FAQAccueilRechercherMembresGroupesS'enregistrerConnexion

Chaque problème à sa solution

avatar
Messages : 93

Voir le profil de l'utilisateur http://marchens-destiny.forumactif.com/t488-belle-l-french
Lun 15 Aoû - 15:19


Belle se trouvait dans la bibliothèque, et consulté ses livres pour trouver découvrir toujours les mêmes secrets sur l'apparition de ses nouveaux arrivants. Cela faisait maintenant plusieurs semaines que le Jolly Roger était revenu, et les retrouvailles avec Rumple c'était bien passé, mais elle sentait toujours un truc qui clochait. Pendant que lui travaillait au magasin d'antiquité, la jeune femme se trouvait alors à la bibliothèque. Belle s'y trouvait vraiment bien dans cet endroit, même si elle avait été attaqué par Hook dans ces lieux. C'était arrivé quelques semaines avant le départ pour le Pays imaginaire, par la suite, elle avait perdu la mémoire, et elle était devenue Lacey. La jeune femme ne souvenait pas vraiment de cette période, mais apparemment, elle n'avait pas été la plus sympathique des personnes. Alors qu'elle était plongée dans son livre, la porte s'ouvrit laissant entrer Ruby, son amie, qui travaillait chez Granny, un peu plus loin dans la rue. La jeune femme lui apportait, non pas un café, mais un thé glacé, comme Belle en raffolait.

"Oh, tu es formidable" fit Belle en levant le livre de son nez pour prendre sa boisson et en but une gorgée. Tu vas bien?" lui demanda-t-elle. La jeune serveuse avait eu quelques difficultés avec son état de loup-garou, mais les choses semblaient aller mieux.
"Oui" répondit Ruby avec un sourire pour rassurer son amie sur son état de santé, puis elle lui demanda si elle avait obtenu des réponses aux événements de ces derniers temps dans ses livres, mais Belle n'avait toujours pas de réponses. Mais avant d'avoir pu exposer plus en profondeur sa théorie, la porte s'ouvrit à nouveau pour laisser entre une nouvelle personne. Il y avait décidément beaucoup de visite aujourd'hui.
"Bonjour" fit Belle au nouveau arrivant avec un sourire, elle était prête à l'aider à trouver ce qu'elle cherchait de son mieux.

PS : Se déroule avant l’expédition du Nautilus.
avatar
Messages : 57

Voir le profil de l'utilisateur http://marchens-destiny.forumactif.com/t424-verity-hornet-par-le
Mar 30 Aoû - 11:36

