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(Flashback) - I have a gypsy soul with a mermaid heart Ft Giselle

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Piranha Cannibale
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Mar 26 Juil - 0:16





I have a gypsy soul with a mermaid heart



L’immensité de la mer était mon royaume, moi, telle une ombre, je nageais dans les fonds, mes yeux reptiliens scrutant l’obscurité, parvenant à la percer sans peine à la recherche de monts et merveilles. La raison pour laquelle je nageais dans les grands fonds ? Tout d’abords, j’étais à la recherche de quelque chose… Un trésor… Un navire, j’étais une pilleuse, je vivais sur le malheur des gens, j’en étais consciente, mais ça ne retirait rien au plaisir de la découverte. J’étais seule depuis trop longtemps… Par un temps, j’avais voyagé avec Nemo, pendant des années… Et j’avais finis par fuir. Je me retrouvais donc seule, lourdée par mes sœurs, paria d’une race qui refusait l’imperfection. Pourtant… J’étais la mer. J’étais sauvage, j’étais indomptable, impétueuse, imprévisible. Mes colères étaient légendaires. J’ETAIS la mer. Elles ? Qu’un ramassis d’idiotes, des filles qui avaient oubliés depuis longtemps où était leur cœur. Il était fort probable que je me fasse cette réflexion juste parce que je ne me sentais à ma place nulle part. Et pourtant… pourtant… Même si j’étais le cœur de l’océan, hé bien quelque chose m’attirait vers la terre. Ce sentiment de n’être à sa place nulle part me poussait vers le sable chaud, tandis que l’idée d’apprendre à connaître la terre de mon ami me donnais envie d’en voir plus, toujours plus. C’est ainsi que j’avais récolté pas mal de trésor en chemin. Je remontais progressivement à la surface, pour me diriger vers une plage qui était toujours déserte.
Je restais néanmoins camouflée, les premiers jours où je m’étais approchée des humains, j’avais pu constater que certains ne pouvaient pas apprécier les créatures qu’ils ne connaissaient pas. Je poussais un soupir. Après tout, ça s’expliquait, il y avait des « idiots » partout, quel que soit l’espèce. J’eus un petit sourire nostalgique. Moi qui m’imaginais que tous les hommes étaient comme celui que j’avais fuis comme une idiote. Je le regrettais. Il me manquait, c’était comme si on m’avait arraché une partie de moi. Et pourtant… pourtant, c’était moi qui étais partie. Parce que j’avais peur… Peur oui… pour la première et, je l’avais décidé, pour la dernière fois, j’avais eu peur. Et tel la reine des idiotes, j’avais pris mes jambes à mon cou. Aujourd’hui… Et ce depuis bien trop d’années, je vivais dans la morosité. J’avais un pied dans le passé, le regard rivé derrière moi. Pouvait-on vraiment dire que je vivais ? Non… j’étais juste ivre de solitude. Depuis quelques temps je me parlais à moi-même ou aux animaux, pour le plaisir de m’entendre parler, et surtout d’utiliser ma voix. Alors que je remontais à la surface, juste devant ma fameuse plage, je me figeais. Regardant droit devant moi… Là se trouvait un enfant, ou plutôt une petite humaine, je penchais la tête, je n’avais que rarement l’occasion de voir des petits humains d’aussi près. Il avait été très compliqué pour moi de comprendre que les humains n’apparaissaient pas comme moi j’étais apparue. J’avais ouvert les yeux dans une rivière, avec le même physique que j’avais aujourd’hui. Je n’avais jamais été « plus petite » et je ne grandirais jamais. Je la regardais de mes yeux lilas pâles, presque opalescents, ma pupille s’étirant puis se rétractant selon l’angle dans laquelle je la regardais. Je n’étais pas humaine, et je n’avais jamais pu passer comme telle étant donné que j’étais « moitié humaine » sur tout le corps. Je voulais dire… je n’avais pas tout à fait un buste de femme et une queue de poisson. Moi j’étais… Différente, il n’y avait pas de délimitation entre le poisson (ou plutôt le serpent) et l’humain. J’avais peur qu’elle ne crie. Je posais donc mon doigt sur ma bouche, soufflant un « chut » légèrement sifflant à cause de ma langue qui n’a pas tout à fait la même constitution que celle des humains. Je m’approchais doucement de la demoiselle, restant néanmoins à une distance où je pourrais déguerpir à tout moment.

« Bonjour petite chérie… Que fais-tu ici toute seule ? »


Il me semblait pourtant que les humains veillaient au grain quand il s’agissait de leurs miniatures.










