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Run boy run | LIBRE

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Mar 5 Juil - 11:18

Run boy run
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J’avais réussi à trouver quelques vêtements. Car j’avais vite compris qu’au petit matin je passais de l’état de panthère à celui d’humain, ça m’évitait de craindre la folie et la barbarie des hommes le jour. J’étais un peu près sauf. Je fermais les yeux, me massant les paupières. J’étais totalement perdu, et je n’aimais pas ce que je voyais… Je n’aimais pas tout ça. Je me frottais les épaules, essayant de me donner du courage, courage qui me manquait. Mais autre chose occupait mon esprit sans cesse, tournant en boucle. C’était un peu le serpent qui se mord la queue. La ville… la ville c’est quelque chose qui me fais peur. Trop de monde, trop peu de calmes. Adieu la jungle, adieu l’abri rassurant de la forêt et la compagnie d’autres personnes comprenant ma condition. Il fallait croire que le changement d’atmosphère avait aussi modifié ma malédiction personnelle. Avant cela, je suis resté des années dans la jungle, sous forme de bête. Mais le plus important aujourd’hui était de retrouver le petit d’homme. J’étais paniqué à l’idée de laisser l’enfant tout seul dans un univers aussi hostile. La peur comprimait mon cœur. J’avais finis par devenir une sorte de père pour ce petit. Je l’avais protégé depuis son plus jeune âge… La jungle était sa maison, mais la ville n’était pour lui qu’une jungle encore plus impitoyable. Je le savais. Je replaçais correctement ma veste en cuir sur mes épaules. Lançant un regard à la ronde, il fallait que je fasse le même chemin que la veille. Avant de partir, je soulevais mon haut. Les bandages étaient encore en place mais quelque chose me disais qu’il ne fallait pas laisser ça trop longtemps sans les changer. Ainsi si j’effectuais le même chemin que la veille, je devais pouvoir obtenir de l’aide du temple de guérisseur dans lequel j’avais été accueilli hier. Je me glissais tel une ombre, longeant les murs et fixant quiconque croiserait mon regard. Oh oui… Tout ici, TOUT était totalement différent. Je me glissais jusqu’à l’endroit où j’avais atterris pour commencer. Je m’en souvenais, puisque juste en face, il y avait un mur de brique avec des tas de peintures impossibles à comprendre. Je me souvenais encore de ce dit mur car j’y avais trouvé une œuvre extrêmement réaliste de tigre qui m’avait fait craindre une attaque de Shere Khan. Je me penchais pour m’approcher de l’herbe verte qui poussait en tiges éparses au sol. Humant l’air avec curiosité. Mon odorat était beaucoup moins développé sous cette forme. En fait… Je n’y étais absolument pas habitué, j’avais l’impression d’être une vieille carcasse qui ne voyait, ne sentait ni n’entendait correctement. Et bien sûr, mes talents de pisteurs laissaient à désirer, mais je parvins tout de même à suivre les effluves qui me menèrent à nouveau devant le temple de soin. Tout était si étrange... Si nouveau. Où pouvait bien être Mowgli ? Et surtout... Comment est-ce que j'allais bien pouvoir le protéger. Il fallait rappeler que j'étais totalement désarmé le jour, sans griffes ni crocs. Je m'assis sur un banc juste à côté de l'entrée, n'osant à nouveau entrer et semer la pagaille sans le vouloir. Je pressais mes mains contre mes genoux. Comment allais-je me sortir de cette pagaille ?! Comment allais-je pouvoir protéger l'enfant de Shere Khan qui devait sans doute arpenter cette ville de long en large à la recherche de cet enfant. Comment faire pour s'habituer à toute cette nouveauté ? Je n'avais nul part où aller. J'étais seul, et paniqué.

- Hé bien... J'ai l'impression que ça ne pourrait pas aller plus mal...

Mais encore une fois, destinée décida de me donner tort et qu'elle n'avait pas encore assez dégradé ma condition. Une goutte d'eau tomba sur le bout de mon nez, me faisant lever le nez vers les nuages chargés et sombres. Une copine tomba sur ma cuisse gauche, puis sur le haut de mon crâne, avant qu'une pluie drue ne s’abatte sur moi. Je poussais un soupir, sans bouger, le regard perdu dans le vide. ça alors, manquait plus que... Non ! Non je n'ai rien dit. Trop tard... Un éclaire déchira déjà le ciel. Miam... La journée allait être géniale...