Chaque problème a sa solution

Verity & Belle

Un jour comme un autre ? Même pas vrai… Si c’était un jour comme un autre, je serais sans doute en train d’embellir un cadavre afin de le rendre présentable. Les gens étaient des hypocrites, la mort les effrayait tellement qu’il fallait faire en sorte que les corps soient présentés comme en train de dormir. Il fallait que cela soit parfait, d’un réalisme saisissant. Et je détestais ça. La mort c’était toujours violent, toujours douloureux. A quoi bon la couvrir de paillette et lui coller un cône sur le front pour en faire une magnifique licorne ? A rien. Mais je n’avais pas besoin de ces artifices personnellement, je caressais du bout des doigts cette bague qui enserrait mon doigt. C’était un simple anneau d’argent sertie d’une goutte d’un rouge sanguin. Lorsqu’on regardait dedans on pouvait y deviner un crâne. Mais de base, ce n’était pas une bague… C’était un masque. Le masque de la mort rouge. Ce dernier avait son emprise sur moi. Je savais que si je m’en éloignais trop, je serais fichue de ressentir tous les remords dus à mes actes. Je savais que m’en éloigner trop rimerait avec mort. Et qui pourrait bien me transformer en licorne hormis moi-même ? J’avançais dans la rue la tête haute, mes cheveux blonds en bataille balayant mes épaules alors que mes yeux glacés frigorifiait le plus chaleureux des corps. Je ne me plaisais pas vraiment dans cette ville. J’aimais la solitude, mais c’était mieux que ma prison. Et en prime… J’avais finalement perdu au passage ces cornes qui ceignait ma tête, dû à l’utilisation du masque et de magie noire combinée. Ces bois étaient élégants, raffinés, un peu comme ceux des majestueux cerfs de forêt. Mais… Dans la vie de tous les jours c’était loin d’être simple. Vous n’imaginez pas la difficulté et les contorsions que nécessite le passage d’une porte. Vêtu d’un short en jean et d’un crop top noir, je croisais chaque regard. Je n’allais pas laisser ces gens me fixer et afficher leur mépris sans avoir à se heurter à mon regard noir. La prison ne m’avait pas adoucie, loin de là, c’était même le contraire. J’avais cette colère bouillonnante, cette bête inhumaine qui se baladait dans mon corps, se nourrissant de rancœur et de haine, l’attisant comme on le ferait avec un feu. Cette panthère de colère avait tendance à un peu trop me guider ces derniers temps. Et le but de la bague, ou du masque, était en tout cas de tenir tous mes freins à distance. Et ces sensations nouvelles étaient autant de freins qu’il me fallait retirer de toute urgence. C’était pour cette raison que j’avais décidé de me rendre à la bibliothèque. Là où je pourrais sans doute trouver quelque chose, et sur le masque, et sur le chaudron que je recherchais désespérément. Chaudron qui, ne servait pas qu’à préparer de bonnes soupes, mais plutôt à réveiller des guerriers d’entre les morts. Morts que j’avais fait déferler sur mes terres afin de me venger… Ou plutôt de conquérir mon pays (et accessoirement d’embêter le roi, qui se trouvait être, je l’avais appris il y a peu, mon père, et qui n’avait rien trouvé de mieux que de faire passer de vie à trépas mon fiancé…). Lorsque je passais la porte, une voix fluette et douce m’accueillit d’un « bonjour ». Un sourire amusé étira un instant mes lèvres alors que je lançais un regard qui pouvait, aux yeux de beaucoup, passer pour provocateur.

« Je ne vois pas en quoi ce serait un meilleur jour qu’un autre, mais bonjour à vous aussi ! »

Je m’approchais du comptoir où se trouvait la petite demoiselle qui gérait la bibliothèque. Belle… Elle était connue et reconnue dans le coin. Je retirais ma bague pour la poser sur la surface en bois, passant ma main au-dessus pour faire reprendre à l’artéfact sa forme originelle. Celle d’un masque, semblant fait de deux ailes entrelacées, l’une noir et l’autre rouge, sous ces plumes se trouvait la base du masque, qui était fait d’ossement humain. A votre avis, comment ce masque avait bien pu avoir un tel nom ? Le masque de la mort rouge était un bien étrange objet…

« Trésor… Aurais-tu en ta possession quelques livres pouvant m’informer davantage sur ce petit bijou que voici ? J’aurais besoin… De renseignements. »


DEV NERD GIRL



Mes démons me font la guerre, moi j'veux la paix
Je les fais taire sous les néons ultraviolets
avatar
Messages : 93

Voir le profil de l'utilisateur http://marchens-destiny.forumactif.com/t488-belle-l-french
Dim 4 Sep - 16:38


Belle était derrière son comptoir a discuté avec Ruby, quand une femme entra dans la boutique. La jeune bibliothécaire, et l'arrivante lui répondit un peu au tac au tac, dans un certain sens, elle n'avait pas entièrement tort, mais c'était justement parce qu'un jour ne valait pas mieux que l'autre, que tous les matins on se souhaitait un "bonjour", en espérant que justement il soit meilleur qu'hier. Elle allait ouvrir la bouche pour lui expliquer tout ça, quand elle s'avança vers le comptoir pour poser un baque sur le bord et qui se transforma en un maque rouge et noir avec des ailes de chaque côté, mais le plus affreux dans le masque était sans doute les ossements humains qui formait le fond du masque. Belle avala de travers en voyant l’œuvre, bien qu'elle-même, elle était vraiment trés belle, mais crée d'une manière, un peu ... morbide. Ruby, elle ne trouva pas ça trés beau, et préféra s’éclipser, non sans avoir prévenu Belle de l'appeler en cas de souci, et qu'elle accourrait aussitôt. Mais la jeune femme savait qu'il ne se passerait rien de bien méchant.

