comment il pouvait avec tout ce qu'il avait fait sur la conscience. Il avait fini par se dire qu'il n'était plus Liam, l'homme qui troquait la mort contre les âme à bord d'un bâteau fantôme c'était Davy Jones, pas Liam. Il reniait ce qu'il était devenu, il ne l'avait jamais vraiment accepté.
Mais ce bain de foule lui avait manqué. Il n'était pas vivant, mais il avait l'impression de l'être au milieu de tout ces gens qui ignorait tout de lui. Mais lui aussi ignorait tout d'eux. La modernité de cette ville...il n'y connaissait rien.

« Je me souviens d’vous… Vous étiez sur ce navire qui empestait la mort à plein nez. Décidément, ma mère doit avoir l’impression que je me sens seule pour m’envoyer autant de marins… Vous venez faire vos petites courses ? Si c’est le cas vous êtes pas encore au bon endroit. »

Une jolie petite tête...rose? La demoiselle se tenait devant lui, comme si elle était apparue de nulle part. Elle le fixait comme si elle comptait lui lancer un défi. Elle le connaissait? Tiens donc...il n'avait pas vraiment croisé âme qui vivent ~il commençait à devenir drôle dis donc~ depuis bien longtemps. Et pourtant il se souvenait de tout les visages qu'il rencontrait, parce qu'il se faisait un devoir de souvenir de tout et de tout le monde.

Il l'observa un long moment en silence. Il n'avait pu la croiser qu'en mer. Et d'ailleur maintenant qu'il y pensait...

"Tu as une bonne mémoire, il faut le reconnaître, petite sirène. Sauf pour les noms peut-être"

Il n'était pas mauvais. Mais si elle avait croisé la route du Hollandais Volant et qu'elle était encore là...il n'y avait que deux options. Or , la première n'était as plausible, car il se souvenait de presque tout les visage qu'il avait vendu à Mephisto. Et elle n'en faisait pas parti. Elle se trouvait donc là, par hasard. Tout simplement. Et elle pouvait se vanter d'avoir vu le navire, et être toujours là pour en parler.
Il lui adressa un pauvre sourire.

"Et donc, tu as surgit de nulle part, pour me rappeler qui je suis de peur que je l'oublie ou pour une autre raison? "

C'était une question plus rhétorique qu'une qui attendait vraiment une réponse.

"Et non. Je ne suis pas là pour faire mes "courses"..."

Non en fait il était là pour son frère. Et maintenant qu'il avait fait ce qu'il avait à faire il ne savait plus vraiment quoi faire de ces dix doigts.

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Piranha Cannibale
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Lun 30 Mai - 22:10

  • Liam
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Il me fixait d’un regard que d’autres que moi auraient sans doute trouvé dérangeant, mais je vous rappelle que je suis l’amie du diable, et que je suis un peu zinzin sur les bords, ceci expliquait donc cela, et, entre autres, l’absence de mon malaise. Je le regardais dans les yeux, sans baisser le regard. Je ne baisserais plus le regard devant personne. C’est ce que j’avais décidé, et je souhaitais m’y tenir. J’y tiendrais… J’y tiendrais et je le savais.

"Tu as une bonne mémoire, il faut le reconnaître, petite sirène. Sauf pour les noms peut-être"


Je secouais doucement la tête, un sourire accroché aux lèvres. Il n’avait pas tort. Je bus une gorgée de ma boisson chaude qui me réchauffait les doigts. Le truc quand on était une sirène, c’est que notre corps était plus froid que celui des êtres humains, c’était comme ça, la chaleur me faisait toujours prendre conscience de ce petit détail agaçant.

« Je n’en sais pas plus. Tu sais, je ne suis pas le genre de créature à qui les marins s’amusent à raconter leur folklore. Je suis mal vue par la plupart. Mais je sais qu’ils te craignent et te respectent sur l’océan. Pourtant, je pensais que sur l’océan on était libre, qu’il n’y avait pas de hiérarchie a proprement parler. »


Lorsque je parlais du fait d’être mal vu par les marins… Je pensais à un événement très récent. J’avais rencontré un homme, un capitaine agressif. Mais comme la plupart du temps je n’étais pas entrée dans son jeu. Je m’étais servie de parole, je m’étais servie de ma langue. Daemon aurait-il déteint sur moi ? Peut être. Il est vrai que la subtilité était le fort de ce cher démon. Je l’enviais grandement là-dessus, étant moi-même incapable d’en faire de même. C’était bien malheureux à dire !

"Et donc, tu as surgit de nulle part, pour me rappeler qui je suis de peur que je l'oublie ou pour une autre raison ? Et non. Je ne suis pas là pour faire mes "courses"..."


Levant les yeux au ciel, je finis par croiser les bras, laissant une œillade détailler la posture de l’homme.

« Ce que vous pouvez être susceptible, vous les hommes. Et je ne parle même pas des marins ! C’est encore pire ! Hé bien moi je te conseille de faire quelques courses, au moins pour changer de vêtements, pour l’instant du moins. Je m’étonne qu’on ne t’ait pas encore sauté dessus. Mais bien sûr je me mêle de ce qui ne me regarde pas. Alors je vais disparaître dans un nuage de poudre de fée. Et tu te débrouilleras seul ! »


En réalité… Il n’était pas si susceptible par rapport à ma petite personne. Mais bon… Les sirènes était un cran au-dessus des marins. C’était la triste vérité ! Enfin du moins, pour mon cas. J’étais pas une petite idiote sans cervelle… Enfin, j’étais sans cervelle, mais j’avais un tempérament fort. Je lui offris un sourire amusé.

« Dans ce cas... Nous nous retrouverons tôt ou tard, quand mon heure sera venue. Au revoir Cap’taine. »


Je le contournais, me mouvant à nouveau avec aisance dans cette foule dense. Remettant mes écouteurs dans mes oreilles, je chantais d’une voix douce la musique qui me passait à travers les oreilles.


...



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Lun 30 Mai - 23:31

Informations diverses.

A little lonely mermaid and a ghost

Elle n'avait pas peur? Il n'allait pas la qualifier de bizarre...quoique...vu qu'elle connaissait son identité, et qu'elle le voyait, elle aurait peut-être du. Mais quoi que soit cette ville, elle changeait un peu les gens. Peut-être que lui aussi avait changé, sans vraiment le savoir, dès le moment où il avait posé un pied sur terre dans cette ville. Mais cette lueur de défi dans le regard de cette fille coloré, c'était bien amusant. Et voila bien longtemps qu'il n'avait pas trouvé quelque chose ou quelqu'un d'amusant.

Elle bu. Il l'observa un instant, son naturel curieux ressortant quelque peu. L'odeur il la connaissait, même si c'était très loin...mais l'apparence qu'on lui donnait ici était différente.

Mais elle venait de confirmer qu'elle s'était juste trouvée au mauvais endroit au mauvais moment. Sur la route du Hollandais Volant, mais pas en tant que cible. Devait-il la plaindre? Ou la féliciter d'être encore vivante? Ni l'un ni l'autre sans doute.

"Tu as raison concernant la crainte...toute fois je doute que l'on est quelconque respect à mon egard, sous quelle forme que ce soit"

Il lui adressa un drôle de sourire. Ce qu'il exprimait? Il ne le savait pas lui même. Sans doute une profonde lassitude, celle de l'homme qui sait que sa vie a été longue mais qu'elle n'est qu'un début à l'éternité qui l'attends.

"Cependant, je ne suis pas comme les autres...même si tes soeurs ne sont pas très bavardes."

Il soupira un instant. Elles avaient aussi peur de lui que les autres marins avaient peur d'elles.
Une hiérarchie? Sur Terre, ou en mer, il y a toujours une hierarchie...même si elle bien moins visible.

"On apprend à craindre ce que l'on ne peut combattre...ce n'est pas vraiment une question de hierarchie"

Mais le coté froid de l'homme qu'il était devenu prenait le dessus, trop souvent. Et bien entendu il avait fallu qu'il soit froid avec cette pauvre fille...qui ne lui avait rien fait. Sinon apparaitre devant elle, et lui rappeler qu'il était un cauchemar, et qu'il était MORT. Mais que pouvait-elle savoir de ce qui était blessant pour une mort. Elle ne l'était pas. Et il lui souhaitait de ne jamais connaître ce coté du miroir. Même si, il pouvait le sentir, sa vie n'avait pas été une partie de plaisir. C'était comme si le mal et la douleur laissait une odeur qu'il pouvait sentir sur les autres.

« Ce que vous pouvez être susceptible, vous les hommes. Et je ne parle même pas des marins ! C’est encore pire ! Hé bien moi je te conseille de faire quelques courses, au moins pour changer de vêtements, pour l’instant du moins. Je m’étonne qu’on ne t’ait pas encore sauté dessus. Mais bien sûr je me mêle de ce qui ne me regarde pas. Alors je vais disparaître dans un nuage de poudre de fée. Et tu te débrouilleras seul ! »

Il haussa un sourcil, l'écouter déblaterer son petit monologue, toute seule. ET c'était LUI qui était susceptible? Les sirènes étaient toutes comme ça? Si c'était le cas, alors il n'était jamais tombé sur les bonnes, ou alors il faisait vraiment peu à voir.

Et puis qu'est-ce que ses fringues avaient de bizarres hein? Son manteau n'était pas très frais certes, sa coiffure...bah n'avait pas changé depuis le jour de sa mort...il ressemblait à un marin, un vague croisement entre un naufragé et un pirate vieux de plusieurs siècles...ce qu'on font il était. Où était le problème? Il faisait tâche dans cette ville? Oui sans doute. Mais il venait d'arriver.

"Les sirènes disparaissent plutôt dans un bouillonnement d'écume...ou alors tu es une sirène fée?"