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Mer 20 Juil - 11:41

Maussade était le temps, déprimante pluie mélangée à un froid quasi hivernal. Un climat peu enviable en somme sauf aux yeux de l'ancien seigneur de la jungle dont sa vision pourrait en surprendre plus d'un. Il trouvait cette atmosphère, cette ambiance très calme, reposant. Idéal pour sa convalescence , il n’aurait trouvé mieux.


Il appréciait contempler la pluie à travers sa fenêtre de chambre, il essayait parfois de compter les gouttes d’eau qui retombaient sur le rebord. Allongé sur le dos-la seule position plus ou moins confortable dans ce lit d'hôpital-, l’esprit embrumé par la fatigue et son traitement de fond, l’homme aux cheveux d’or était très limité au niveau des occupations. Parfois il se redressa, se replaça avec une mauvaise grimace, un légers grognement de mécontentement. Infernal était ce matelas, il sentait à force son dos se réduire en bouillit. Il ne pouvait rester ainsi une journée entière, il devait se dégourdir les jambes de temps en temps.

Un mouvement de la tête sur le coté, l’horloge sur sa table de chevet lui indiquait l’heure à laquelle il pouvait sortir. Toutefois une certaine flemme le bloqua, le retarda une bonne poignée de minutes. Tiré par sa conscience, il finit par décoller de ses ‘’appartements’’ sans refermer la porte derrière lui. Un oubli de sa part, peu important au passage comme aucun objet de valeur ne s’y trouvait.

S’il trainait des pieds dans les couloirs, pestait contre cette obligation,  son humeur s'inversa dès lors où il fut hors du bâtiment. Il respirait l'air frais, sentait le vent venir caresser sa peau, faire danser quelques mèches devant son visage. Cela lui faisait le plus grand bien, il fallait admettre ce soulagement qui gagnait son âme à grande vitesse.

Il passa sa main dans sa chevelure dorée, poussa un soupire et décida de marcher aux alentours. A première vue, la météo faisait fuir les hommes, il semblait en voir aucun dans les environs. Au détour d'un croisement qui menait sur le coté de l'hopital, il aperçu une personne assise sur le banc. Il s'agissait d'un homme, quasiment de son âge, dont l'aura intriguait Tristan. Il se surprit même à l’observer de loin quelques secondes sans oser s’avancer.

«  L’orage est encore loin de nous et semble s’éloigner. »

Un, deux tonnements, éclairs vinrent déchirer le ciel, intimider cette nouvelle rencontre. Ayant un bon fond en lui, le prince de la nature s’était senti obligé d’aller le rassurer. Il s’était mis à coté de lui, sans pour autant le coller, lui montra du doigt la futur trajectoire de l’orage et de cette forte pluie.
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Mar 26 Juil - 18:53

Run boy run
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La pluie… Dans la jungle, je l’aimais. Elle effaçait mes traces… Elle nous apportait de l’eau, et surtout, la voir tomber avait quelque chose de magique. Ho non pas qu’elle avait un pouvoir magique et puissant. Non… Le bruit des gouttes s’écrasant au sol avait quelque chose de très apaisant. Les orages à Darzee étaient fréquents. Ils étaient violents, imprévisibles… Mais cela ne m’avait jamais vraiment posé problème. La pluie était saine pour la jungle… C’était quand il n’y en avait pas qu’il fallait s’inquiéter. Car le manque d’eau nous rendait fou là-bas. Nous avions été changés en animaux, et certains avaient oubliés bien vite qu’ils avaient un jour été des êtres humains… Et d’autres… Sombraient, le cœur rongé par la rancœur. C’était le cas de mon frère… Shere Khan.

« L’orage est encore loin de nous et semble s’éloigner. »

Plongé dans mes pensées comme je l’étais, je n’avais même pas remarqué cet homme. Je tournais la tête, le regardant, avant de détourner les yeux. Ces derniers contemplant une fougère. Oui… les coups n’étaient pas tout proche. Mais je venais de la jungle, où les averses et les orages étaient tout aussi rapide que les éclaircies. Je levais la tête, profitant des gouttes d’eau qui éclaboussaient mon visage cacao. Avoir sa véritable forme avait quelque chose de jouissif. Tant d’années passées à attendre… A espérer un levé de ce sort. Et maintenant, il semblait que je ne sois inquiété par mon apparence féline que la nuit. Je resserrais ma veste sur mes larges épaules. J’avais une charpente solide constituée avec tous ces entraînements que j’avais subit gosse. Je me demandais alors si j’étais aussi fort au maniement des armes que je l’avais été par le passé. J’avais tout appris à Shere Khan, j’avais été son percepteur. Et le petit prince était devenu grand en étant élevé à coup de bonnes intentions et de connaissances. Ma voix rauque et douce s’échappa pour s’élever de ma bouche.