Une fois seules, Belle se mit à regarder le masque plus précisément, sans tenir compte des os, elle se dit que Rumple aurait peut-être était plus utile pour découvrir ce qu'était cet objet, mais bon, elle savait aussi qu'il ne fournissait jamais rien gratuitement. Belle leva la tête vers la jeune femme et se mit a réfléchir, où elle aurait pu voir une telle chose dans ses livres. Un masque rouge et noir. Elle contourna le comptoir et se mit à arpenter les rayons des livres.

"J'ai peut-être quelque chose" fit-elle en passant sa main dans le rayon des romans et autres nouvelles. Le livre d'Edgar Allan Poe, le masque de la mort rouge, était le seul truc qui lui venait à l'esprit, peut-être parce qu'elle venait de le finir, il y a quelques semaines. Elle prit le livre en main et revint ver le comptoir.

"Ce masque vient d'un livre d'Edgar Allan Poe, c'est un auteur de ce monde-ci, comme la plupart des contes de fée, dont notre monde est issue." expliqua la jeune femme en posant le livre devant elle. Je ne sais pas, si cela peut vraiment t'aider. Elle baissa le regard vers le livre, cherchant dans sa mémoire, si il y avait d'autres ouvrages où cherchait des renseignements.
"Est-ce que vous pouvez m'en dire plus sur l'objet en question?" demanda Belle, peut-être que la jeune femme pourrais l'aider en lui donnant d'autres détails sur la bague qui se transforme en masque, c'était clairement de la magie, et c'était vraiment plus le rayon de Rumple, ce genre de choses. Mais elle ne proposa pas à la jeune femme d'aller voir le Magicien, soit elle y avait déjà été, et il n'avait pas pu l'aider, ce qui était fort improbable. Soit, elle espérait ne pas avoir à faire à lui. Soit elle ne le connaissait pas, mais ça aussi c'était fort improbable.
avatar
Messages : 57

Voir le profil de l'utilisateur http://marchens-destiny.forumactif.com/t424-verity-hornet-par-le
Jeu 15 Sep - 9:46

Chaque problème a sa solution

Verity & Belle

Un petit sourire vint frôler mon visage lorsque je vis sa moue en découvrant ce qui avait servit de fond au masque. Il y avait toujours de terribles secrets derrière les plus beaux des artéfacts, il en était et en sera toujours ainsi. La beauté cache toujours de terribles secrets, les plus ouvragés des placards auront toujours des squelettes en leur cœur. Moi, j’avais porté ce masque la première fois avec désespoir. Depuis, il avait soufflé au loin tout ça, ne laissant qu’une terrible vengeance, qu’une veuve meurtrière. De bulle de bonheur, j’étais devenue l’araignée, j’étais devenue le prédateur, et je savais pertinemment que cela ne changerait jamais. Je savais aussi que désormais, il m’était devenu impossible de vivre sans ma bague. Ma voix se fit chaude et rassurante.

« Tu n’as rien à craindre trésor, il ne mord pas… Par contre.. Evite d’écouter cette petite voix dans ta tête qui te souffle de le porter, tu risquerais de le regretter le reste de ta vie… »

Ce n’était pas une menace, juste un constat. Est-ce que je regrettais d’avoir mis ce masque ? Non… Le regret ne faisait plus partit de moi. Parce que justement le masque avait biaiser mon être et mon jugement. Je ne le regrettais pas puisque de toute façon je serais sans doute morte de chagrin après la perte de mon mari. Je ne le pleurais plus, je n’y pensais plus… Mais la rage demeurait, la rage et la soif de vengeance pour tout ce qu’on m’avait volé. Le vilain cambrioleur n’était autre que mon père. Ma vie était vraiment des plus amusantes ! Celle que j’apparentais à une amie de la jeune femme s’éclipsa, me laissant seule avec la demoiselle, non sans avoir soufflé qu’au moindre appel elle rappliquerait aussitôt. C’était mon habitude de martyriser les innocents ? Bon… ça m’arrivais, mais pas quand j’avais quelque chose à demander, un service à obtenir. Je jetais un regard des plus glacial à la jeune demoiselle, la regardant partir. Bien vite, elle me souffla qu’elle avait peut-être quelques informations pour moi, allant chercher un livre qu’elle rapporta au comptoir, je la regardais faire sans un mot. Faisant preuve de patience, comme quoi… C’était possible !