Vraiment il commençait à devenir drôle à force de pouvoir parler avec personne de vraiment vivant. Mais c'était peut-être une façon, une coutume de l'endroit pour faire remarquer quelque chose à quelqu'un cette façon qu'elle avait de lui parler.

"Je vois pas en quoi mes vêtements sont dérangeant" dit-il dans un soupir.

Vexé? Non...il ne savait même plus ce que cela voulait dire. Cet échange l'avait juste renvoyer en arrière, il y a plus de deux cents ans, quand il était encore vivant, et jeune. Quand il n'était qu'un pauvre matelot au service d'un capitaine à l'esprit sombre.

Il la rattrapa. Par le bras. SAns force, sans être violent. Avant même de comprendre son geste.

"Ce n'est pas ton heure, et j'espère bien ne pas être celui que tu verra à ce moment là. Mais je ne suis pas contre un petit coup de pouce, pour me fondre dans la masse...j'ai encore quelque chose à faire dans le coin"

Beaucoup de blabla au final. Juste pour ça./p>



Embarquez à bord du COINCOIN VOLANT!


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Piranha Cannibale
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Mar 31 Mai - 22:16

  • Liam
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"Tu as raison concernant la crainte...toute fois je doute que l'on est quelconque respect à mon egard, sous quelle forme que ce soit"


Je le regardais sans comprendre. Avant qu’un sourire ne vienne tordre mes joues. Le genre de sourire bancale qui étirait la cicatrice presque invisible, juste à côté de ma bouche. Je prenais toujours soin de la camoufler sous une couche de ce merveilleux produit appelé « fond de teint ». Je n’étais pas prête a accepter de montrer ce « souvenir » que je ne parvenais à faire disparaître. Cette cicatrice était un rappel constant de la crainte que j’avais moi-même ressentis.

« La crainte nous fait nous tenir à carreau, nous fait nous retourner dans notre lit, et nous offre une ligne de conduite différente que si elle n’avait tout simplement pas existé. La crainte peut être mêlée à du respect, capitaine. Pour cette situation, j’ignore si réellement respect il y a. »


Cette sagesse un peu échevelée me qualifiait. De toute façon il fallait être vieille et folle pour être considérée comme sage. Et je cumulais les deux. Je pouvais donc me considérer comme une sorte de sage dans ce cas… N’est-ce pas ?

"Cependant, je ne suis pas comme les autres...même si tes soeurs ne sont pas très bavardes. On apprend à craindre ce que l'on ne peut combattre...ce n'est pas vraiment une question de hierarchie."

L’évocation de mes chères sœurs me fit siffler. J’aurais eu l’une d’elle devant moi, je pense que j’en aurais fait un poisson pané, là tout de suite. Mes sœurs ? Je les haïssais pour ce qu’elles m’avaient fait. Je les haïssais pour m’avoir mise de côté dès mon premier soupir. J’avais finis par m’intégrer à un groupe qui m’avais délestée si tôt l’affreuse vérité de mes mutilations avait été découverte, et elles avaient persiflé cet odieux secret dans tout l’océan. Mélusine la maudite, Mélusine la torturée, une sirène devenu dragon furieux à cause de la folie des hommes. Une sirène qui s’était mêlée de ce qui ne la regardait pas. Mes yeux pâlirent tandis que ma pupille devenait rectiligne.

« Mes « sœurs » sont bien plus sensées que moi d’après leurs dires. Alors cela ne me surprend pas qu’elles aient réagit de la sorte. Je comprends néanmoins ta vision des choses. »


Fuyant son regard pour me calmer, je fixais un point à l’horizon. Me redonnant contenance. Un air soigneusement neutre s’afficha alors sur mon visage. Il y avait certains sujets qui me faisais devenir instable.

"Les sirènes disparaissent plutôt dans un bouillonnement d'écume...ou alors tu es une sirène fée?"


Un sourire rieur s’afficha sur mon visage alors que ma réponse se fit au tac au tac. Oui… Quelqu’un d’autre que moi aurait sans doute fuit cette vision de mort personnifiée, mais pas moi. Je l’avais frôlée de tellement près que plus rien ne m’étonnais. Et puis… Après tout, j’avais le diable en personne comme confident. D’ailleurs, comment pourrait-il bien réagir quand il allait apprendre que j’avais croisé la version marine de cette bonne vieille faucheuse ?

« Ce que je suis, mon bon monsieur, est un mystère dont je ne connais moi-même pas la réponse. Peut-être parviendras-tu à résoudre ce casse-tête si le cœur t’en dit. »


Puis le marin laissa échapper une petite réflexion sur ses vêtements qui me laissa baba… En quoi ces vêtements étaient dérangeant ? J’avais une liste loooongue comme le bras. Mais je me contentais d’hausser les épaules et de parler d’une voix douce.

« Quand on te croise, on pense à trois choses, soit tu sors du tournage d’un film avec des zombies au programme, soit tu fais partit d’un groupe de musique de métal en tournée, ou… Dernière réponse : Tu es un mec bizarre, pas très accueillant, et clairement louche. » Je ponctuais la phrase par un signe de tête. « Si tu veux éviter qu’on sonne à ta porte avec des fourches et des torches, tu as intérêt à te mettre aux gouts du jour. »

Puis je m’étais détournée, mais il m’avait par la même occasion saisie par le bras. Sa main était aussi froide et fraiche que la mienne. Ce qui était, pour ainsi dire, extrêmement rare. Voir même… PRESQUE impossible.

"Ce n'est pas ton heure, et j'espère bien ne pas être celui que tu verra à ce moment là. Mais je ne suis pas contre un petit coup de pouce, pour me fondre dans la masse...j'ai encore quelque chose à faire dans le coin"

Hm… Monsieur le faucheur des sept mers avait-il besoin de l’aide d’une sirène ? Il semblait bien que oui. Je regardais tout autour de nous. Remarquant sans mal que les habitants faisaient tout pour ignorer la présence de ce sinistre personnage. Les yeux défilaient sur lui mais jamais ne s’arrêtaient.

« Bien… J’accepte. Mais uniquement parce que j’ai bon cœur et que je ne peux pas laisser un homme au cœur marin aux prises avec des villageois enragés. C’est parti. Suis-moi, banane ! »

J’aurais sans doute dus faire relookeuse professionnelle, au lieu de ça j’étais tatoueuse, et les tatouages recouvrant mes bras étaient un bon indice. Enfin… En me voyant les gens ne se disaient pas « tiens donc ! Voilà l’innocence incarnée, on lui donnerait une auréole s’il était possible » mais plutôt « tiens, voilà la dure à cuir, je suis sûre qu’elle tue des petits chatons dans son arrière cours. » et NON figurez-vous que je n’ai pas d’arrière cours, j’ai une terrasse et qu’en prime je pratique le yoga couramment. Je m’éloignais de la rue pour emprunter une ruelle qui menait à la rue commerçante. Je m’arrêtais ensuite dans une petite rue regroupant de nombreuses échoppes, dont certaines, de vêtements, bien sûr. Je me tournais vers l’homme, propre sur lui, j’avais du mal à le voir en rangers et en pantalon en cuir. Le fixant de bas en haut, je finis par me décider.

« On va commencer par tes vêtements, et on verra ensuite si ça colle ou s’il faut faire autre chose. »

Je me stoppais net, avant de me tourner vers lui.

« Au fait, moi c’est Victoria, et je te conseille de me donner ton p’tit nom, sinon je risque de dévoiler ta couverture sans même faire exprès. »




...



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Mer 8 Juin - 22:48

Informations diverses.

A little lonely mermaid and a ghost

La crainte peut-être melée a du respect. Liam eu un sourire. Son equipage le respectait oui. Il était un bon capitaine, malgré sa nature, malgré sa mission, malgré son nom. Mais le respect de ses hommes n'était pas celui de ses "victimes". Ils considérait ces gens dont il vendait l'âme à Mephisto comme étant des victimes. D'abord de la mer, et puis livré entre ses griffes. Ils n'avaient aucune chance de s'echapper, il n'y avait pas de promesse d'un avenir meilleur. Il ne leur offrait qu'un sort pire que la mort, sans le leur dire...alors qu'il le savait dans le fond. Alors non, il n'y avait pas de respect dans ce cas.

"Une victime ne respecte pas son bourreau...je ne suis pas un ange, et je ne suis pas un héros...c'est eux que l'on respecte".

Mais il ne disait pas cela pour se faire plaindre. Il n'était pas à plaindre. Au final, aujourd'hui, ce qu'il restait de son existence n'était pas "si mal". C'était ce qu'il se répétait chacun matin, et un jour il finirait bien par se convaincre de le chose. un jour. Il avait l'éternité pour se convaincre du bon coté de sa condition.

Il soutint son regard tandis qu'il se chargeait de haine et qu'une part d'elle revenait vers sa nature primaire. Il ne souriait pas. Elle ne lui faisait pas peur, mais il pouvait sentir cette haine. Il avait appris a reconnaitre son odeur et la sensation qui l'accompagnait...combien de fois l'avait-on haï et maudit? Trop de fois pour qu'il continue de compter. Mais il ne connaissait pas cette femme, pas plus que son histoire. Alors il ne pouvais ni la juger elle, ni ce sentiment qu'elle épprouvait pour ses semblables.

Il lui adressa un sourire tandis qu'elle-même souriait à sa remarque. Si Davy Jones et une sirène pouvait s'entendre, alors plus rien n'était impossible dans ce monde étrange. Les semblable de cette petite, n'avait rien à lui envier...mais c'était aussi le cas pour le contraire. Faire parti d'un troupeau et suivre des règles n'était pas fait pour tout le monde...et puis...les sirènes étaient bien ennuyeuses dans le fond, pas plus farouche que les autres, même si elle pouvait le voir sans être proche de la mort.