If you'll be my boat I'll be your sea


I live to make you free But you can set sail to the west if you want to And pass the horizon, 'til I can't even see you Far from here Where the beaches are wide Just leave me your wake to remember you by  | © Vent Parisien






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Mar 26 Juil - 10:09

Aujourd’hui est un jour sombre, je n’ai envie de rien faire et encore moi porter cette robe laide, noire que mes sœurs se doivent aussi de porter. Je suis assise sur mon lit les cheveux partant dans tous les sens, ne ressemblant plus aux belles boucles anglaises qu’on a l’habitude de me voir porter. Je ne sais pas comment je pourrais remonter cette épreuve. Mais je n’ai pas le temps de m’attarder plus longtemps sur la question que Mère entre dans ma chambre et vient se poser à mes côtés. On aurait pu croire que c’était pour m’enlacer, pour me réconforter et me dire que tout ira bien or Mère n’est pas ce genre de femme. La mort de son époux ne semble même pas la chagriner ne serait-ce qu’un minimum tout comme ma sœur.

« Anastasie, rappelle moi ce que je t’ai appris durant toutes ces années : une grande dame ne doit ?
- Un grande dame ne doit jamais s’apitoyer sur son sort et cacher ses sentiments car si un homme prend conscience de ce qu’elle ressent il s’en servira pour lui faire du mal.
- Exactement, alors qu’est-ce que tu fais dans cet accoutrement ? Tu ne viens pas si tu n’es pas prête.
- Mais Mère, je n’y arrive pas c’est plus fort que moi !
- Baliverne ! Et cesse ces larmes veux-tu ? Désormais, tu ne devras plus exprimer la moindre tristesse en ma présence c’est bien entendu ? »

Je baisse la tête regardant mes pieds nus avant de répondre un léger « Oui, Mère. »
Elle quitte ma chambre et revient quelques minutes plus tard. Mes larmes durant ce temps avaient arrêté de couler et commencé à sécher sur mes petites joues. Mère, une femme très élancée et gracieuse, dissimule derrière elle la présence de quelqu’un. Cette personne s’avance près de moi vêtue de noir elle aussi jusqu’au nœud qui attache ses cheveux blonds. Ma mère s’en va en déclarant que Cendrillon s’était proposé pour m’aider.

Un grand silence règne dans ma chambre au plafond haut, si haut que même grande je ne pourrais les atteindre. Cendrillon m’aide d’abord à enfiler mes bas en dentelles puis s’agenouille devant moi pour glisser mon pied dans une pantoufle de velours prune, puis fait de même avec l’autre pied. Je me laisse faire sans rechigner et sans lui demander ce qu’elle peut bien ressentir quant à la perte de son père suite à la grippe qui ravage le pays tout entier d’après le bourgmestre venu rendre visite à Mère un jour. Cendrillon, toute calme malgré les larmes que je peux distinguer sur son visage, m’assiste avec bonté pour retirer ma chemise de nuit et enfiler ma robe, identique à la sienne, puis me brosse les cheveux et me coiffe d’anglaises.
Mère nous appelle du grand hall où nous devions la rejoindre avant de monter dans le carrosse. Le regard figé droit devant moi, je descends les marches une à une et grimpe dans le carrosse où ma sœur Javotte avait déjà pris place pour nous rendre à l’église du village.

Sans savoir comment, je me suis retrouvée sur la plage, un dessin dans les mains. La cérémonie a été très belle mais lorsque le cercueil s’engouffra dans les entrailles de la Terre, je ne me suis pas sentie à mon aise et me mis donc légèrement en retrait jusqu’à m’enfuir discrètement jusqu’à ce lieu où toute ma tristesse peut s’exprimer sans nul réprimande de Mère. Je sors un dessin discrètement dissimulé dans les dentelles de mon jupon et le contemple, cachée des yeux de tous. Ce dessin représente ma Nanny de l’époque où je vivais dans le château de la reine Cora, moi et surtout Père que je n’ai point revu depuis l’an passé, depuis que Mère nous a conduit chez ce marchand veuf, disant qu’il serait notre père. Mais aujourd’hui le voici mort, que me reste-t-il ? Père me manque et Jean mon frère resté avec lui aussi.

Tout à coup, je suis interrompue dans mes réflexions par une très belle jeune femme. Immédiatement je cache mon dessin sous mes fesses.