"Ce masque vient d'un livre d'Edgar Allan Poe, c'est un auteur de ce monde-ci, comme la plupart des contes de fée, dont notre monde est issue."

J’attrapais le livre pour le feuilleter, le regard désormais brûlant se posant sur les mots que je lisais en diagonal, avant de le refermer, un petit rire me secouant, alors que je caressais du bout des doigts la couverture.

« Oui… Oui tu as raison petite demoiselle. Dommage que, pour mon cas, je n’ai pas réellement tué Prospero… Mais je m’en remettrais. Mais je dois t’avouer que ce n’est pas vraiment ce que je recherche, bien que ton livre me semble très intéressant car centré en quelque sorte sur ma petite personne… C’est bien sympathique ! »

Elle me demanda de lui en dire plus. Afin d’éviter de traumatiser d’avantage la pauvre bibliothécaire prête à m’aider sans préjugé, un seul, ce qui était assez rare pour être notifié, je passais ma main sur le masque, le retransformant en bague pour la mettre à mon doigt.

« Une bague est plus discrète qu’un masque ici… Hé bien… Je venais pour avoir plus de renseignement quant à ses pouvoirs. J’ai l’impression qu’ils faiblissent, est-ce le temps ou l’endroit qui veut cela, je l’ignore. Ce masque était un artéfact protégé par une caste de sorcière dont je faisais partit. Quiconque entends dans sa tête ses appels ne peut s’empêcher d’être attiré par l’objet, qui, une fois porté, fait disparaître certaines émotions pouvant être considéré comme des freins. Je ne ressens plus ni peur… Ni regret… Ni chagrin, ou alors un tout petit peu… Comme un écho. Ce masque fait aussi ressortir la soif de pouvoir des gens, leur ambition, les poussant toujours plus haut. On raconte que les ossements sont ceux d’un mage noir ayant voué sa vie à la destruction et à la domination… Mais c’est tout ce que je sais, j’aimerais savoir si, dans ce graaand temple de la connaissance qu’est ta bibliothèque, tu aurais quelques informations pour moi. Je me rends compte que je ne connais pas assez l’objet qui est en ma possession et c’est très dur à vivre pour moi. L’inconnu, c’est un des chemins vers les désagréables surprises… Si tu veux mon humble avis, ma jolie. »


Il fallait avouer une petite chose me concernant... J'adorais m'écouter parler !



DEV NERD GIRL



Mes démons me font la guerre, moi j'veux la paix
Je les fais taire sous les néons ultraviolets
avatar
Messages : 93

Voir le profil de l'utilisateur http://marchens-destiny.forumactif.com/t488-belle-l-french
Mer 28 Sep - 16:49


Belle observa plus attentivement le masque, et maintenant que la jeune femme lui parlait de cette petite voix, elle l'entendait effectivement. Est-ce une façon de la mettre en garde, ou bien de l'encourager à écouter la voix sans en avoir l'air. Parce que si elle ne l'avait pas prévenu, peut-être que Belle n'y aurait pas vraiment fait attention, bah de toute façon, peu importe, la jeune femme n'avait clairement pas envie de le porter, cela ne lui disait rien qui vaille. Belle se demanda si la jeune femme regrettait de la posséder, elle ne pouvait parler qu'en connaissance de cause, on ne peut pas affirmer une chose sans en être sûr. A moins que ça soit une menace, mais malgré son air froid et plutôt austère, Belle n'avait pas l'impression que la jeune femme la menace vraiment.

Belle écouta le discours de la jeune femme avec attention, et plein d’intérêt, elle était toujours passionné par les histoires, même si certains étaient bien tragiques, la plupart finissait par un happy end.

"La magie à Storybrooke est trés différente que dans les autres royaumes. Comme elle ne fait pas naturellement partit de ce monde, elle peut sembler moins puissante, mais je pense qu'il faut surtout un moment pour s'y faire." expliqua la jeune femme en repensant à cette fameuse soirée, où elle et Rumple, enfin surtout Rumple avait amener la magie dans ce monde, il avait fallu un moment à Rumple pour s'y faire, de même que Regina. Belle se sentait un peu triste que la jeune femme ne ressente plus rien, sauf le besoin de dominer, cela expliquer beaucoup son côté austère. Et encore, elle était sans doute dans un bon jour pour ne pas forcer la jeune femme à lui dire ce qu'elle savait, et c'est à dire sans doute pas grand chose.