"Si c'est un défi, je ne peux que le relever. Cela occupera mes journées"

Mais en tout cas, elle avait une bonne oreille. Et même si elle était en train de lui dire qu'il n'était ni classe, ni avenant, ni même moderne, cela le fit rire. C'était quand la dernière fois qu'il avait entendu le son de son propre rire? Il était un peu grinçant...

"Je suis un type louche, je ne peux même pas le nier...'idée du zombie n'est pas très loin de la réalité non plus...quand au reste...j'ignore ce que c'est alors je ne peux pas me prononcer"

Venir sonner à sa porte? L'idée le fit sourire. Durant une demi seconde, son regard sembla dire "je suis curieux de voir qui oserait taper à la porte de Davy Jones en le menaçant avec une fourche" mais il refoula cette partie de lui, qui n'avait rien a faire là pour le moment.

Froide. Elle l'était. Mais cela ne l'avait pas choqué. Pour lui tout était trop chaud ou tiède. Les gens qu'il touchait n'était que des mort en sursit, et la terreur glaçait leur peau refroidit par la mer. La chaleur de son frère avait été un bonheur. Mais la peau froide de la demoiselle ne l'avait pas fait hurler au monstre. Pour lui, c'était plus normal que la chaleur de la vie.

« Bien… J’accepte. Mais uniquement parce que j’ai bon cœur et que je ne peux pas laisser un homme au cœur marin aux prises avec des villageois enragés. C’est parti. Suis-moi, banane ! »

Comme elle était adorable cette petite! Pour peu il lui aurait envoyer de fleurs. Ouais non, fallait pas abuser. Même la naiveté mortelle de Liam n'allait pas jusque là. Pas même son coté guimauve. Il lui était reconnaissant d'accepter....mais il n'allait pas le dire tout de suite. On sait jamais, cela pouvait être dangereux, ou même un piège...quoique...quel piège pouvait bien lui être fatal hein?
Il avait tendance a oublier qu'à présent il était redevenu presque aussi fragile qu'un humain...il ne pouvait juste...pas mourir...

"Je prefère être un poulpe a une banane...c'est dur la vie de banane"

Il fallait bien, être un peu con. A force de cotoyer la mort et d'être craint par tous, on developpe un sens de l'humour à coucher dehors. Liam ne faisait pas exception a cette règles. Il n'avait jamais été très doué pour faire rire...mais cela ne s'était pas vraiment arranger dans sa nouvelle "vie".

Il la suivit dans les ruelles, en regardant autour de lui. Il croisait les regard des passant. Sans doute se demandait-il pourquoi une jeune femme tatouée comme elle l'était se faisait suivre d'aussi près par un mec aussi 'louche' que lui. Bah..il se moquait bien des rumeurs...sa réputation n'était que rumeurs, et aucune n'était aussi vraie que la réalité. Mais personne, à part lui, n'était revenu sur la terre ferme pour pouvoir dire laquelle était la plus vraie.
Et il n'avait jamais preter oreille aux rumeurs de son vivants, pas plus qu'au regard des autres. Et il ne le faisait pas plus aujourd'hui...alors jusqu'à maintenant il n'avait pas fait attention qu'on le regardait étrangement, ou qu'on évitait de le regarder. C'était peut-être pour cela qu'il s'était sentit "invisible" dans cette ville...parce que l'on "osait pas" le regarder.

"C'est toi la pro, je me fie a tes conseils."

Il l'observa pour voir comment elle choisissait, et surtout les mots qu'elle employait. Il n'était pas demeuré, mais chaque endroit avait son vocabulaire. Et la dernière fois qu'il avait acheter un vêtement, c'était il y a plus de deux cents ans. Ceci dit, hormis sa veste delavée, il portait toujours les mêmes...un mort n'a pas besoin de se changer. Ca expliquait peut-être qu'il semble louche.

"Da..."

Il se stoppa net, avant de pousser un soupir. Non, il ne devait pas lui donner ce nom. Pas ici, pas avec toutes ses oreilles indiscrètes. Un nom c'est un pouvoir après tout.

"Liam. Liam Jones. Merci de perdre ton temps à aider le pauvre marin perdu que je suis, et enchanté de faire ta connaissance, Victoria".

Des présentations en bonnes et dues formes. Il prit les vêtements qu'elle avait selectionné et...parti les essayer. Après tout, il était LA, pour ça. C'était étrange...pour lui. Mais toute expérience est bonne à prendre.



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Piranha Cannibale
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Mer 15 Juin - 22:53

  • Liam
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Un petit rire s’échappa à ces mots. Oui une victime craindra son bourreau. Mais elle ne sera pas en mesure d’aller à son encontre, car la peur surplombe tout. La peur, c’est comme une vague glaçante qui gèle jusqu’aux tripes. Cette peur, je l’avais ressentie face au monstre. Alors l’homme qui se tenait face à moi était-il considéré par les autres comme un monstre ? Aucun moyen de le savoir réellement. Enfin j’avais pour habitude de ne jamais juger avant de connaître. C’était cette naïveté qui m’avais embarqué dans bien des chemins sinueux.

"Si c'est un défi, je ne peux que le relever. Cela occupera mes journées"

Un sourire amusé s’afficha sur mes lèvres pleines alors que je le regardais. C’était une question dont la seule personne qui avait la réponse était l’océan. Et avec lui, les secrets restent à jamais enfouis. Mais si cela l’amusait… Il pouvait chercher. Je n’étais pas tout à fait une sirène conventionnelle et je le savais depuis bien des années.

« A ta guise, mais je pense que tu risques de tomber rapidement sur un os. Ou dans notre cas, une arrête ! »

Il rit a son tour à ma réflexion sur son accoutrement. Mes remarques stupides parvenaient a faire rire le passeur d’âme qui n’était pas si effroyable qu’on pouvait le croire. Encore une fois, c’était des « on dit » des absurdités que les gens racontaient sans cesse sur d’autres. Il ne fallait jamais se fier à eux.

"Je suis un type louche, je ne peux même pas le nier...'idée du zombie n'est pas très loin de la réalité non plus...quand au reste...j'ignore ce que c'est alors je ne peux pas me prononcer"

Je haussais les épaules. J’allais pas m’engager à expliquer des concepts compliqués… Je risquais de le perdre beaucoup plus que de le guider. Je penchais finalement la tête, un demi sourire amusé et rieur sur le visage alors que je l’observais une nouvelle fois.

« Ouais, tellement louche que je devrais prendre mes jambes à mon cou et filer, je ne sais même pas pourquoi je reste. »

Oui c'était une boutade, ce n'était pas méchant. Je n'avais pas dis ça pour faire du mal au jeune homme. Et je pense qu'il avait assez de répartie depuis le début de cette rencontre (digne d'un épisode de la quatrième dimension) pour ne pas le prendre mal.

"Je préfère être un poulpe a une banane...c'est dur la vie de banane"

Un poulpe ? Noon les poulpes étaient tous grognons, ils étaient le plus souvent occupés à dormir dans un endroit sombres et à balancer de l’encre dans la figure des honnêtes voyages. J’en avais soupé.

« La banane est moins salissante tout de même… »

Il finit par me donner son nom, et je hochais la tête à l’entente de ce prénom. Lui attrapant la main pour la serrer.

« Moi de même Capitaine ! »


La boutique était assez grande pour que nous passions inaperçus. C’était tant mieux. Je piochais de ça de là quelques fringues que je regardais, mettais devant l’homme pour évaluer la taille. A vue d’œil je voyais un peu près ce qui pouvait lui aller et ce qui serait sans doute trop grand. Concentrée sur ma lourde tâche, petit à petit mes bras se chargèrent de vêtements.

« Bon je pense que tu réalises que la mode a UN PETIT PEU changé n’est-ce pas ? On va faire de toi un monsieur tout le monde, tu verras, ce sera mieux pour se fondre dans la masse et faire ce que tu veux sans qu’on te tombe sur le poil comme je l’ai fait. »

J’attrapais sa main pour le mener aux cabines et lui mettre dans les mains un t-shirt gris, une veste en cuir et un pantalon en toile noire des plus sobre. Je m’exclamais joyeusement en tirant le rideau.

« Aller en selle cow boy ! Voyons ce que ça donne ! Tu verras, c’est tout de suite moins dur à mettre que tout l’attirail que tu portes sur le dos. »

Je m’installais sur un petit banc en face de la cabine, j’avais vraiment aucune honte et aucune retenue. En fait, ça aussi ça flippait mon médecin de la tête, mais j’assumais.

« Et sinon… Comment tu es arrivé ici dis-moi ? Parce que de toute évidence, tu débarques à peine. »




...



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Dim 7 Aoû - 13:10

Informations diverses.

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Comment résumé les journées très actives du Capitaine le plus redouté des Océans? Errance. Cela suffisait amplement. Contrairement à ce que l'on peut croire, il ne meurent pas en mer autant de gens qu'on peut le croire...généralement il faisait des tirs groupés. Alors oui il avait le temps de questionner les vagues, les écumes et les poissons sur les origines douteuses d'une sirène quelque peu différentes de celles qu'il avait déja rencontré.

Un sourire plus tard, il haussa les épaules.

"Les arrêtes ne me tueront pas, je suis plutôt du genre borné"

En réalité les origines de la demoiselles ne l'interessaient pas plus que ça. Il n'était pas là pour enqueter sur sa réelle identité. Elle savait qui il était, il savait qu'elle était une sirène proscrite. Avait-il réellement besoin d'en savoir plus? Franchement? Non. Mais il tendrait l'oreille...quand bien meme il ne les aimaient pas, et il ne les écoutaient jamais vraiment, les rumeurs avaient parfois un fond de vérité, alors il pouvait toujours entendre parler de quelques choses, et faire le lien avec elle Peut-être, peut-être pas. Mephisto ne l'avait pas encore payé pour qu'il enquête sur les origines douteuses des gens qu'il allait rencontré ici.