« Oui… la colère de Indra semble ne pas nous être destinée. Après tout… Peut-être n’est-ce pas une fatalité mais un don, toute cette pluie. »


L’homme que j’avais croisé, Daemon, m’avais expliqué bien des choses hier. Je baissais les yeux vers mes bandages, que je pus apercevoir en étirant le col de mon vêtement. Le sang commençait à traverser les bandes, et l’eau n’y arrangeait rien. Je secouais la tête, décidant de profiter encore un peu de la pluie. Je me tournais vers mon voisin arquant un fin sourcil.

« Et vous… Vous êtes ?... Laissez-moi répondre le premier à la question. Bagheera, ancien habitant de la fière citée de Darzee, Nouvel habitant de… Storybrooke, si ma mémoire est bonne… »

Oui c’était pompeux. Mais c’était le minimum que je pouvais faire tout en suivant d’un œil de protocole. Enfin… « le suivre d’un œil », je le connaissais par cœur. Je penchais la tête.

« Et vous, vous n’auriez pas vu de petit d’homme par hasard ? J’en recherche un, fraichement arrivé… »


Oui en effet, je cherchais mon « fils adoptif » le petit que j’avais récupéré alors qu’il marchait à peine pour m’occuper de lui. Incapable de le laisser à la merci de qui que ce soit, et surtout pas des crocs de Shere Khan, qui avait une dent personnelle contre le père du petit. C’était avec l’aide d’un ours nommé Baloo mais aussi d’un serpent nommé Kaa que nous avions pris soin de ce petit bout durant tant d’années…


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Mer 27 Juil - 17:12

Autrefois il craignait l'orage par dessus tout, à chaque fois il le fuyait, alla se réfugier là où la foudre et le tonnerre ne pouvaient l'atteindre. Aujourd'hui il affrontait ce caprice de mère nature sans aucune once de peur, éprouvait même une certaine admiration à son égard. Il n'avait tardé à river ses yeux une nouvelle fois sur l'étendue grise qui représentait les nuages. Cette pluie, ce vent lui firent le plus grand bien, il respirait enfin à sa guise, ne se sentait plus enfermé comme dans cette maudite chambre d'hôpital. En somme, il avait bien fait de s'être remué à sortir du bâtiment malgré son épuisement. Un étrange amusement, traduit par ce rictus au coin des lèvres, vint en son esprit à l'instant où un troisième éclair déchira le ciel. C'était assez plaisant au final, il pouvait demeurer ainsi pendant quelques heures.

«  Ca nourrit la terre mère, ça rafraîchit également cette atmosphère… Pour une colère, je trouve cela assez bénéfique. »

Le contraire aurait été un calvaire, Tyrand n'aurait supporté une journée de plus sous cette chaleur infernale qui avait régné en maître pendant une ou deux semaines sur Storybrook. L'hiver avant l'heure, quoi de mieux ? En gros, il était sans doute l'une des rares personnes a détester la saison chaude, ce qui était plutôt surprenant pour un ancien habitant de la jungle.

Soudain, l'homme aux cheveux d'or se mit à froncer les sourcils, à prendre un air perplexe. Le prénom de cet individu lui semblait familier, comme s'il l'avait déjà entendu ou lu quelque part. Etrange, curieux, il chercha une poignée de secondes en sa mémoire une éventuelle origine. Malheureusement et sur le coup, rien ne lui vint. Il finissait par abandonner ce stupide casse tête, hocher les épaules avec un petit soupire nerveux.

«  Tyrand.. Tristan Sylvanas, l'un des vétérinaires de la ville. Je suis ici depuis… Longtemps ? »

Les présentations et lui faisaient deux, rares étaient les fois où il rentrait dans les détails. Cela n'avait aucune importance à ses yeux et s'il s'en avérait être le contraire pour son interlocuteur, ca serait à lui de demander des précisions.