La jeune femme soupira un peu déçue de ne pas pouvoir l'aider, toutefois elle pourrait sans doute l'orienter vers Rumple qui pourrait lui en dire plus sur la création du masque, car mage noire, ambition, domination, et même destruction pouvait, elle le savait au fond, représenter Rumple. Elle espérait vraiment changer son amant, mais à chaque fois elle échouait, ou bien il ne la laissait pas entrer dans sa vie, dans ses secrets. Elle soupira, et avec leur retour de Nerverland, les choses avaient bien commencé, avant d'être à nouveau compliqué...  Alors que Belle pensait à Rumple, cela lui rappela qu'il avait laissé un vieux coffre dans l'arrière boutique, sans savoir pourquoi la jeune femme ne se sentait pas à l'aise en sa présence.
"Excusez-moi une minute, si vous souhaitez lire le livre en attendant que je revienne, n'hésite pas" fit-elle dans un sourire avant de s’éclipser dans sa réserve, elle ne voulait pas donner de faux espoirs à la jeune femme. Elle ouvrit le coffre et sentit comme une onde noir se déverser dans la pièce qui lui donna des frissons. Belle ne savait pas du tout si elle allait trouver quelque chose, son regard se posa sur un gros livre et l'ouvrit. Elle feuilleta quelques pages et tomba sur une représentation du masque, il était exactement pareil que celui de la jeune femme. Elle se releva et revint vers elle, sans même avoir lui ce que disait les lignes du livre, trop impatiente de faire part de sa découverte à la jeune femme, qui avait bien besoin d'aide. Belle sentait qu'au fond, elle avait une certaine ressemblance avec Rumple, et elle voulait l'aider.
"J'ai trouvé ceci" fit-elle en ouvrant le vieux livre poussiéreux devant la jeune femme et le tourna vers elle pour qu'elle puisse lire les lignes, et Belle de l'autre côté, lu à l'envers, mais elle savait comment faire.


PS : Comme je ne savais pas du tout ce que tu veux comme informations, je te laisse le soin de dire ce qu'il y a écrit dans le livre.
avatar
Messages : 57

Voir le profil de l'utilisateur http://marchens-destiny.forumactif.com/t424-verity-hornet-par-le
Mar 18 Oct - 10:23

Chaque problème a sa solution

Verity & Belle

Je baissais les yeux sur ce masque sans dire un mot de plus. C’était ma plus grande malédiction, mais c’était aussi ma bouée de sauvetage. Sans lui je serais sans doute morte de chagrin depuis belle lurette. Sans lui, je n’aurais pas pu m’élever aussi haut. Mais à quel prix ? Celui d’être devenu un monstre. Un monstre de chair et de sang… Un monstre à visage humain. J’avais tué, torturé, je m’étais imposée. Est-ce que je le regrettais ? Non.. Absolument pas… Je le vivais même très bien. Car l’artéfact rendait absent ce sentiment de culpabilité qui aurait précipité d’autres que moi dans un cercle vicieux et interminable. La jeune femme parla, et je l’écoutais. C’était un sujet très important. Je prenais donc attention à ce qu’elle me disait. Après tout, à passer sa vie entourée de livre, on amassait une certaine connaissance… Et la connaissance était ce qui me faisais défaut personnellement à l’instant présent. Elle m’expliqua que bien que la magie ne fût pas « naturelle » à Storybrooke, en effet elle n’était pas présente dans ce monde immédiatement, il fallait un moment pour s’y faire. Je hochais la tête songeuse.

« Donc… Cette magie est juste… Différente, il faut laisser à l’objet le temps de… « s’adapter » c’est ça ? »