"Tu dois êtres un peu folle quelque part. Venir m'aborder dans la rue, me trainer dans des rues bizarre pour m'aider a me fondre dans la masse...ou alors tu as un fond louche toi aussi..."

Folle? Ouais...elle l'était peut-être. Mais qui ne l'ait pas dans le fond. Lui l'était...son frère devait l'être aussi après avoir vécu aussi longtemps...même ephisto l'était aussi sans doute. La folie avait été une compagne pendant les première années de sa nouvelle vie. Davy Jones n'avait pas toujours été stable et blasé comme c'était le cas aujourd'hui. La Mort n'est pas bonne pour tout le monde...et cotoyer les mort non plus. Faire ce qu'il faisait à toutes ses pauvres âme lui avait couté bien plus qu'on pouvait le croire en le voyant ainsi....et il s'était condanné à cela pour le restant de son éternité....pour aider son frère. D'aucun dirait "juste pour aider Killian, quel fou"...mais oui. Alors si elle était folle, ils étaient simplement une paire de fous.

"Je n'ai jamais cotoyé de banane assez longtemps pour le savoir. Mon ami poupe est présentable je t'assure!"

Son ami...poulpe...la bonne blague. Mais oui. Asparthame, son poulpe de compagnie était à ses coté sur le Hollandais Volant depuis pluseurs années maintenant. Peut-être qu'il était mort, mais que son âme restait accroché au planches du navire fantôme...toujours est-il qu'il était là depuis bien longtemps.

Il lui adressa un sourire. Maintenant que les présentation était faite...et bien il ne sentait pas mieux integré. Mais bon, il n'avait pas l'habitude de parler à des êtres vivants. Voila deux cents que la seule personne vivantes qu'il avait cotoyé avant de retrouvé Killian c'était Mephisto. Quand aux autres, il n'était ni morts ni vivants et ne le restaient pas ongtemps lorsqu'ils croisaient sa route.

Il observait les autres, et les vêtements qu'ils portaient. Pour avoir changer la "mode", comme elle le disait" avait changé en effet. Du temps où il avait encore le loisir d'acheter des vêtements...il n'avait jamais eu assez d'argent pour le faire. Et dans la Marine Royale, son plus grand soucis n'était pas d'être impecable de la tête au pied. Son uniforme de marin lui suffisait amplement pour faire valoir son grade, son rang...sa place. Il n'était rien de plus qu'un Capitaine au service de la Couronne. Titre qu'il avait jeté a l'eau peu avant de mourir. Alors il n'avait jamais fait attention à cette "mode". Davy Jones se moquait bien d'être présentable. Et Liam avait fini par s'en moquer aussi.

"C'est gentil a toi de te donner autant de mal pour un inconnu louche comme moi"

Une façon de dire merci a demi-mots...pour le moment. Il ne savait pas encore si elle avait l'intention de vraiment le transformer en banane ou pas. Après tout, les sirènes étaient des êtres fourbes...enfin c'est ce qu'il avait appris au fil de temps. Les enfants de la mer était un peu comme elle: fourbe et impitoyable. Mais si elle était différente de ses soeurs, qu'en était-il se sa façon d'être. Il ne pouvait pas le dire, pas après seulement quelques échanges de mots. Juger les gens sur si peu, ce n'était pas lui. Et il leur accordait toujours le bénéfice du doute. Il avait fallut qu'il frôle la mort à Neverland pour accepter que son frère avait raison au sujet de la couronne...et même en l'acceptant, il y avait laisser la vie, parce qu'il y avait cru trop tard. Liam était toujours naïf, mais Davy Jones lui ne faisait aucun cadeau. Deux personnalités, un seul corps. Peut-être qu'il était fou, mais c'était sa seule manière de pouvoir continuer a avancé aujourd'hui.

Poussé au fond d'une "cabine", et separé du monde par un simple rideau, il lui fallut quelques minutes pour comprendre qu'il devait ôter ses vêtements et enfiler ceux qu'elle lui avait mit dans les bras. S'il était naïf il était aussi pudique le petit. Et cet atirail faisait parti de lui. Il était un marin, un...non il n'était pas un pirate. Enfin il ne se considerait pas comme tel, même si son accoutrement pourrait parfois le laisser croire. C'est en se changeant qu'il prit conscience de l'état délabré de ses vêtements. Le temps l'épargnait lui, mais pas eux. Et cela le fit rire. Il ressemblait à un naufragé...quelle ironie, de ressembler à ceux dont il volait la dernière étincelle de vie qui leur restait.

"J'ai suivit une personne à laquelle je tiens beaucoup...et il est ici. La magie s'est chargé de faire le reste...je ne sait plus vraiment comment j'ai fait pour aller de là-bas à ici, à la limite de cette ville étrange"

Une réponse bien embrouillée. Un peu comme lui, et ses idées. Brumeuses. C'était son quotidien. Réapprendre à parler, a s'expliquer, a vivre comme un humain presque normal. Les sensation d'un corps a demi vivant...C'était étrange pour lui. La morsure de l'air, le contact avec autrui...

ET c'est en pensant ainsi qu'il attrappa le rideau -le tissus était rêche, c'était étrange entre ses doigts. Et il le tira pour de nouveau réintegré le monde extérieur. Des regards c'étaient tourné vers lui, il se sentait observer. C'était bizarre. Le sien chercha celui de Victoria.

"C'est toujours aussi bizarre de devenir moderne?"



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Dim 28 Aoû - 1:35

  • Liam
  • Victoria
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Un petit rire s’éleva alors. Lorsque je n’avais pas les yeux rivés sur mon passé, j’étais du genre « bonne vivante », bavarde, souriante, curieuse… Mais en ce moment, mes yeux étaient bien plus souvent derrière que devant. J’avais réussi à surmonter une fois tous mes traumatismes, puis les avaient oubliés, avant que le tout ne me revienne comme une bonne claque sonore au visage, et qu’un mur de peur et d’appréhension ne s’élève juste sous mon nez. De la peur… Un vertige me paralysant.

"Tu dois êtres un peu folle quelque part. Venir m'aborder dans la rue, me trainer dans des rues bizarre pour m'aider a me fondre dans la masse...ou alors tu as un fond louche toi aussi..."

Ce mot tournoya dans ma tête, une fois, deux fois, trois fois, comme un écho entêtant me rappelant ma condition. J’étais la pauvre créature que ses souvenirs tourmentaient sans cesse. Mais mon visage n’afficha rien. C’est comme si j’avais coupé le lien « cervelet – émotion – visage ». J’étais en panne ? Je ne ressentais qu’un froids glacial provoqué par la résurgence de quelques souvenirs douloureux. Je relevais les yeux, croisant son regard.

« Ce n’est pas seulement quelque part. Je suis un cocktail de folie qui menace d’exploser à chaque instant. Donc on peut aussi dire que je suis louche, mais rassure-toi, je t’embarque pas dans les ruelles pour te faire du mal, on est pas dans un film… Et ma folie est relativement… Inoffensive ! »


Enfin… C’est surtout que je me maîtrisais à chaque instant, enfermant toutes ces pulsions d’autodestruction dans un petit coffre fermé à clef dans un coin reculé de ma tête. Mon regard reprit un peu de vie alors qu’un sourire s’afficha sur ma frimousse. J’étais inquiétante, flippante, on pouvait pas traîner avec moi. C’est pour ça que je me gardais bien d’aborder les gens. Mais je pouvais pas passer à côté de lui sans rien faire.

"Je n'ai jamais cotoyé de banane assez longtemps pour le savoir. Mon ami poulpe est présentable je t'assure!"


Je secouais à nouveau la tête, répondant du tac au tac sur ce sujet d’une voix claire d’où pointait amusement et gaité :

« Ho ? Il n’est pas de ceux qui te crachent leur encre en plein visage sous prétexte que tu nageais trop près d’eux ? Tu en as de la chance… Parce que personnellement j’ai un passif assez frustrant avec les membres de son espèce ! »

Ho et je ne vous raconte pas quand j’avais essayé d’en boulotter un. Quand vous avez faim, tout fait ventre… A part peut-être ce truc visqueux qui se tortille et qui vous balance des jets d’encre dans les mirettes. J’avais essayé une fois, pas deux… En fait, quand on parlait du monde sous-marin, les humains avaient l’air de penser que c’était un monde de merveilles et de couleurs ! Mais bon ce n’était qu’en partie ! Quand vous exploriez les fonds marins, vous tombiez bien souvent sur des horreurs toutes droits sorties de l’imagination d’un détraqué du ciboulot ! Et je ne parlais pas juste de moi ! Mais de tous ces poissons colorés MAIS empoissonnés et cie. Bon… Par chance, il semblait que mon organisme ne soit pas tout à fait pareil que celui des humains. C’était un plus, sinon ça ferait longtemps que je ne nagerais plus parmi les vivants !

"C'est gentil a toi de te donner autant de mal pour un inconnu louche comme moi"


Pouvait-on réellement parler de gentillesse ? C’était juste que j’étais « déjà » passée par là. Je connaissais les regards, je connaissais le mépris. Car après tout… J’avais trouvé le moyen de côtoyer les hommes, de vivre parmi eux, avec toutes ces coutumes que j’avais dû apprendre, et que je n’étais toujours pas sûre de maîtriser. Je savais comme c’était dur, comme c’était frustrant. C’était ma manière de tirer un trait sur tout ça. De prendre ma revanche sur ce monde. Je secouais doucement la tête.

