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Je suis là pour manger de la barbe à papa et te voler ton chat|Ft Daemy

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Sam 16 Juil - 20:22

Je suis là pour manger de la barbe à papa et te voler ton chat

Verity & Daemon

Il y a certaines choses qui ne changeraient jamais vraiment. Comme le fait d’être agrippé à cette bague et d’en avoir besoin comme d’un drogué a besoin de sa came pour survivre. Et être prisonnière d’un bijou, j’aimais moyennement ça. Je m’humectais une nouvelle fois les lèvres. Ces dernières étaient recouvertes d’un rouge à lèvre carmin qui ne laissait pas de trace. C’était ce que la pub clamait. Je m’étais attaché les cheveux et avais enfilé ma tenue de motarde. Veste en cuir, et pantalon dans la même matière. Le tout dans un noir parfaitement uniforme. Des bottes me grimpaient jusqu’aux genoux. J’attrapais mon sac, descendant jusqu’au garage. C’était là que se trouvait un petit bébé… bébé étant un bien gros mot. Une moto deux fois trop grosse et trop lourde pour moi, d’après bien des hommes. Mais je me fiche bien pas mal de ce qui passe par la tête des « hommes ». Je m’en fiche avec un flegme incroyable. Je mettais mon petit sac à main dans une des sacoches en cuir de ma moto, caressant du bout des doigts ses lignes courbes. Ça ne m’étonnait pas plus que ça que les hommes comparent ce genre de bolides à leurs maîtresses. J’enfilais mon casque. Un casque customisé par mes petites mains et mon savoir-faire, le dit casque était orné de deux ailes évoquant la vitesse. Ceux qui m’avaient parlé de « casque de gonzesse » s’étaient retrouvés avec des poissons morts dans leurs affaires, pour qui se prenaient-ils ? Et pour qui me prenaient-ils ? J’enfourchais mon bolide, avant de filer direction la liberté. C’était une sensation d’ivresse intense qui me secouait. Je me sentais à l’aise, je me sentais libre. Je la faisais vrombir, ronronner pour mes propres oreilles et mon plaisir. Un éclat de rire franc s’échappait de ma gorge tandis que les paysages défilaient de chaque côté de ma petite personne. C’était bon… C’était tellement bon… j’avais passé quelques années derrière les barreaux d’une prison, à expier des crimes que j’avais sans aucun doute commis, puis j’avais passé 28 ans à vivre le même jour.. Même si je n’en gardais aucun souvenir, mon petit doigt me disait que je m’étais ennuyée comme un rat mort. Et encore, le rat mort aurait eut l’air plus enchanté que moi à l’optique de vivre la même journée pendant 28 ans. Soudain, quelque chose passa dans mon champ de vision, me forçant à freiner trèèèès rapidement. Je me stoppais donc dans un grand bruit, à quelques centimètres d’un chat qui s’était couché paresseusement sur la route et qui ne semblait pas décidé à bouger. D’un coup de pied, je dépliais la béquille pouvant maintenir le monstre et en descendit pour m’approcher de la boule de poil. Je retirais mon casque, le fourrant sous mon bras. Regardant à droite et à gauche avec une moue soupçonneuse. Qui avait bien pu mettre l’impossible boule de poil sur la route ? Encore un de ces crétins qui pensait que les femmes ne pouvaient pas conduire, et encore moins un bolide comme celui que j’avais ? Je posais mon casque à terre, attrapant le dit félin entre mes bras. Il me lançait le même regard hypnotique et remplit de flemme et de je m’en foutisme qu’ont un peu près tous les chats. Son poil était incroyablement soyeux. Une boule de poil duveteuse à souhait. Je le pris dans mes bras.

« Bah alors petit trésor… C’est pas le meilleur endroit pour faire une sieste, tu le sais ça ? »

Je regardais à droite, à gauche. Pour tout dire… Il n’y avait pas des masses de propriétés dans cet endroit. Alors quelque chose me soufflait que cette bestiole diabolique habite dans la grande maison qui se trouvait en face de moi. Je posais le petit animal sur l’herbe grasse et verte, offrant quelques caresses à l’animal avant de retourner vers mon bébé, ramassant mon casque, prête à partir pour de nouvelles aventures, lançant un dernier regard à l’adorable félin.