Elle me proposa de lire le livre en l’attendant. Elle avait peut être quelque chose pour moi ? Je hochais doucement la tête, agitant la main pour lui signifier qu’elle pouvait vaquer à ses occupations, j’étais plongée dans cette histoire, c’était comme si chaque fibre de mon corps la revivait. Il y avait quelques différences notables. La mort rouge disparaissait à la fin, car symbolisme de la peste rouge… C’était amusant de voir qu’ici, j’étais comparée à une maladie… Enfin… C’était intelligent, après tout je semais mort derrière moi. Je caressais du bout du doigt une gravure représentant la mort rouge. Mon masque était beaucoup plus beau, y’avait pas à dire.  La petite bibliothécaire revint avec un énorme volume, me clamant qu’elle avait trouvé quelque chose. Je refermais doucement l’autre livre, un recueil de nouvelles sombres… En caressant pensivement la couverture. Ma peau se couvrit de chair de poule en sentant la noirceur de la magie. L’onde maléfique me toucha en plein fouet. Je fermais les yeux et laissais échapper un soupir de plaisir, le genre de petit soupir légèrement… Déplacé en bibliothèque, mais je m’en fichais bien pas mal. Mon doigt suivait les mots que je parcourrais, il se trouvait, en effet, que le masque avait été créer à partir des ossements d’un mage noir, et que les plumes avaient été teintés dans son sang. L’attrait du masque sur les puissant de ce monde et les nombreux troubles qui avaient par la suite secoué mon pays avait forcé une caste de sorcière à l’enfermer dans un lieu qui regroupait toutes les reliques considérés dangereuses… Ou trop puissante. Cet objet… C’était ce dont j’avais eu besoin pour oublier ma peine, me relever et me venger. Je toussotais discrètement, m’éclaircissant la gorge. On savait juste que tous les porteurs du masque étaient morts dans d’atroces et sanglantes circonstances. Mais je savais bien qu’une épée de Damoclès ornait depuis longtemps ma tête.

« Je… Hm… La dernière fois que j’usais de magie noire en portant ce masque… Hé bien… Disons qu’il y avait quelques effets… Secondaires. »

Je tournais la page pour finalement voir ce que je voulais expliquer, tournant le volume vers la demoiselle. Montrant le croquis. Il s’agissait d’une tête coiffée du masque ET de cornes de cerfs. Ho… Elles étaient moindres aux miennes. Lorsque j’avais été enfermée ils avaient carrément dû élargir les portes de la prison pour m’y faire entrer.

« Tu penses que… Ces trucs peuvent revenir ici ? Je… Je les ais perdus avec la malédiction en fait… Et j’aimerais bien ne pas me les coltiner à nouveau… Tu ne te rends pas compte à quel point c’est gênant ma chérie… Surtout pour passer les portes. »

Je poussais un soupir. J’avais l’air d’une pauvre chose quand j’en parlais. BON c’était une partie de mon apparence de méchante, mais c’était pas pour autant que c’était agréable à porter, sans parler que cela faisait atrocement souffrir (et qu’avec ça, il y avait beaucoup de chance que j’embroche un possible amant là-bas… BON la question ne se posait plus lorsque j’étais prisonnière étant donné que ma compagnie résidait… à mi-chemin entre les rats, et le pauvre bougre momifié dont le corps avait été « oublié » là-bas. Ou alors mon paternel l’avait-il mis exprès pour m’embêter…

« J’ai posé des questions à mon père sur cet objet… Prospero sait beaucoup de choses, mais ton livre est bien plus complet et semble recenser foule d’objets magiques. Si tu ne m’avais pas rendu service je pense que je t’aurais assommée pour te le piquer ma belle… »

Je la regardais avec un sourire en coin.

« Mais en faisant cela je risquerais de me mettre le ténébreux à dos n’est-ce pas ? Ce masque étant ce qu’il est… Je suis dotée de beaucoup de pragmatisme, une médaille à certes un revers, mais aussi une face. »

Un sourire amusé s’afficha sur mon visage. Presque joueur…

« Enfin… Bien que la voix dans ma tête me dise de ne pas le faire… J’ai une furieuse envie de m’attirer des problèmes… L’ennui est horrible, mais je vais employer mon temps autrement, j’ai bien assez à faire avec notre maire… »

Je jetais un dernier regard de convoitise pur au livre, vérifiant que j’avais lu tout ce qu’il y avait à lire sur cet artéfact, avant de me détourner de lui, ne posant sous aucun prétexte les yeux sur le dit livre, pour m’assoir sur un fauteuil, le recueil de nouvelle me suivant. Je voulais me lire VAINCRE Prospero… Encore et encore si ça pouvait faire taire l’écho de douleur déchirant et de chagrin que je sentais au plus profond de moi pour la première fois depuis une bonne dizaine d’année. Ça piquait… ça démangeait, et ça modifiait la voix d’une façon extrêmement désagréable.