«  Un petit homme ?Un enfant ? Henry ? »

Ce fut le premier prénom qui lui vint en tête, le plus célèbre, le plus connu à travers Storybrook. Nombre de fois où il avait été interpellé, questionné par des personnes qui souhaitaient le retrouver. Une curieuse odeur de sang vint alerté l'ancien seigneur de la jungle. Inquiet, il s'empressa de chercher des yeux son origine.

« Hmf.. Vous devriez peut être venir vous soigner à l'intérieur »

Surprenant et peu rassurant, le corps de Bagheera était recouvert de bandeaux ou de pansements à moitié décollé sans que ce dernier en soit vraiment conscient.  Tristan n'avait pu s'empêcher de le lui rappeler en l'incitant à rejoindre au plus vite la clinique.
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Jeu 18 Aoû - 18:49

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«  Ca nourrit la terre mère, ça rafraîchit également cette atmosphère… Pour une colère, je trouve cela assez bénéfique. »

Je hochais la tête, mon regard fauve caché par des lunettes de soleil rivé sur les nuages qui s’amoncelait. J’avais remarqué qu’une partie de moi restait piégée dans ma forme féline. Ainsi mes yeux n’étaient jamais réellement normaux. J’avais vu la peur se peindre dans le regard de quelques villageois. Donc j’avais choisis de camoufler ces yeux de panthère derrière une paire de lunette aux verres opaques. Je finis néanmoins par pester.

« Quelle terre voulez-vous que ça nourrisse ? La terre… Elle est prisonnière sous cette couche de matière puante. »


Oui le sol ici était recouvert de plaques de pierre noires et mal odorante qui me faisait éternuer à chaque instant que je posais ma truffe dessus. Je détestais cet endroit… Je le détestais et en même temps il me fascinait, et il offrait une sécurité pour le petit d’homme. Mowgli pouvait facilement se fondre dans la foule et jusqu’à preuve du contraire, Shere Khan n’avait pas été du voyage. J’arquais un sourcil en entendant sa profession. Je ne connaissais pas du tout ce métier… Vétérinaire… ça me faisait penser à « Vétéran », était-il occupé à prendre soin des anciens combattants ? Je penchais la tête dans une attitude parfaitement animale.

« J’ignore en quoi consiste cette activité… Je ne sais pas grand-chose, votre vocabulaire est encore un mystère pour moi. Je viens de passer plus de vingt ans dans une jungle alors il me faut un petit temps d’adaptation. Mais enchanté Tyrand. »


Je lui demandais ensuite pour le gamin que je recherchais. Je secouais la tête quand il me sortit un nom. Jamais entendu parler de ce gosse de ma vie, c’était pas le mien. Ma mine se fit encore plus abattue.

« Ce n’est pas l’enfant que je cherche. Il est arrivé ici en même temps que moi, et depuis impossible de remettre la main dessus… Mowgli reste introuvable… »


Il me rappela bien vite que j’avais une plaie à soigner. Je secouais la tête, je ne voulais pas bouger. J’aurais préféré mourir que de venir ici. C’était d’ailleurs ce qui était prévu, un affrontement final entre le maître et l’élève, un combat à mort entre les deux félins majestueux, les rois de la jungle. D’un côté celui qui avait pardonné, celui qui avait oublié quel mal lui avait été fait, et de l’autre celui qui croyait, celui qui voulait se venger. C’était une longue histoire avec Shere Khan, c’était lui qui m’avais donné mon nom, il m’avait ouvert les bras, adopté, et moi… Moi j’étais resté droit, j’étais resté sa béquille jusqu’au jour où un enfant eut à nouveau besoin de moi. Je n’étais plus la béquille de Sher’ parce que… J’étais persuadé qu’il saurait tenir debout, et il s’était abîmé dans la rancœur et la rage. Il s’était perdu.

« A quoi bon entrer à nouveau dans ce temple qui sent le non-humain à plein nez ? Où sont les temples où les membres soignaient les gens de passage à l’aide d’herbes fraiches et médicinales ? Ici… Je ne retrouve rien de tout ça. Ici… Il y a des voâtures qui manquent de vous écraser, ici… il y a ces rubans noirs que ces monstres empruntent tous les jours, et aucun arbre pour se camoufler… Ici… C’est l’enfer. »


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Jeu 18 Aoû - 21:29

A plusieurs reprises, le prince de la nature s'était surpris à plisser les sourcils, à demeurer enfermé dans le doute. Cet homme, cet être qui lui avait paru anormal, avait éveillé sa curiosité. Au sein de son esprit, il s'était fait des théories, des hypothèses sur son origine. Sa nature sauvage, éternellement ancrée en son âme, le soupçonnait de provenir d'un endroit naturel, à savoir une forêt, une jungle ou une savane. Au plus grand des hasards, son interlocuteur lui donna raison, lui avoua son ancienne vie au coeur d'une jungle. Il en fut peu surpris sur le coup, se demanda même si les ''deux'' jungles n'étaient en réalité la même.