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Sam 6 Aoû - 1:11








L'après-midi commençait doucement. Le soleil n’avait pas encore commencé sa descente dans le ciel pour disparaître derrière les arbres, au loin. Une belle journée agréable en somme. Alors, il s’était tranquillement installé sur le mur qui séparait la propriété de la rue, à regarder les quelques passants défiler. Lucifer était un beau chat noir, un de ces chats qu'on dit de « gouttière » et qui savent être tellement distingués sans être de race. Oui Lucifer aimait sa vie de chat. Il commençait d’ailleurs à avoir faim et rêvait bien de se mettre une souris sous la dent ... Alors il avait quitté son poste sur le mur, s’aventurant plus loin, attentif au moindre mouvement au ras du sol et à la moindre effluve d'odeur de gibier, il ne se rend pas compte que le danger pourrait le guetter non loin ... Sous la forme de ce sale chien monstrueux qui vivait un peu plus loin et qui était sorti lui aussi. Ce qu’il pouvait détester les chiens ! Ces sacs de puces puants, abrutis au possible et qui n’avaient de cesse de l’embêter. Sérieusement, ils ne pouvaient pas trouver un autre passe-temps que de courir après un pauvre petit chat sans défenses (ou presque) qui se baladait tranquillement ? Mais Lucifer était plus malin et avait réussi à s’esquiver bien avant que l’imbécile à quatre pattes ne comprenne ce qui lui arrive, lui distribuant au passage quelques coups de griffe adroit en pleine poire.

De retour à ses souris, il décida donc d'aller faire un tour où son ennemi juré ne parviendrait pas à le suivre. De plus, il savait qu'il y avait un nid pas loin de là ... mmh, la bonne odeur ! À l'écoute de son odorat, il rampait dans l’herbe jusque dans ce fameux coin d'où s'échappait la délicieuse odeur ... et saute dans le plus grand silence sur le pauvre rongeur qui a osé s’aventurer hors de sa cachette, se pensant lui aussi à l’abris ! C’est donc repus, qu’il se retira cette fois dans un endroit calme et au soleil pour faire une sieste digestive bien méritée, après tout ce qu'il avait vécu ce matin ... Il aurait pu retourner sur le muret de la maison, mais opta finalement pour se poser confortablement sur cette bande rugueuse et noire, profitant du soleil qui tombait en plein sur ses poils soyeux et noirs, fermant les yeux pour savourer un repos bien mérité, enroulant sa queue de félin autour de lui. Un repos qui ne dura pas longtemps malheureusement, un bolide énorme fonçant droit sur lui… et pourtant Lucifer n’avait pas bougé d’un poil… après tout ce genre d’engin, le deux-pattes qui s’occupait de lui en avait un. Refermant donc les yeux en voyant que l’énorme chose s’arrêtait et n’allait pas lui rouler dessus, il s'étira tout d'abord, étendant ses longues pattes poilues que les autres deux-pattes trouvaient si mignonne. Il bailla à s'en décrocher la mâchoire, dévoilant ses petits crocs que là encore les deux-pattes trouvaient si mignon et sa langue rose que les deux-pattes trouvaient toujours trop mignonne.

Soudain, il se sentit soulever de terre par de grandes mains. Il ouvrit ses yeux verts, observant les flashes lumineux et colorés qui devinrent rapidement des formes distinctes, délimitant un visage alors qu’il se retrouvait nez à museau avec une deux-patte blonde.
"Moaarr". Il tenta de se dégager, usant de ses petites pattes pour repousser les bras qui enserraient sa poitrine… mais l'inconnue fraîchement arrivé semblait ne pas vouloir le lâcher.

-Bah alors petit trésor… C’est pas le meilleur endroit pour faire une sieste, tu le sais ça ?