« Bonjour Madame, je ne suis pas seule, Mère et derrière ces rochers »

Bien évidemment ce fût un mensonge mais que peut dire d’autres une fille de onze an à qui on a toujours dit de cacher ce qu’elle ressent et toujours trouver une raison noble quant à ce genre de question. « Un grande dame ne doit jamais s’apitoyer sur son sort et cacher ses sentiments car si un homme prend conscience de ce qu’elle ressent il s’en servira pour lui faire du mal. » Voilà ce que je ne cesse de me répéter à ce moment.

« Et vous si je puis me permettre ? »
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Piranha Cannibale
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Mer 27 Juil - 21:44





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Je regardais ce mini humain. Une petite fille a en juger par sa belle robe. Honnêtement ? Je n’en avais jamais vraiment rencontré, en vérité… J’avais surtout croisé des marins, des pirates… Des farfelus en tout genre peuplant les mers. C’était plus avec ces personnes que j’avais établit le contact. Des fois c’était de bons souvenirs, d’autre fois, non… L’enfant m’explique alors qu’elle n’est pas toute seule sur cette plage, et que sa mère est derrière… Des rochers ? Je regarde l’endroit, avant de lui lancer un regard où brille malice et amusement.

« Donc tu es toute seule, ta mère n’est pas avec toi dans tous les cas. »

N’ayant à ma connaissance ni père ni mère, je trouvais ce concept très intéressant. En fait… Je devais avouer avoir poser des tas de questions sur le sujet à mon ami humain, Nemo… Je ne voyais pas où était la gêne, j’ignorais si mon espèce à moi était capable de se reproduire, ce n’est pas pour cette raison qu’il faut arrêter d’être curieux. Sur l’océan, bien sûr, il y a des petits, mais ces jeunes choses sont souvent livrés à eux-mêmes. C’est le cas des petites tortues par exemple, j’avais eu au cours de ma vie l’occasion de regarder le spectacle qu’offrait ces petits êtres tentant de rejoindre l’océan. Toujours était-il que les humains, quant à eux, gardaient un lien très particulier avec leur progéniture. Restant en contact même bien après que ledit enfant ait quitté le nid. Peut-être avais-je des parents quelque part ? Je ne m’en souvenais pas… J’avais ouvert les yeux dans cette rivière, puis je l’avais descendue jusqu’à atteindre la mer, instinctivement. Qui étais-je ? Je le savais instinctivement… Je connaissais mon nom en ouvrant les yeux.

« Et vous si je puis me permettre ? »

Je m’approchais de la plage, pour venir étendre mon corps sur le sable réchauffé par les rayons du soleil. Ce corps si particulier tenant plu du serpentaire que de la sirène, j’observais l’enfant de mes iris pâles, alors que je sortais de mon sac une jupe détrempée que j’enfilais ainsi qu’un simple haut de tissu, avant d’enfiler mon bracelet, ma queue se transformant alors en une paire de gambettes. Je penchais la tête vers la petite, un étrange sourire de confidence sur le visage.

« Moi… Hé bien moi je vais vendre mes trouvailles. Tu sais… Le fond de la mer possède des trésors inestimables. Je me propose d’acheter ton silence ma petite chérie… »


Je fouillais dans mon sac pour en sortir quelque chose que j’avais trouvé dans un petit coffre par hasard, dans une épave. Des fois… On avait l’impression que l’eau figeait tout. Que cela restait dans le même état durant des années. C’est ainsi que je sortis un petit collier, tout simple. Une chaîne argentée retenant une pierre de lune en forme de goutte dont les reflets irisés et multicolores se devinaient. Je posais un regard sur la pierre, puis je la déposais dans la main de la fillette. J’avais bien des richesses dans ce sac.

« Je ne suis pas tout à fait humaine, mais ça, c’est un secret, tu l’as découvert, chez nous, il faut offrir quelque chose à l’autre pour s’assurer de son silence… Et la croyance veut que la tempête se déchaine lorsqu’une personne ne tient pas sa promesse. »


Je m’étirais. Mes « jambes » étaient extrêmement sensible après tant de temps passé au large sans m’en servir. Je me souvenais que la première fois, cela avait été une torture… M’enfin… Avec le petit jour qui m’était alloué de temps en temps, j’avais eu le temps de peaufiner ma technique. Je me tournais vers l’océan. Souriante. Ma peau pâle et glacée était piquetée de petites gouttes que le soleil réchauffait progressivement.

« Ha… ça va être une belle journée. »


Je me tournais alors vers la jeune demoiselle, arquant un sourcil.

« Tu n’as pas l’air d’accord. Tes yeux ne mentent pas. »






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