Cette question trotta un court instant dans sa tête, fut chassée par sa conscience. A ses yeux, le taux de chance était faible voir inexistant, autrement Tristan aurait tout de suite reconnu son visage. Néanmoins, cet aveu lui permit de comprendre son comportement renfrogné, bougon. En clair, il ne cessait de se plaindre, de dénigrer tout ce qui pouvait lui passer sous le nez. A ce rythme là, il risquerait d'énerver l'homme aux cheveux d'or même s'il partageait le même avis. En effet, Tyrand n'aimait peu la ville, préférait milles fois la nature sauvage.

«  Certes… Hmf, sauf qu'à l'heure actuelle votre état ne vous permet de.. choisir les meilleurs soins ? »

Inutile d'aller ou contre son sens, ils y prendraient des heures et des heures or le blessé avait grand besoin d'aller changer ses pansements. C'était la priorité, le vétérinaire ne se priva de le souligner avec un peu plus de fermeté.

«  Si vous voulez retrouver votre Mowgli, il faut d'abord vous soigner ! Dans cet état, vous risquerait d'attraper une infection ou pire encore. »

Il parlait en tant que soigneur, il fallait l'avouer. Tyrand en avait tellement l'habitude au refuge. Dans l'unique but de l'aider, de le sortir de sa futile complainte, il décida de prendre les choses en main. A son rythme, n'oublions pas qu'il était lui même en convalescence, il se rapprocha de son interlocuteur, l'invita à le prendre par le bras avec un petit sourire au coin des lèvres.

«  Vous n'en aurez pour longtemps, après je vous promets de vous aider à retrouver votre fils. »

L'objectif était de le rassurer, ce qui n'était pas la tache la plus facile au monde, encore moins pour l'ancien seigneur de la jungle. A ce propos, pourquoi voulait il lui prêter main forte ? Pour deux raisons, la première étant qu'il avait quasiment vécu la même chose que lui et deuxièmement parce qu'il n'aimait voir les êtres dans cet état.
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Jeu 15 Sep - 9:50

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« Certes… Hmf, sauf qu'à l'heure actuelle votre état ne vous permet de.. choisir les meilleurs soins ? »

Un soupir brûlant passa le barrage de mes lèvres, tandis que je me dépliais pour me relever. J’étais grand, c’était ce qu’on m’avait toujours dis, les gouttes tombaient éparses sur mes épaules et ma tête alors que je regardais l’homme. Secouant énergiquement la tête. Je passais souvent par des périodes de déprime intense. Certains, à Darzee soufflaient que mon mal, ce mal là, venait des épreuves que j’avais traversé. Je n’en étais pas si sûr, on naissait avec, voilà tout. Je baissais les yeux vers mon haut, avant de me détourner de lui et de m’en éloigner d’une démarche mal assurée. Il parla à nouveau, et un sourire vint frôler mes lèvres… Une infection était le cadet de mes soucis, je m’étais battu pendant des années avec Shere Khan.

« Ho ne vous en faites pas pour moi. Si infection il devait y avoir, elle se serait installée bien avant… »

Magie ou pas, les griffes de Shere Khan n’étaient pas assez putrides ou sales pour être infectieuses, le tigre en prenait le plus grand soin. Je voulais lui répondre qu’il était déjà à côté de moi, à me prendre le bras pour aller diable sait-où, sans doute dans le temple où il ventait les mérites, je toussais à moitié, m’étouffant sur ses mots.

« Mowgli n’est pas mon fils ! C’est juste un petit d’homme qu’on m’a filé entre les griffes, je veux le rendre à ses parents en un seul morceau. »

Je baissais mes lunettes de soleil, dévoilant deux yeux de fauves, le détaillant de haut en bas, avant de hausser les épaules. Bien… Si il insistait j’allais me la jouer docile. Surtout pour qu’il ne me freine pas trop. J’étais peut-être des plus perturbé par mon arrivée ici, j’en restais quelqu’un de sensé, et je savais que si je perdais trop de ce liquide vermeil qui parcourrait mes veines, j’en mourrais. Au final… je préférais être sous forme de panthère, je risquais moins gros. J’entrais dans le temple, retrouvant le chemin jusqu’aux salles de repos d’où je m’étais échappé la première nuit, à mon réveil. Ils appelaient ça des « Urgences » je crois ? Je posais une fesse sur un fauteuil, l’endroit sentait la même chose que le produit qu’on avait posé sur ma peau. Je croisais les bras et attendis. Me tournant vers mon acolyte qui ne m’avais pas quitté.