Pour toute réponse, le chat ne retourna qu’un regard des plus blasé, mais se blottit tout de même un peu plus dans les bras qui le tenaient et qui portait le même genre de veste que son deux-pattes maléfique. L'instant ne dura pas trop pourtant, puisque Lucifer se retrouva à nouveau les pattes au sol, l’herbe sous ses coussinets alors que la deux-patte blonde s’attardait pour lui glisser quelques caresse, lui faisant fermer les yeux pour produire quelques ronronnements. C’est qu’il aimait les câlins au fond. Pourtant la deux-pattes repartait déjà, sous le regard agacé du félin qui s’apprêtait à la suivre quand l’horrible corniaud d’à côté se décida à revenir lui pourrir sa journée, surgissant beaucoup trop près, et surtout beaucoup trop vite, lui tirant un feulement qui ne suffit pas à décourager la bête, l’obligeant à se réfugier dans l’arbre le plus proche, miaulant et feulant alors que l’imbécile en dessous aboyait après lui.














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Mar 9 Aoû - 17:47

Je suis là pour manger de la barbe à papa et te voler ton chat

Verity & Daemon


Le félin était d’un flegme que l’on pouvait trouver chez tous les autres membres de son espèce. Chose que je retrouvais aussi dans le chat que je gardais à la maison. Duchesse, ou toute la classe et le mépris mit dans un seul et même chat. Un sourire vint frôler mes lèvres. Heureusement que mes voisins ne l’avaient jamais vu, ils auraient été capable d’appeler la protection animale de peur que je vienne manger la pauvre petite. Je me retournais pour aller tranquillement à mon bébé qui était resté là à m’attendre quand quelque chose me figea sur place. La moto bascula dans un silence religieux et percuta le sol avec la force de la gravité avant que je n’aie le temps de faire quoi que ce soit.

« … Mon bébé ! Non ! Non non noooon ! »


Mon regard monstrueusement noir se focalisa sur le criminel qui n’était autre qu’un idiot de clébard, sans doute ayant rameuté en voyant le matou. Mon poing se serra avec force, imprimant des demies-lunes sanglantes sur ma paume alors que je sentais déjà ma magie crépiter tandis que ma fureur ne cessait de grandir. D’un geste de la main je remis la moto en place, bien stable, cette fois sur le trottoir, allant l’inspecter sous toutes les coutures pour vérifier l’absence de dégât. Ce que je vis me fit frissonner de rage… Mon petit bébé… Rayé. Je suivais du bout du doigt ce qui ornait désormais ma carrosserie. Quel était l’idiot, le crétin congénital, l’abrutis finit qui laissait son chien dehors de la sorte, prêt à faire toutes les conneries possibles et imaginable, surtout avec un bestiau de ce gabarits…

« Tu vas voir… Sale clébard, satané corniaud… Même ton maître écervelé te reconnaîtra plus, ça… Tu peux me faire confiance… »


Me remontant les manches, je concentrais ma magie dans mes paumes, envoyant un jet de cette dernière sur le chien toujours occupé à essayer de… D’ailleurs qu’essayait-il de faire ? Bouffer le chat ?! Ou alors le ramener gentiment à la maison ? Qu’importe, il avait touché à mon jouet… Et il allait le regretter. Comme tant d’autres avant lui avaient regretté d’avoir cassé mon précédent jouet… Oups… Je veux dire mari. J’avais tué de mes mains Prospero… Je l’avais asphyxié, et si je n’avais pas été stoppée par ces stupides héros, j’aurais sans doute dansé la gigue autour de son cadavre encore fumant… Chacun son truc hein ? Pour les autres… J’avais laissé la lourde tâche de les exterminé à leurs victimes, qui n’avaient pas hésité un seul instant… Ces corps étant plus ou moins dénués d’âme et m’obéissant au doigt et à l’œil… Vous appelez ça un choix ? Pas moi. Mais je n’avais pas fait ça pour « prodiguer le repos éternel à ces pauvres âmes et les venger ». J’avais plutôt fait ça pour moi. Pour arrêter d’être rongée par cette amertume qui me grignotais la peau. De ma main jaillit une lumière pourpre qui s’écrasa sur le chien, qui, alors que la fumée rouge-noir se dissipait dévoila que le canidé avait comme… Rétrécit au lavage ? Maintenant on avait l’impression d’avoir affaire à un chihuahua… Je l’attrapais par le collier. J’aurais sans doute pus l’écraser du talon… Mais j’aurais pu me brosser pour le scandale chez le propriétaire de cette infecte créature. Je plissais les yeux, lui lançant un regard mauvais.