« Halala, je ne vais pas laisser les gens brandir leurs torches et leurs fourches en te voyant, l’ambiance en ville va en pâtir après ! Et puis bon… Si tu comptes rester parmi nous… Il faut bien te donner un petit coup de pouce. »

En réalité je me demandais si mon « altruisme » n’était pas ma façon de réécrire ma propre histoire. Je n’avais jamais eu de guide en arrivant sur terre, ce qui m’avais mené par des chemins sombres et tortueux… Des chemins que je n’aurais sans doute pas empruntés si une main s’était posée sur mon épaule en me disant « heeep pas par là mon chou ! Prend à gauche ! ». L’aidais-je par pur égoïsme ? Sans doute, mais on allait pas s’étendre sur mes motivations. En plus… Cette séance relookage m’offrais un prétexte pour ne plus penser au bordel ambiant qu’était ma vie ces derniers temps. Entre troubles et surprises, bonheurs et peines insondables.


"J'ai suivit une personne à laquelle je tiens beaucoup...et il est ici. La magie s'est chargé de faire le reste...je ne sait plus vraiment comment j'ai fait pour aller de là-bas à ici, à la limite de cette ville étrange. C'est toujours aussi bizarre de devenir moderne?"


Je suivis un instant son regard lorsqu’il sortit de sa cabine pour voir deux ou trois personnes le fixant avec une rare impolitesse, mes pupilles devinrent aussi minces que ceux d’un chat alors que je sifflais d’une voix raide :

« Vous avez pas autre chose à faire ? Aller ! Filez ou je risque de rapidement vous rentrer dans le tas...»


Ça a du faire de l’effet, car après m’avoir regardé de la tête aux pieds, mes tatouages, mon regard peu humain, ils passèrent leur chemin sans demander leur reste, je me tournais donc à nouveau vers le marin, le regardant de haut en bas.


« Hé bien… Voilà qui est fait, viens par-là l’ami, et regardes toi au moins un peu dans un miroir ! Tu verras. »


Je lui attrapais le bras, le postant devant un grand miroir qui prenait toute la surface du mur, au fond de l’allée de cabines d’essayage. Il avait de l’allure. Cela restait sobre, mais quelque chose de dangereux se dégageait tout de même toujours de lui. On ne peut pas transformer un loup en agneau. Ce commentaire s’appliquait autant à lui qu’à moi. Lui faisait peur au reste du monde, et ce même monde se méfiait de moi comme de la peste. Je secouais la tête.

« Ce n’est pas toi qui va à ce lieu, c’est lui qui vient à toi, et il en sera toujours ainsi. C’est le destin qui a mené ton navire à travers les flots. Mais j’espère néanmoins que tu retrouveras ce que tu cherches. Ou alors l’as-tu déjà trouvé ? Quant au monde « moderne » comme dans l’autre, il sera toujours peuplé d’une poignée d’idiots obtus pour aller en complémentarité avec les génies aux esprits libres. »




...



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Lun 12 Sep - 0:04

Informations diverses.

A little lonely mermaid and a ghost

Un coktail de folie. Un sourire étira les lèvres du fantôme le plus mal reputé des septs mers. La folie il connaissait plutôt bien. Et cette demoiselle ne lui faisait pas peur. Pas grand chose ne lui faisait peur. Mais surtout pas un petit bout de femme...oh il aurait peut-être du se mefier d'elle, on dit que les fous sont les plus imprévisibles qu'une personne saine d'esprit...parce qu'ils sont instables.

"Alors je n'ai aucune raison d'avoir peur de toi. Tant mieux. Tu n'as pas plus de raison d'avoir peur de moi...aussi louche que je puisse paraître"

Sur Terre, il n'était que Liam. Davy Jones était resté a bord du Hollandais Volant. C'est ce qu'il se disait tout le temps. Il savait que cet autre, faisait parti intégrante de lui, que où qu'il soit, Davy était là aussi. Peut-être qu'il était un peu fou à sa manière aussi. Il n'était pas tout seul dans sa tête. Il avait reussi a survivre comme ça. Alors au final, il pouvait la comprendre. Pas saisir le pourquoi du comment elle était devenu ainsi, mais de base, Liam ne jugeait pas les gens, et encore moins d'un simple coup d'oeil...elle aurait pu être unijambiste et bec de lièvres, cela ne l'aurait pas empecher de lui parler. Liam n'avait que faire des rmeurs et des messes basses.

Il secoua la tête, en souriant. Asparthame était trop gros maintenant pour rester dans sa poche, et il avait d'eau pour vivre, alors c'était juste hors de question de le mettre sur son épaule lorsqu'il veait passer des heures sur terre.

"Je te le presenterais à l'occasion. C'est une gentille bête....Et bien trop intelligente pour moi parfois."

Sans doute que d'avoir grandit sur un bateau fantôme faisait de son poulpe de compagnie un être un peu différent. Comme Liam était différent des autres humains, comme Victoria était différente de ses semblables. On est tous un peu différents à notre manière, c'est ce qui nous permet d'être nous après tout. A ses yeux, la petite sirène était une femme sympa. Peu importe qui elle était.

"Alors tu es une folle que je pourrais qualifier d'adorable. C'est pas donné a tout les humains de l'être..."

Et il en avait vu un bon paquet. Que ce soit au bord de la mort, au moment de faire le pacte avec lui...ou de son vivant. Il se souvnait de chaque instant de sa vie comme si c'était hier. La méchanceté gratuire dont ils avaient été victime, son frère et lui...les coups bas...Et sa propre naiveté. Alors oui, même si elle avait une idée derrière la tete en l'abordant -elle n'en avait peut-être pas, il n'en savait rien- pour lui elle était une bonne personne. Un peu bizarre, mais sympa. Et dans son vocabulaire, bizarre n'était pas un gros mot. Il était devenu bizarre dans sa nouvelle vie, et il ne l'avait jamais été autrefois.

"Je ne voudrais pas être a l'orgine de problèmes en ville alors que je viens d'arriver et que je suis la pour aider quelqu'un...Ce serait un peu bête et surtout très facheux."

Si il se mettait a monter les gens les uns contre les autres, pour une histoire de tenue vestimentaire...alors Killian allait attendre longtemps qu'il l'aide a resoudre ses problèmes. Et ce n'était pas ce que Liam voulait. Ce que les gens pouvait penser de lui, il n'en avait un peu rien a faire, mais il ne voulait pas que l'on montre son frère du doigt a cause de cela...même si il n'y avait qu'une seule personne ici, qui devait connaître sa véritable identité.

Elle le tira devant un miroir, et il se regarda un instant. Celui qu'il voyait dans la glace n'éait pas Liam. C'était toujours ainsi lorsqu'il regardait son reflet. Alors il detourna les yeux, et se mit dos au miroir. Il était Davy Jones, qu'il le veuille ou non...et son aura était ainsi faite. Il n'était pas un saint, mais pas un pirate non plus. Ou peut-être que si. Mais il était un fléau même pour les plus grand pirate. Mieux vallait mourir sur terre qu'en mer, parce qu'en mer, personne n'échappait a Davy Jones. Personne.

"Je l'ai trouvé, assez rapidement. Maintenant, il faut que je réapprenne a être le grand frère...je suis loin de lui depuis trop longtemps..."

Il n'avait jamais oublié qui il était, mais par moment, Liam s'effaçait, et il lui était difficile de faire autrement. Deux cant ans a errer, et a lutter pour finir la ceder peu a peu du terrain au monstre qui lui avait permit de revenir.

"C'est assez bien dit, je n'ai rien de mieux a ajouter"



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Mer 28 Sep - 19:13

  • Liam
  • Victoria
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Un sourire étira alors mon visage lorsqu’il m’affirma n’avoir aucune raison d’avoir peur. C’était déjà ça. Je voyais chaque jour la méfiance au fond des yeux des gens, et lui m’affirma que je n’avais pas non plus à avoir peur. J’effectuais une courbette exagérée qui rendait bizarre avec ma tenue actuelle, avant de lui offrir un sourire tout en quenottes, la magie que contenait mon bracelet défailli un moment, lui montrant mes pupilles rectilignes et mon regard opalescent. Il marchait sans défaillir dans l’autre monde. Mais ici… Il arrivait régulièrement que la magie flanche au grès de mes humeurs, et des siennes, manifestement.

« Hé bien entre gens louches on se comprends n’est-ce pas ? Bien, puisque c’est ainsi… Me voilà avec un poids de moins sur les épaules ! »


Depuis que j’étais ici, je me trouvais moins méfiante qu’avant. Et pourtant… Pourtant… L’humanité me faisais peur, elle me donnait des frissons d’horreurs lorsque je détournais mon regard de ma route pour regarder derrière moi. Je ne savais pas si j’étais capable, un jour, de tracer un trait pur et simple sur ce qui m’étais arrivé. Je pense que cela n’arrivera jamais. Mais parfois… Ou parfois… J’en viens presque à regretter cette douce innocence dans laquelle on m’avait plongé de force, en m’arrachant tous mes souvenirs.

"Je te le presenterais à l'occasion. C'est une gentille bête....Et bien trop intelligente pour moi parfois."

j’arquais un fin sourcil, avant de hocher la tête, oui, les bestiole, la plupart du temps c’était plus futé que les maîtres, je le savais d’expérience. Moi j’avais des boules de poil qui avaient tendance à me rendre chèvre. Deux petits tamias bien énergiques et bien décidés à me faire comprendre que je n’étais que « tolérée » à la maison, et oui… C’est comme ça les bêtes, tu leur donne le doigt, et elles ne laisseront que tes chaussures ! un sourire taquin éclaira mon visage pâle.

« Hé oui capitaine, les créatures de la mer sont très malines ! Plus que ce que l’on croit. »


Il me fit un compliment qui me fit écarquiller les yeux. C’était bien la première fois que j’entendais ce genre de mot pour me qualifier. Je me raclais bruyamment la gorge pour me forcer à chasser mon trouble, avant de hocher pensivement la tête.