« Donc… Comment vous appelez cet endroit vous ? Il me semble l’avoir entendu à ma précédente visite, mais avec tout ce qui m’est tombé sur le coin du museau, j’avoue avoir oublié »

Certes, me retrouver dans cet endroit avait tendance à m’exaspérer. Mais j’avais toujours été très curieux. Lorsque je vivais encore au palais, que j’étais encore le petit « adopté » du roi de Darzee, j’avais parcouru en quelques années tous les livres de la bibliothèque royale, entretenant le don que mon premier maître m’avais offert. La lecture… J’étais un des rares esclaves d’Agrabah a savoir lire, écrire et compter. Ce qui avait fait de moi un atout précieux, mais avait aussi contribuer à me rendre curieux d’un peu près tout.

« L’homme et le monstre que j’ai croisé en arrivant m’ont expliqué pas mal de petites choses sur ce monde… Mais j’ai l’impression que s’en est qu’une infime partie. »



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Dim 18 Sep - 15:44

Cet homme était d'un pessimiste déconcertant, créant au passage un immense gêne chez l'ancien seigneur de la jungle. Il se perdait à la longue, ne savait plus comment devait il se comporter avec lui, lui parler. Loin d'être son domaine de prédilection, il faisait des efforts, preuve d'une certaine patience vis à vis de lui. Il l'écouta attentivement sans arrière pensée, il tenta en vain de trouver les meilleures solutions. Néanmoins son interlocuteur ne lui facilitait guère la tache, il du insister deux ou trois fois avant d'avoir gain de cause. Au fond, il avait l'impression de voir sa propre personnalité à travers cet être. Ils avaient de nombreux points communs, dont cette sauvagerie qui planait dans leur âme, ainsi que ce refus de se soumettre à cette civilisation. A l'inverse de Bagherra, le prince de la nature était dans cette ville depuis sa création, avait du se plier à certaines règles pour exercer tranquillement son métier.

Le vétérinaire de la ville ne pu s'empêcher de rouler des yeux, de pousser un profond soupire à l'instant où un autre mécontentement se fit entendre. Désespérant ce mec, il dut une fois encore prendre sur lui, remettre les points sur les I avec cette fois un air plus sérieux, plus blasé de cette situation.

«  L'importance est de vous soigner, que dirait cet enfant s'il vous voyait dans cet état ? »

Il avait bien accentué sur le dernier mot afin de faire naître une culpabilité en lui. Ce fut assez malsain de sa part or il commençait petit à petit à sentir la moutarde lui pendre au nez. Suite à une grande inspiration, il décida à prendre les choses en main, à l’entraîner pour de bon à l'intérieur de la clinique. Il se pencha donc sur lui, le prit par la hanche, le souleva. Il mit l'un des bras du blessé par dessus son épaule, lui fit comprendre d'avancer en même temps que lui par le biais d'un bref signe de la tête.

Il se donna raison de sa précipitation, la pluie augmenta au moment où ils posèrent les pieds à l'intérieur du grand bâtiment. Là, l'homme aux cheveux d'or chercha des yeux le couloir qui menait aux soins d'urgence. Il eut un trou de mémoire, finit par se rapprocher de l'un des responsables derrière le comptoir.

«  Bonjour, cet homme a besoin de soins urgents, pouvez vous le prendre en charge ? »

Aux yeux de sa conscience, Tristan avait accompli sa mission, il n'avait plus grand-chose à faire à présent. Il aurait pu se retirer, repartir se reposer dans sa chambre or il était là à attendre la fin des soins sur une chaise près de la salle des soins.
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Jeu 27 Oct - 18:40