« Tu bouges… T’es mort. Ok ?! »

Un grondement aurait pu sortir de ma gorge que ça ne m’aurait même pas surprise, tant d’agressivité dans ma voix ! Mais en même temps… On ne touchait pas à ma chérie sans avoir un véritable problème sur les bras juste après. Si vous croisez un jour un lama… Vous saurez que ce mec a essayé de motonapper mon bébé il y a de cela quelques mois.

« Bon… Tu viens aussi… T’es responsable en partie des dommages du sale cabot. »

Je levais un regard vers le matou, ne croyez pas que je ne l’avais pas vu. En même temps avec cette couleur de fourrure… Il était dur de passer à côté de la panthère miniature. Toujours ma désagréable charge au bout du bras, une grimace de dégout pur fendant mon visage. J’approchais de la porte de la maison la plus proche alors que la colère s’étalait sur mon visage, sonnant à la porte avec assistance. Oh ils avaient intérêt à être là ces gens sinon… Je parsèmerais le paillasson de petits bouts de clébard infect. La porte s’ouvrit finalement sur… Un homme ma foi… Assez présentable. Mais c’était sans oublier la colère que je ressentais.

« C’est le vôtre ?! Je vous déconseille VRAIMENT d’en être le propriétaire parce que sinon nos rapports risquent de commencer sur de très mauvaises bases. Cette saloperie vient d’abîmer ma moto, et si vous ne voulez pas que je l’étripe sous vos yeux et vous maudisse sur trois génération… Y’a intérêt à ce que j’ai une réponse ra… »


Je plissais les yeux, réalisant soudain que je connaissais ladite personne.

« Vous… Je vous ais déjà vu quelque part… Je n’oublie jamais un visage… »


Surtout lorsque ledit visage est aussi harmonieux d’un point de vu absolument géométrique… Et rien d’autre… Non non … Rien d’autre.



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Dim 4 Sep - 3:27








La vie de chat n’était pas toujours des plus faciles et n’avait pas toujours que des avantages. C’est en tout cas ce qu’aurait dit Lucifer dans ces moments où par exemple il attirait l’attention de gamins qui pensaient que martyriser une pauvre boule de poils était amusant -il se faisait toujours une joie de sortir les griffes pour leur faire comprendre que non, il n’était pas un jouet. D’autres fois il se faisait attraper par des gens type vieilles mamie en manque d’amour. Et dans le pire des cas, il se faisait courser…par des chiens. C’était vraiment l’horreur ça. Alors qu’il pensait pouvoir aller embêter la deux pattes qui avait pris soin de le réveiller, un poids lui était brusquement tombé dessus, ne lui laissant que le temps de se dégager d'une ruade et de gonfler son poil en contemplant son ennemi. Ennemi qui sans se préoccuper du grabuge qu’il venait de faire, pensait bien pouvoir profiter de sa chance, ne laissant d’autre choix à Lucifer que celui de se planquer quelque part dans l’espoir de pouvoir y rester suffisamment longtemps pour que son maître vienne le chercher ou bien qu’il se lasse. Cette fois, il n’eu pas de bol quand même. La retraite vers la maison lui était coupée par le corniaud et pas de cachette à l’horizon, hormis…Les arbres. Bon, ça serait les arbres. Bon sang, il détestait monter dans les arbres.

Et même si il pestait haut et fort intérieurement, cela n’empêchait pas qu’il était tout de même coincé en haut d’un arbre avec un chien gros et vicieux et aux aboiements horriblement stridents retentissant en bas. Les deux-pattes ne faisaient-ils pas attention à où allaient leurs affreux cabots ? Quelle impunité et débilité surtout ! Il aurait tellement souhaité que son deux-pattes maléfique transforme cet ignoble Beauceron en serpillère ou en pantoufle à l’instant présent. Premièrement parce que c’était une race de chien qu’il trouvait particulièrement laide, et deuxièmement parce qu’il s’était retrouvé coincée dans un arbre à cause de lui. Non, sérieusement, il n’arrivait pas à concevoir, en cet instant présent, comment on pouvait préférer un chien à un chat. Un chien il fallait le sortir, le toiletter, lui apprendre la discipline…Un chat c’est propre, ça se toilette tout seul et en plus, ça avait sa propre personnalité. Occupé à maudire et à feuler contre l’ignoble animal qui tentait maintenant vainement de le rejoindre dans l’arbre, Lucifer, comme son adversaire n’avait plus prêté attention à la deux-pattes blonde qui avait la première dérangé le chat dans sa sieste. Et pourtant ce fut elle qui réalisa le souhait du félin en réduisant le clébard enragé à l’état de pantoufle, sous l’œil intrigué et soudain très attentif du chat qui aurait bien poussé un rire machiavélique si il avait pu. C’était tellement ridicule et bien fait.