« C’est sans doute parce que je ne suis pas humaine ? Tu sais… Les humains ont tendance à avoir une vision du monde tout à fait différente de la mienne. Je le sais… ça commence à faire quelques temps que je traîne parmi eux… »


Je le mit ensuite face à un miroir, il ne regarda son reflet qu’un infime instant avant de s’en détourner. Mon regard dériva un instant sur la surface qui me renvoyais mon reflet ainsi que celui de l’homme de dos. Oui… S’observer chaque jour était un défi. Peu importe la personne. C’était toujours un défis. Alors je choisis de ne pas faire de commentaire là-dessus.
« Ho… C’est donc ton petit frère qui se trouve ici ? Avec un frère comme toi, tu verras, il filera droit un jour. Il faut juste l’accompagner du mieux que tu peux… L’éloigner de l’obscurité grandissante, encore et toujours, être juste là pour lui… Le laisser s’appuyer sur toi. »

En disant cela, mon regard glissa sur le sol alors que mes pensées s’envolaient doucement mais sûrement vers un certain capitaine. Je finis par afficher un pâle sourire.

« Espérons que suite à la malédiction il ne t’ait pas oublié comme ça a été le cas pour bien trop de gens… Mais les retrouvailles c’est toujours bien compliqué… »

Je l’attrapais par le bras, m’éloignant de ce fameux miroir qui au final me rendais mal à l’aise, attrapant les vêtements miteux qui avaient été laissés en cabine, demandant ensuite à ce qu’ils soient empaquetés dans un sac que je tendis au marin avant de régler la note de quelques billets. J’avais l’impression d’être loin du monde que j’aimais tant, dans une routine entêtante. Mais cette sensation ne dura pas puisque juste après, la vie, aussi banale soit-elle était redevenue palpitante et colorée.

« Ne bouge pas… »


Je sortais une paire de ciseaux de mon sac pour couper les étiquettes des vêtements de l’homme, avant de le retourner pour le mettre face à moi.

« Tu es parfait comme ça, tu te fondras dans la masse, tu pourras profiter de tes retrouvailles la tête légère… C’est bien, c’est très bien. »

Mon regard se voila un instant… Parfaite, je l’étais, lorsque j’étais dans mon fameux petit château, parfaite… Je l’étais… Avant qu’il ne mette la main sur moi et transforme mon corps en une toile, laissant sa rage et sa colère s’imprimer sur mon corps. C’était un homme, un être humain. De la même espèce que l’homme que j’aimais, alors… Qu’est-ce qui le séparait tant de celui que j’aimais… Je n’en savais rien. Je me rendis compte que cela faisait un moment que je triturais ses vêtements, je laissais tomber mes mains, le regard vide, perdu.

« Dis-moi, toi qui a vu du pays, du monde… Y’a-t-il une graine de malveillance en chaque homme ?... Ou est-ce juste quelques personnes par ci par là qui acquièrent la fameuse fleur du mal à la naissance ?... »

Je pressais mes mains contre mes yeux, avant de m’entourer de mes bras, me serrant fort, le cœur battant dans ma poitrine. Ces crises d’angoisses me tordaient… Me brisaient un peu plus à chaque fois. J’étais agneau vivant parmi les loups, l’innocence dans le vice… Mais je perdais mon éclat… Petit à petit il disparaissait.


...



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Ven 30 Sep - 23:05

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A little lonely mermaid and a ghost

Il ne détourna pas le regard lorsque la magie lui laissa entrevoir ce qu'elle était vraiment. Non au contraire. Il eu même un petit sourire. Il avait croisé la route de créatures peu recommendable dans sa nouvelle vie, il était un foutu fantôme qui tentait de se trouver une raison de continuer cette lugubre mascarade...alors même si elle était "différente" des autres sirènes, et bien, elle ne lui faisait pas peur. Pas plus que son apparence toute en quenottes ne le degoutait.

"Tu m'en vois ravis, si j'ai pu lever un poids de tes épaules, ce serait dommage que tu ploie devant moi pour si peu de choses..."

Il lui adressa à son tour, un petit sourire. Il ne voulait nullement lui faire peur. Ni même lui laisser croire que c'était son but. Il lui devait un service, et il savait bien qu'il le lui dirait à un moment. Ce n'était pas grand chose, ce qu'elle avait fait, mais elle l'avait fait. Peut-être par interet, peut-être pour chasser l'ennui, qui sait...mais Liam se moquait bien de tout ça. C'était un coup de main, comme un autre, et il mettait un point d'honneur à toujours payer ses dettes, quelle quelle soit.

« Hé oui capitaine, les créatures de la mer sont très malines ! Plus que ce que l’on croit. »

Il eut un petit rire. Peut-être un peu rouillé le grand capitaine du Hollandais. Mais il faut dire que rire, ce n'était pas ce qu'il faisait le plus a bord de son navire, lorsqu'il remplissait son rôle. Et il le faisait bien. Il s'était toujours donné a fond dans ses tâches, il n'allait pas changer dans la mort. Mais ce n'était pas forcement une chose qu'il appreciait au vu de son rôle.

"J'ai eu plus que de raisons l'occasion de verifier ça, et je ne peux pas te contredire. Mais la mer elle même est plus maligne qu'on ne le croit, il est normal que ses enfants le soit aussi, non?"

La mer était plus bipolaire que le plus grand des fous. Calme un instant, demontée celui d'après. Il n'y avait aucun moyen de calmer la folie de la mer lorsqu'elle perdait son calme. Et il en allait de même pour ses enfants. Les sirènes étaient des légendes, des beautés sans nom...mais des monstres effroyables sous la surface. C'est du moins ce que l'on racontait. Mais Liam n'y croyait qu'à moitié. Il trouvait les sirènes, n'était pas forcement de bonnes compagnies quand on avait rien d'interessants à leur offrir. Et rien que pour cela, la jeune femme se denotait de ses soeurs. Alors que lui importait à lui, qu'elle soit différente? C'était ce qu'il voyait en ce moment d'elle qui l'interessait. Le passé, le futur, les choix qu'elle avait pu faire...tout cela n'interessait pas Liam.

Elle était troublé par les mots de Liam. Ce n'était pas vraiment ce qu'il avait voulu faire, mais si elle ne s'était pas vexer, alors tout aller bien. Il n'avait jamais prit de gants pour dire les choses, ou tout du moins il en prenait de moins en moins. Vivre seul sur un navire fantôme rendait de moins en moins frequentable.
Qu'elle ne soit pas humaine ne changeait rien a ce qu'il avait pu dire.

"C'est un détail, je ne pense pas que la folie soit très regardante sur la nature des gens. Mais si tu es convaincue de ce que tu dis, alors c'est peut-être le cas. Je ne cotoie plus les êtres humains depuis bien trop longtemps..."

Pas les êtres humains vivants...Et surement pas les meilleurs même lorsqu'ils meurent. A toujours vouloir faire des marchés, a essayer de marchander n bout de leur âme. Mais Davy Jones ne marchande pas. Il prend ce qu'il a aprendre, et le reste ne revoit jamais la couleur du ciel. C'est ainsi. On ne marchande pas avec la faucheuse des mers...sauf si on lui donner le droit de jouer un peu avec une âme perdue. Et encore, cela ne l'interesse pas. Il se contente de faire ce qu'on lui demande. Sans rien epprouver de plus. Car c'est inutile.

Mais c'est bien pour ça qu'il ne parvenait pas à se regarder dans un miroir. Il était devenu un monstre. Comment pouvait-il, ôser ne serait-ce que juger les gens quand ce qu'il était devenu defiait les lois. Un monstre n'a pas le droit de juger les hommes. Il n'était rien. Il n'avait jamais rien été. Il ne serait jamais rien.

"Il ne m'a pas oublié. Je peux te l'assurer. Je ne sais rien de cette malédiction, sinon qu'elle rend cette ville invisible tant que l'on est pas dedans...pour le reste...je suis aussi ignorant qu'un nouveau né."

Il lui adressa un sourire alors qu'elle disait qu'avec un frère comme lui il ne pouvait pas mal tourné. Et pourtant si. Enfin pour lui Killian, n'avait pas vraiment mal tourné, il s'était laissé envahir par les ténèbres qui avait toujours voulu s'emparer de lui depuis qu'il était petit. C'était de sa faute s'il avait mal tourné.

"C'est à cause de moi s'il a sombré dans les ténèbres...et je suis là pour l'en sortir. C'est tout ce qu'il me reste...quitte a vendre son âme, autant le faire pour uen personne qui nous ait chère..."

Etait-ce un secret? Non, pas vraiment. Ce n'est pas comme s'il avait deplier son contrat -qu'il n'avait de toute manière pas- et qu'il lui avait lu de but en blanc. Il n'avait rien dit de plus. Si elle pouvait comprendre, et bien tant mieux pour elle. Mais il ne donnerait pas plus de détails pour le moment. Mais dans le fond, il l'aimait bien cette petite sirène différente. Il pouvait sentir qu'elle n'avait pas eu une vie facile, ça se sentait. Mais elle n'était pas pour autant devenue méchante et désagréable. C'était plutôt comme si elle essayait de se reconstruire.

Mais il était gené. Elle lui avait "payé" son relooking. Embarassé serait le terme le plus approprié. Il lui avait demandé un coup de main mais...tout de même.

"Je te dois plus qu'un coup de main, Victoria. J4espère avoir l'occasion de te rendre la pareille..."

Mais elle lui ordonna de ne pas bouger. Elle mania un ciseau pour couper les petite etiquette de papier qui dépassaient de ses vêtements. Il aurait eu l'air très intelligent s'il c'était balader comme ça dans la rue. Un vrai clown. Mais ça lui aurait peut-être mis du baume au coeur. Quoique...être remarquer comme étant un idiot fini, ne pourrait sans doute pas aider son frère. Alors non, c'était mieux qu'elle ait l'oeil ainsi.