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Je l’observais du coin de l’œil, j’étais toujours très observateur. C’était sans doute ça que mon premier maître avait descellé chez moi, quand j’étais encore un gamin d’un peuple nomade, ou plutôt… Un esclave encore tout jeune. C’est là que je surpris son regard, ses yeux levés au ciel. Un froncement de sourcil mêlé d’incompréhension se refléta un court instant sur mon visage. Cet homme se moquait-il de moi ? Qu’est-ce qui faisait naitre chez lui cet agacement que je percevais de la racine de mes cheveux jusqu’à la pointe de mes pieds ? Je ne savais pas ce que j’avais bien pus faire à cet humain. Je pris soin de camoufler mon trouble, avant d’écouter d’une oreille ce qu’il avait à me dire. Si je l’agaçais, je ne voyais pas pourquoi je devais faire un effort pour lui répondre. Je m’enfermais alors dans un mutisme, me contentant de hocher la tête sans rien ajouter. En réalité, une fois conscient de l’agacement que je provoquais, je devais avouer que je n’avais plus trop envie de profiter de la compagnie de cet homme. Je me perdis dans la contemplation de mes mains, sans savoir quoi faire. Ho si on était dans la jungle, je me serais contenté de m’éloigner sans un mot de plus. Je devais avouer que cette réaction me perturbait, et était loin de celle que j’avais eu lorsque j’avais rencontré un autre homme la nuit dernière. Ce dernier avait été très intéressé par mon histoire, je n’avais pas eu l’impression de l’ennuyer outre mesure. Je n’aimais pas la façon de faire de mon voisin, je voyais clair dans son jeu, il essayait de me faire penser que ne pas me faire soigner pourrait porter atteinte à Mowgli. Mais entre me voir blessé et se retrouver entre les crocs d’un tigre, je préférais encore qu’il me voit avec un peu de sang. Je mordis l’intérieur de ma joue pour ne rien dire, laissant mon regard figé sur le mur devant moi. Je pouvais voir une drôle de teinture brillante vantant le mérite du lavage des mains et de l’hygiène. Il décida finalement de glisser son bras sous mon épaule, et faire comme si j’étais infirme. Ou peut-être le pensait-il ? Enfin… J’étais quand même venu à pieds jusqu’ici et ce, par mes propres moyens, et sans me faire écraser par ces monstres métalliques… Enfin, toujours silencieux, je ne rechignais pas, m’appuyant sur lui pour marcher. Je n’étais pas sauvage… Mais l’envie de plus en plus présente de prendre mes jambes à mon cou se faisait sentir, très clairement. Une fois à l’intérieur, je pus entendre le bruit des gouttes tombant avec force contre la surface vitrée. Je fus rapidement « pris en charge » c’est ce que la dame n'avait cessé de me répéter, on m’avait emmené dans une petite pièce, puis installé sur une sorte de couche. Je m’étais laissé faire, j’avais laissé la femme laver mes plaies, elle ne cessait de discuter durant la réfection du pansement, et je devais avouer que je ne savais pas si je pouvais lui parler, ou si j’allais l’agacer comme l’homme qui m’avais conduit jusqu’ici. Je finis par me laisser aller à un brin de causette avec elle, le moment en devenant purement plaisant. Je la remerciais une fois le pansement fait, puis pus ressortir aussi vite que j’étais venu, j’avais demandé à la femme de faire des bandages lâches, sachant pertinemment ce qui allait se passer le soir tombé. Je me stoppais dans une salle où des chaises en métal étaient alignés, reconnaissant l’homme en face de moi. Peut-être que si je partais dans l’autre sens il ne me verrait pas ? Je finis par froncer les sourcils, non… j’étais guerrier, et un guerrier ne fuyait pas. Mais j’étais aussi sage et négociateur, et ça ne fuyait pas non plus. Je me redressais, me tenant bien droit, m’arrêtant face à lui.

« Merci pour tout, je vais vous laisser je pense. Je me suis bien trop imposé, et j’ai bien vu dans quel état d’exaspération je vous mettais. »

Peut être nouveau, mais pas idiot. Je plaquais mes mains dans les poches de mon pantalon, pantalon qui, il faut le dire, était bien plus serré de ce que j’avais l’habitude. Je rangeais mes lunettes dans ma poche, dévoilant mes yeux purement animaux, d’un jaune doré, hochant la tête à son adresse.  

« Bonne journée et bonne continuation m’sieur. »


Avant de m’éloigner sans un mot. Dire que j’avais été froissé dans ma fierté aurait été une vérité à cet instant précis. Mais je n’avais pas l’orgueil de rester avec quelqu’un qui semblait plus blasé par ma présence qu’autre chose.


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