-Bon… Tu viens aussi… T’es responsable en partie des dommages du sale cabot.

Toujours bien accroché à sa branche, Lucifer n’avait retourné qu’une indifférence et une innocence totalement féline aux accusations. Il n’était après tout pas responsable de la stupidité des chiens, ces êtres malfaisants dignes des pires films d'horreurs... Laissant donc la deux-pattes furieuse s’éloigner avec l’horrible pantoufle tenu à bout de patte, Lucifer avait simplement suivi du regard son trajet jusqu’à sa maison sans pour autant bouger le moindre poil de l’arbre.

oOo

Ses mains. Voilà ce que Daemon regarde chaque matin lorsqu'il se lève, ses mains. Il ne peut pas toujours voir sa dégaine de face, alors il zieute sans vergogne les extrémités qui lui permettent d'attraper des objets comme des pinces. Qu'il est doux d'en avoir à nouveau faites de chair, qu'il est agréable de sentir cette sensation du sang qui frappe contre la peau lorsque les sensations ressentis sont un peu plus intense ou plaisante que prévu. Il est beau d'être humain. Il est superbe d'être sous une forme qui plaît bien mieux. Installé sur le banc de cuir noir, chemise et gilet barman aussi impeccable qu’à ses habitudes, il ne cessait de regarder ses doigts courant sur le Steinway & Sons, les manches de sa chemise de marque relevé, les muscles de ses avants bras ainsi visible se contractant au fil des notes en parfaite synchronisation avec les cordes du piano. Blanches, noires, blanches…Les touches s’alternaient sous ses doigts dans une mélopée qui emplissait totalement la grande maison et surtout le salon lumineux, le soleil se déversant par les baies vitrées, et où l’instrument trônait fièrement, avec bien évidemment un verre au liquide ambré posé au coin. Un verre dont les glaçons tournaient et fondaient au rythme de la mélodie qui continuait douce, fine, rapide et vivante à certains moments, mélancolique concentrées et rageuse à d’autres, reflets des émotions qui se succédaient par intermittence dans le regard du pianiste. Et la musique continuait toujours. D’abord ambitieuse et pleine d’assurance, elle en devenait plus festive plus heureuse. A l’image de ce que Méphisto éprouvait depuis qu’il circulait dans ce monde avec tous ses souvenirs, tous ses pouvoirs … et surtout, surtout une apparence humaine en prime. Ce qu’il ressentait là, c’était cette petite sensation ultime qui faisait battre votre cœur plus fort, plus vite, plus vivant, plus … endiablée. La mélodie s’accélérait alors autant que son palpitant qu’il n’avait plus sentit vraiment battre depuis une éternité. Une nouvelle mélopée emplissait la pièce alors, plus furieuse, plus frappée. Les coups que donnaient ses doigts contre les touches étaient plus forts désormais, alimenté par ces petites taches noires de son être. La mélodie était toujours aussi juste que la première, mais il n’y avait désormais plus rien de doux, de gracieux ou de simple. C’était au contraire fort, dur et complexe… enfin jusqu’à ce que le tintement disgracieux de la sonnette ne vienne dissoner dans la mélodie qui se jouait toujours, le diable préférant laisser courir ses doigts sur les touches d’ivoires plutôt que de se lever pour aller voir. Après tout on venait rarement jusqu’à sa porte habituellement. Ceux qui tenaient vraiment à le voir le faisaient habituellement au Rabbit Hole. Mais ce visiteur ne semblait pas vouloir se décourager et l’insistance et la disharmonie intempestive que provoquait la sonnette l’obligèrent finalement à cesser brusquement son petit moment de plaisir personnel.