Mais elle triturait ses vêtements, plongée dans ses pensées, avant de lui poser une question des plus sérieuses.
Ils étaient de retour dans la rue. Le monde passait autour sans vraiment faire attention a ce duo des plus étranges. Il regarda paaser les gens, en reflechissant à sa question. Il n'était pas question de lui mentir, ou de repondre de manière évasive. C'était presque comme s'il sentait autre chose à travers ces quelques mots.

Il posa un main sur l'épaule de la demoiselle. Legere, sans qu'elle ne soit une menace. Plus comme un contact qui se voulait rassurant. Il ne savait plus vraiment l'être, pas avec une femme. Il navait jamais eu besoin de faire cela avec des femmes. Ni l'occasion ceci dit. Aujourd'hui il ne l'aurait sans doute plus. Mais qu'importe.

"Je pense qu'il n'y a ni mal ni bien à la naissance...c'est un choix de prendre un chemin ou un autre, bien souvent guidé par ceux qui nous entourent, et les evenements d'une vie."

Mais il repensa à tout ce qu'il avait pu voir dans sa nouvelle vie. A toute ces âmes qu'ils avaient rencontrée. Des belles âmes qu'il avait regretté de ne pouvoir sauvées, et des âmes d'une noirceur sans pareille.

"Mais il y a des personnes, dont l'âme est plus noire que la nuit...quoiqu'il fasse il sont destinés à faire le mal...et même l'être le plus bon et le plus sincère ne peut rien faire pour eux. Mais heuresement il y a des personnes dont la lumière n'est pas faussées. Des gens qui ont le coeur sur la main, des gens qui valent la peine d'être rencontrés..."



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Mar 18 Oct - 18:43

  • Liam
  • Victoria
Dear Fellow Traveler

Je n’osais croiser son regard suite à la magie que j’avais sentis faiblir. Je sentais ma forme humaine « fondre » et laisser apercevoir le vrai moi. Je n’étais pas belle, même en tant qu’humaine je ne l’étais pas, bien trop défigurée pour être considérée comme tel, bien trop étrange lorsque j’étais sous ma forme aquatique, mes comparses s’étaient chargé de me rentrer ça en tête. Relevant le regard avec douceur.

« Bien que j’ai l’air fragile, crois moi… Je ne suis pas du genre à ployer. Je suis la digne fille de ma mère, une vraie battante, comme l’océan… »

Son rire se faisait légèrement grinçant. Comme celui de quelqu’un qui n’en avait plus l’habitude. Personnellement, Daemon et Nemo avaient été l’huile nécessaire ici même pour faire disparaître ce rire rauque et le transformer en quelque chose de plus naturel. Je ne me faisais pas de soucis, il allait retrouver un rire plus naturel, il lui suffisait de trouver meilleur entourage. Je hochais la tête, une petite expression rêveuse. Parfois la mer me manquait. Lorsque j’étais encore sous l’effet de la malédiction, j’avais une étrange fascination pour cet élément, comme si mon corps s’en souvenait…

« Oui… Tu savais qu’il existait une pieuvre capable d’imiter une trentaine d’espèces ? Et qu’il existait une méduse immortelle capable de renverser le processus de vieillissement ? Je trouves ça tout bonnement passionnant… La mer est un univers peuplé de tas de curiosités et de mystères… J’ai eu pendant longtemps l’occasion de côtoyer des créatures incroyables dont elle avait enfanté ! »

Un sourire vint frôler mes lèvres alors que je me dandinais d’un pied à l’autre. Sans oser fixer mon regard sur le marin. C’était un comportement puéril mais je n’avais jamais été connue pour ma grande maturité.

« Les humains… hé bien certains sont tout bonnement fascinants… Ils sont capables d’inventer des choses formidables avec un rien… Je les admire tellement. »

Je n’étais pas en train de parler d’une seule personne ? Je n’avais jamais trouvé d’égal à ce fameux marin sur tous les continents que j’avais foulé. Mais j’avais trouvé quelques perles. Bealfire, Sindbad, cet étrange marin avec qui j’avais vécu une sacré aventure… Certains humains étaient capables du meilleurs, et d’autres… Faisaient juste le mal car cela était plus facile ! Il se compara à un nouveau-né, et cette idée saugrenue me fit rire. Je lui tapotais gentiment l’épaule.

« Je t’apprendrais tout ce que je sais de ce côté-là dans ce cas ! »

Je hochais la tête lorsqu’il parla de ventre son âme pour une personne qu’on aime. Je pense que j’en serais capable… Je serais capable de donner tout ce que je possédais pour quelqu’un que j’aimais, quelqu’un dont je ne voulais que la bonne fortune. L’égoïsme n’était pas un concept que je connaissais ! Le grand Davy Jones avait donc vendu son âme. Je le regardais sans que rien ne se reflète dans mon regard. Le jugement aussi ne faisait pas partit de ma petite personne. Mon meilleur ami volait les âmes des gens. Je penchais la tête pensive.

« Dans ce cas… J’imagine que tu connais Méphistophélès ? Enfin… Ici ce n’est pas vraiment le nom qu’il emploie… »


Un sourire éclaira mon visage, alors que je secouais la tête.

« Je le considère comme mon ami celui là, même si c’est un mauvais garçon… Comme on dit, l’amitié ne s’arrête pas aux frontières creuses par l’homme… »

En réalité… J’entretenais un lien étrange avec le diable. Une amitié qui n’aurait sans doute jamais dû naitre… Mais moi elle me convenait tout à fait. Je guettais la moindre réaction du marin à l’évocation de ce nom. Légèrement curieuse.

"Je te dois plus qu'un coup de main, Victoria. J4espère avoir l'occasion de te rendre la pareille..."


Je secouais la main, chassant ses paroles d’un geste, lui lançant un regard amusé, un demi sourire fiché sur le visage alors que je haussais les épaules.

« Pour l’instant tu débarque, attends de t’être adapté à ta vie ici avant de me proposer à nouveau de me rendre la pareille, et puis… C’est pas grand-chose. Le matériel n’est pas important. »

Puis, alors que je me retrouvais dans la rue, je lui posais la question la plus importante, une question de toute une vie… Je poussais un doux soupir. Cette question me trottait dans la tête depuis que j’avais retrouvé Nemo… Sans relâche, me tenant parfois éveillée une nuit entière… Je sentais une main sur mon épaule. J’eus un petit sursaut, sortie brutalement de mes pensées. Les contacts m’effrayaient parfois, et d’autres… j’étais tactile. Je ne me dégageais pas, levant timidement les yeux. Cette main n’était pas une prison, je le savais, et je savais que si je faisais le moindre mouvement elle disparaîtrait. Je le savais… aussi me tenais-je tranquille.

"Je pense qu'il n'y a ni mal ni bien à la naissance...c'est un choix de prendre un chemin ou un autre, bien souvent guidé par ceux qui nous entourent, et les évènements d'une vie. Mais il y a des personnes, dont l'âme est plus noire que la nuit...quoiqu'il fasse il sont destinés à faire le mal...et même l'être le plus bon et le plus sincère ne peut rien faire pour eux. Mais heureusement il y a des personnes dont la lumière n'est pas faussées. Des gens qui ont le cœur sur la main, des gens qui valent la peine d'être rencontrés..."

Les mains jointes contre ma poitrine… Je l’écoutais dans un silence quasi religieux… J’écoutais la parole de la mort en personne, de la faucheuse des océans. Pourtant… Cet agréable moment passé en sa compagnie me faisait presque oublier qui il était. Et je choisis de ne pas faire attention à cette étiquette de Davy Jones qu’il avait, non pas collé à ses vêtements, mais collé à la peau. C’est en ignorant cette facette qu’on pouvait voir le vrai homme. Celui qui, dans une autre vie, était bon et vertueux, un rêveur. J’essuyais quelques larmes, secouant la tête. J’étais à fleur de peau comme toujours, mais le marin m’avait fourni une piste… Une piste que j’avais envie de suivre.

« Je vois… Merci.. Liam. Je pense que si je fais tout ce qui est en mon pouvoir pour préserver mon ami de la noirceur qui essaye de l’envahir… Il gardera cet éclat que j’aime tant… Tu sais moi aussi j’ai retrouvé quelqu’un que je veux protéger du reste du monde. Donc j’imagine que je peux comprendre ce que tu vis. Tu as un endroit où loger ? Suis-je bête… Ton bateau sans doute. Tu ne vas pas me quitter en si bon chemin n’est-ce pas ? Aller ! Viens avec moi ! Je vais te donner une bonne adresse pour un endroit où tu pourras emmener ton frère. Et comme ça je pourrais te parler plus en détail de notre petite ville. »


Je l’embarquais par le bras, sans lui laisser trop le choix, direction chez Granny. Si le grand frère avait besoin de rattraper du temps, rien ne valait un petit casse-croute chez Granny pour rattraper le temps perdu, j’en étais persuadée, c’est ainsi que je le traînais jusqu’à l’une des banquettes moelleuses, le laissant là pour commander deux boissons chaudes, un Mocha ainsi qu’un Chai Latte tea. Je pris aussi deux donuts, l’un avec un glaçage bleu électrique piqueté de petits canards en sucre, et l’autre doté d’un glaçage blanc, quadrillé de rose et parsemé de mini fraises en sucre. J’apportais le tout à table non sans avoir payé Ruby qui m’adressa un clin d’œil. Je ne compris pas pourquoi, mais c’était habituel, je rapportais tout ça à table, plaçant les deux boissons sous le nez du pirate.

« Choisit celle que tu préfères »


Et je finis par lui tendre l’assiette contenant le donuts bleu.

« J’en voulais un avec des petits poulpes mais je n’en ai pas trouvé, alors je me suis rabattue sur les canards ! »


...



If you'll be my boat I'll be your sea


I live to make you free But you can set sail to the west if you want to And pass the horizon, 'til I can't even see you Far from here Where the beaches are wide Just leave me your wake to remember you by  | ©️ Vent Parisien






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Mar 23 Mai - 20:45

Informations diverses.