Il avait avalé une gorgée précieuse de son verre d’alcool pour apaiser son agacement avant de se décider à enfin ouvrir sa porte à son visiteur. Ou plutôt sa visiteuse, dans un look qu’il ne reniait pas lui-même à l’occasion, et qui sans même attendre commença à lui débiter tout un discours avec colère … c’était indéniable. Un discours dont il ne comprenait au départ pas grand-chose. Le sien ? La question lui tira ce petit haussement de sourcil et cet air de presque défi culotté, tandis qu’elle agitait, qu’est-ce qu’elle pouvait agiter d’ailleurs ? Son regard se posa alors sur l’étrange chose qui après un rapide examen ressemblait quand même drôlement à l’horrible cabot imbécile de son voisin. Mais le dit cabot avait connu de bien meilleurs jours. Un sourire amusé et malicieux étira alors ses lèvres à cette constatation. De toute façon les chiens l’avaient toujours insupporté, ça ne datait pas d’hier. Enfin du coup il commençait à comprendre, emmagasinant les informations au fur et à mesure que la femme blonde, qu’il se souvenait d’ailleurs très bien avoir déjà vu de manière récurrentes dans son établissement continuait de s’énerver sous son nez. Croisant les bras contre son torse dans ce flegme affiché, il avait au final l’intention de conserver son mutisme rien que pour avoir le plaisir de la voir mettre ses menaces à exécutions, mais la motarde se coupa d’elle-même en plein milieu de sa cinglante colère.

-Vous… Je vous ais déjà vu quelque part… Je n’oublie jamais un visage…

Sa remarque ne provoqua qu’un élargissement du pli amusé qui avait pris place sur ses lèvres.

-Et pourtant vous ne semblez pas encore me remettre, sinon vous ne poseriez pas la question …

Il avait fini par avancer de quelques pas, se plaçant désormais presque au-delà du pas de la porte, une étincelle de malice joueuse au fond des yeux, penchant la tête dans cette moue lumineuse et machiavélique tandis qu’il poursuivait, se disposant cette fois à l’aiguiller un peu.

-Pourtant même mes clients les moins fidèles ont souvent une petite idée de ma tête et de mon nom… mais ils viennent rarement frapper jusqu’à ma porte, ils préfèrent généralement celle du Rabbit Hole.

Lui en tout cas remettait très bien son visage, mais il avait toujours eu une très bonne mémoire malgré l’âge qu’il dissimulait au compteur.














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Dim 11 Sep - 17:05

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L
a colère, la rage, c’était quelque chose qu’on cultivait avec amour. Surtout quand on avait une personnalité explosive comme la mienne. Je jetais un regard noir au chat, me fichant au final pas mal qu’il me suive ou pas. Les chats étaient connus pour leur « je m’en foutisme » sur un peu près tous les sujets. Je le voyais bien avec ma boule de poil personnelle, une femelle d’une grâce rare. Un corniaud réduit à la taille d’un chihuahua, mon talon rageur claquant sur les pavés menant à la maison, j’avançais sans me soucier de qui ni de quoi. J’avais appuyé sur la sonnette jusqu’à ce que l’on me réponde. Je n’étais pas idiote, j’entendais bien le piano de l’autre côté de la porte… Non je n’étais pas idiote, et j’étais pleine de colère. Le chien allait morfler, et ce ne serait que sa faute. C’est un homme qui vint m’ouvrir, et je pus voir successivement ses mimiques et ses postures, alimentant le feu qui grondait sous ma peau. Un feu rare et vif qui ne s’éteignait jamais vraiment. Pourtant il restait silencieux. Le chien aboya, avant de croiser mon regard et de laisser échapper un couinement presque contrit. Je le laissais tomber au sol, posant délicatement mon pied sur sa fourrure pour le maintenir en place sans non plus l’écraser. La magie noire pulsait sous ma peau, n’attendant qu’une chose, pouvoir semer destruction et malheur. Domaine où, il fallait l’avouer, j’excellais. J’étais même devenue bien plus douée qu’avec ces quelques sorts et techniques de soins que ma tante m’avais appris pour devenir la grande « guérisseuse ». Ho je n’avais pas renié mes enseignements, j’avais juste utilisé ces talents différemment. A quoi bon aider les autres là où personne ne m’avait jamais tendu la main ? A quoi bon soigner quand on peut empoisonner ? Je voulais offrir au monde ce qu’il avait décidé de m’offrir. Lui montrer que moi aussi je pouvais être garce à sa manière. Je fis la réflexion à l’homme que je l’avais déjà vu. Mais gardais pour moi le fait que je lui trouvais un petit quelque chose carrément. Bon à mettre illico dans mon lit. Mais sans doute aurait-il pu être muet, ça m’aurait sans doute arrangée et calmée.

-Et pourtant vous ne semblez pas encore me remettre, sinon vous ne poseriez pas la question …-Pourtant même mes clients les moins fidèles ont souvent une petite idée de ma tête et de mon nom… mais ils viennent rarement frapper jusqu’à ma porte, ils préfèrent généralement celle du Rabbit Hole.

Mon sourcil tressautait furieusement, signe d’une colère que je ne parvenais pas à enfouir. Il se moquait de moi c’est ça ? Je fis claquer ma langue contre mon palet dans un tic énervé avant de croiser les bras sous ma poitrine, lui lançant un regard que certains pourraient comparer à un ice berg.

« J’ai dit que je n’oubliais jamais un visage, pas qu’EN PRIME je me souvenais des circonstances de la dite rencontre. »

J’attrapais son menton entre mes doigts fins, faisant très légèrement tourner sa tête, avant de le relâcher. Finalement je savais d’où je le connaissais et pourquoi grâce à ses petites réflexions. Encore que… A l’époque où je l’avais rencontré j’ignorais tout de sa fonction et de son rôle.

« Le verre… Au Rabbit Hole, je t’ai offert un verre mon mignon. Mais nous n’avons jamais pus le consommer, c’est dommage. »

J’agitais un doigt sous son nez, arquant un fin sourcil, l’autre main posée sur la hanche.

« ça aurait pu se faire si j’étais pas en train de te menacer de refaire ton joli minois. Alors trésors, répond vite. Ce sale clébard c’est le tien ? Tu dois juste l’imaginer un peu plus grand qu’il ne l’est… Il vient d’abîmer mon carrosse, et je dois savoir à qui je dois crever les pneus. »

Je haussais négligemment les épaules, dans un geste qui voulait à la fois tout dire et rien dire, ma voix ronronnant d’une colère froide sous-jacente. Colère qui disparut le temps de quelques petits mots soufflés au vent.

« Mais si ce n’est pas ta bouille que j’ai à cassé, je te proposerais bien de retenter l’expérience qui a été interrompue bien trop tôt à mon goût… »

Il était vrai qu'au bar nous n'avions pas pus aller au fond des choses... Je secouais la tête, faisant taire la machine avant même qu’elle ne se mette plus en route. Cette manie de séduire quiconque m’adressait la parole pouvait parfois être agaçante. On en avait presque tendance à oublier sa rage quand on flirtait. Du coup j’appuyais un peu plus fort sur l’animal, ses petits couinements me rappelant pourquoi j’étais colère. BON pas au point de virer au vert, mais il n’empêchait que j’aurais pu trucider ce chien sur le champ, mais j’aurais pu m’asseoir sur les frais de réparations offert par le responsable. Car je comptais bien faire en sorte de faire payer au propriétaire du cabot tout le mal qui avait été fait à mon bébé. Elle allait faire peau neuve.

« Ou alors peut être que c’est un autre sac à puce qui t’appartiens ? Genre… Celui qui s’est niché tout en haut d’un arbre et qui est à l’origine de l’excitation du chien qui a fait tomber ma petite chérie, lui offrant quelques dommages au passage ? Il est vrai que le peu que j’ai pu apercevoir de toi… Je ne te vois pas trop flanqué d’un molosse débile… Je serais méchante… Je t’en tiendrais peut-être pour responsable. »

Hé ouais… Séductrice, mais pas aussi stupide qu’il n’y paraît. Il y a des choses dans la vie qui sont acquises à la naissance. Certains naissent idiots, comme ce foutus clébard d’autres ont droit à un merveilleux sens de la réflexion. Il faut bien ça pour pouvoir échafauder des vengeances originales.

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