A little lonely mermaid and a ghost

Il lui adressa un sourire tandis qu'elle relevait doucement la tête vers lui. Il soutint son regard un instant. Forte? Oui elle était forte. Une battante à n'en pas douter. Il ne connaissait rien de sa vie, mais elle ne semblait pas aussi fragile qu'elle semblait le croire. Il y a avait en elle, quelque chose qui refusait d'abandonner au destin et à la fatalité tout ce qui pouvait bien arriver dans sa vie. Voila longtemps qu'il n'avait pas essayer de croire qu'il pouvait changé son destin...le sien était tracé pour l'ternité maintenant. La seule chose qui pouvait changé c'est qu'il reussisse ou non ce pour quoi il avait offert son âme au diable!

"Je te crois tu n'a pas besoin de me le dire. Il y a cette lueur dans tes yeux, qui m'empêche de douter de ta force."

La mer, ses enfants, ses créatures. Il lui avait été donné le droit de les cotoyer chaque jours de plus ou moins près. La mer avait toujours été quelque chose pour lui. A present qu'il en était prisonnier, il regrettait parfois la Terre. Mais c'est toujours ainsi non? On convoite ce que l'on n'obtiendra jamais, et on désire ce qui nous est inacessible.
Il lui adressa un sourire en l'écoutant parler. Il hocha la tête pour lui signifier qu'il savait. De son vivant non, il ne savait pas. Il avait toujours été très terre à terre, jusqu'à son expédition à Neverland,
avec cette voile. Il refusait de voir la magie, qui pourtant était partout. Mais maintenant...

"Je ne les ai pas croisée personellement, mais j'en ai entendu parler. La mer est avares de ses plus beaux secrets, et c'est mieux ainsi."

Les humains fascinants? Lui qui avait été humains autrefois, ne le pensait pas vraiment. Même à présent qu'il était de l'autre coté de la barrière, le regard qu'il avait sur les humains n'en était que plus critique. Peut-être qu'elle généralisait pour une seule personne. Où alors peut-être tout simplement qu'elle avait connu un autre âge des humains et vu leur evolution...mais pour lui qui ramassait les âmes des humains qui perdaient la vie en mer, et qui cotoyait bien plus souvent la graine viciée du mal...il ne les trouvait pas fascinants.
Il avait toujours été un grand naïf, vouloir croire en la bonté de l'homme malgré les mises en garde qu'on lui adressait. Aujourd'hui,
il était Davy Jones a cause de ça.

"Ce n'est pas le cas de tous, mais certains sont capable de ce genre de chose en effet"

Il laissa son regard se perdre un instant. Cette jeune demoiselle l'avait abordé ensachant pertinement qui il était, sans l'ombre de la peur au fond des yeux. Et elle lui avait offert son aide, sans rien demander en retour. Et voila qu'elle recommençait encore. A ce rythme, il allait devoir lui ceder un bout de son âme a elle aussi, pour payer ses dette. Sauf qu'il n'avait plus de bout d'âme a offrir. Mais il était certain que ce n'était pas ce qu'elle attendait de lui. D'ailleurs, elle n'attendait sans doute rien de lui. Il n'y avait pas cette avité et ce desir de prendre au autre en elle. Elle était simplement elle-même.

« Dans ce cas… J’imagine que tu connais Méphistophélès ? Enfin… Ici ce n’est pas vraiment le nom qu’il emploie… »

Un instant. Il oublia de respirer. L'air lui semblait tout à coup devenu solide. Il n'en avait plus vraiment besoin maintenant qu'il était mort mais tout de même. Cela ne dura qu'une demi seconde, mais la tension qu'avait anifesté son corps ne lui avait pas echappé il le savait. Si il ne connaissait pas son identité ici, dans cette ville...ce nom là était gravé au fer blanc dans son âme, dans sa chaire, dans esprit.

« Je le considère comme mon ami celui là, même si c’est un mauvais garçon… Comme on dit, l’amitié ne s’arrête pas aux frontières creuses par l’homme… »

Il l'écoutait. Il semblait distrait, mais il ne perdait pas une miette de ce qu'elle pouvait dire à son sujet. Et il esperait ne pas le rencontrer de si tôt dans le coin. Pas tant qu'il n'avait retrouver son frère. Qui sait ce qu'il pourrait lui demander que lui, Liam...ou même Davy Jones, ne pourrait refuser. Son ùaître, son patron...il ne savait comment le designer, mais il n'était sans dout qu'un pion sur l'échiquier du Diable. Et pourtant, il avait signer le contrat, sans savoir, mais en sachant très bien qu'il ne pourrait jamais revenir sur le marché qu'il passait avec lui.

"Ce nom ne m'est pas étranger, mais je suis surprit d'apprendre qu'il peut avoir des "amis" sans rien attendre d'eux. Les préjugés ont la vie dure, mais si tu dis qu'il est un de tes amis"

Choquer que le Diable soit dans le coin? Oui, et non. C'étai forcé. S'il avait pu lui ouvrir l'accès à cette ville maudite, c'est que lui-même y avait accès. Il ne doutait pas même qu'il oeuvrait, sous une couverture parfaite au sein de la ville, pour acheter les âmes les plus desesperées. Il n'avait juste pas envie de croiser sa route tout de suite. Mais il ne pouvait pas mentir à la jeune femme en pretendant qu'il ne le connaissait pas. Le simple nom de cet homme, son "vrai" nom, le faisait et le ferait toujours frissoner. Non pas qu'il a peur, il n'avait plus rien a perdre, mais quelque part, l'homme en lui avait toujours peur du Diable.

Mais le sujet était clos! Enfin pour le moment. Il savait très qu'il aurait l'occasion de reparler de lui avec elle. Peut-être que ça lui ferait du bien, ou pas. Mais de savoir qu'une autre personne savait, lui faiait se sentir moins seul, même s'il ne comprenait pas en quoi.

"Le matériel n'est pas important, mais j'ai une dette envers toi, peu importe la raison. Et je paie toujours mes dettes, quelle qu'elles soient. Et le Temps n'y fait rien, même dans cent ans, cette dette sera toujours valable"

Et ce n'est pas seulement Davy Jones qui parlait. Mais Liam aussi. C'était une parole qu'il lui donnait, et il avait toujours été un homme de parole. Si parfois Davy Jones mentait aux âmes qu'ils rencontrait, par amusement, lui ne le faisait pas.

Sa main sur l'épaule de la jeune femme capta sa tension, mais n'en bougea pas. Elle n'était pas prisonnière et elle le savait. Il ne lui ferait rien, et si ce contact la génait elle pourrait s'en degager et il n'en prendrait pas mouche. Il avait passer ce genre de choses depuis longtemps maintenant.
Mais elle l'écouta parler, joignant les mains devant elle, comme si elle voulait retenir l'espoir. Ou comme si ses mots le lui avait offert et qu'elle essayait de le garder près d'elle. Il n'avait rien de plus que ce qu'il pensait vraiment. Et si cela avait pu lui faire du bien, lui redonner espoir, et degager sa route, alors tant mieux.

Lorsqu'elle prononça son nom, il ne put s'empecher de sourire. Elle savait qui il était, mais elle avait choisit de remercier, l'Homme, et pas le monstre. Et pour ça il lui en était reconnaissant. Il se sentit d'un coup plus leger.

"Tu es forte, puise dans cette force pour croire en lui. Ta confiance en cette personne, en cet ami l'aidera quand il en aura le plus besoin. Parfois l'arme contre la noirceur ou les ténèbres intérieur, se trouve dans la confiance que quelqu'un nous porte."

Il lui adressa un sourire confiant. Elle pouvait comprendre oui. Il ne connaissait pas cet ami, il ne savait pas ce qu'il avait traversé, ni ce qu'elle représentais à ses yeux, et inversement. Mais il savait que la jeune femme parviendrait à le sauver. Peu importe les épreuves, elle y parviendrait. Elle avait cette force, il en était certains.

Mais elle sauta du coq à l'âne, le peturbant quelque peu. Un endroit où loger? Pas vraiment. Il n'avait pas encore retrouvé son frère, et le Hollandais Volant n'avait pas jeté l'ancre dans le port de Storybrooke, il l'avait au large, il avait rejoint la terre en barque. Alors oi il pourrait y retourner, mais comme la plupart des gens ne pouvait voir son navire cela risquait de causer quelques soucis.

"Il vaut peut-être mieux que je ne retourne pas vers mon navire tout de suite. Toi qui connait son apparence, tu peux comprendre, que n'importe qui ne peut le voir et que ce serait étrange"

Elle lui attrappa le bras sans même lui laisser le temps de répondre, et il laissa entrainer sans résister, avec l'ombre d'un sourire. Il l'aimait bien cette petite sirène. C'était une belle personne comme il n'en avait plus plus depuis un moment.
Elle l'entraina dans un bâtiment, qui lui sembla étrange. Et encore plus lorsqu'il rentra. Son regard se posa sur la serveuse. Mais il n'y avait rien de lubrique au fond de ses yeux. S'il avait pu etre choqué et devenir aussi rouge que les cheveux de la demoiselle il l'aurait fait. Mais son instinct lui disait qu'elle aussi portait un secret. Alors il détourna les yeux, tandis que Victoria l'entrainait vers une banquette où elle le fit assoir avant de repartir vers le comptoir.

Lorsqu'elle revint elle lui demanda de choisir. Mais il ne connaissait ni les étrange gateaux, ni même les boissons.

"je te laisse choisir pour moi, je n'y connais rien."

Il observa le biscuit, allant jusqu'a attrapper un petit canard en sucre.

"Je n'aurais pas pu avaler de poulpe, cela aurait manquer de respect a mon ami. Mais les canard...C'est une autre histoire!"



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