« Dis-moi vous servez du café ici en plus d’avoir des livres ma jolie ? »


DEV NERD GIRL



PS: XDDD Je t'avoue que je sais pas trop où je vais, j'ai pas vraiment de ligne directrice ! Mais si tu as un soucis avec ma réponse hésite pas à m'en faire part <3


Mes démons me font la guerre, moi j'veux la paix
Je les fais taire sous les néons ultraviolets
avatar
Messages : 93

Voir le profil de l'utilisateur http://marchens-destiny.forumactif.com/t488-belle-l-french
Dim 6 Nov - 17:56


Belle avala de travers sous la menace de la jeune femme, bon en même temps si ce n'était que pour l’assommer, ce n'était pas le grave, elle l'avait déjà attaqué, de même qu'on lui avait tirer dessus, pousser, qu'on avait effacé sa mémoire, puis remplacer par une autre, et bien d'autre choses. Donc une bosse sur la tête serait un bien moindre mal, mais quand même, un être comme elle, il valait mieux pas s'en faire une ennemie. Pour la première fois, elle était contente que Rumple soit prés à tout pour le protéger, même si au fond elle ne voudrait pas qu'il fasse quoique ce soit. Elle soupira devant cette contraction, mais bon si c'était au moins dissuasif c'était déjà ça, mais si pour d'autres, c'était une raison de l'attaquer, comme le capitaine Hook.

Belle observait la jeune femme avec ses sourires étranges, elle ne savait pas trés bien ce qu'elle pouvait dire face à elle. La jeune femme alla s'asseoir sur un fauteuil pour lire tranquillement le recueil de nouvelles qui contenait son histoire, cela devait quand même être étrange de lire sa propre histoire comme ça, enfin la version venu jusque dans ce monde. Belle n'avait pas encore ouvert le livre la Belle et la Bête. Elle en avait entendu parler, mais n'avait jamais encore parcouru ses pages. Peut-être que ça serait le seul livre qu'elle ne lira jamais. Elle ne savait pas trés bien pourquoi elle avait peur de lire les mots de sa propre histoire. Belle posa son regard sur le scanner qui lui permettrait de faire des photocopies. La jeune femme possédait un scanner portatif. Elle le fit parcourir sur les pages pour les imprimer. C'est sure que ce serait moins beaux que posséder le livre, mais cela évitera à la jeune femme de revenir dans la nuit pour le voler. Puis elle dirait à Rumple de revenir chercher son coffre, c'était des livres certes, mais ils n'avaient pas leur place dans sa bibliothèque.

La jeune femme la fit sursauter en lui demandant un café. Elle n'avait pas penser à ça, il n'y avait rien dans sa bibliothèque, mais de peur de contrarier la jeune femme.

"Euh... oui, je reivens" fit-elle en passant par la petite porte qui lui permettait de rejoindre son appartement au dessus. Elle monta les marches en courant, et servit une tasse de café, qu'elle mit aux micro-ondes, puis une fois chaud, elle redescendit avec la tasse.
"Tenez" fit-elle en posant le mug sur le sol à côté du fauteuil où la lectrice était assise. Belle vit que la photocopieuse avait finit son travail. Elle plia les feuilles et revint vers la jeune femme pour lui donner les pages.
"Ce sont des photocopies... des reproductions des pages du livre." expliqua-t-elle en les tendant vers elle. Elle avait essayé de préciser ce que pouvait être une photocopie, elle n'était pas sure que la jeune femme puisse savoir ce que c'était.
avatar
Messages : 57

Voir le profil de l'utilisateur http://marchens-destiny.forumactif.com/t424-verity-hornet-par-le
Ven 25 Nov - 8:58

Chaque problème a sa solution

Verity & Belle

Je l’entendis déglutir, me demandant ce que j’avais bien pus dire pour lui donner une trouille monstre… Avant de finalement faire le rapprochement. J’avais dis que JUSTEMENT je n’allais pas l’assommer. Et c’était sans doute le fait que j’y pense très sérieusement qui lui avait arraché cette grimace. Un doux soupir passa mes lèvres alors que je lui lançais un regard des plus amusés.

« J’ai dis que je ne le ferais pas et que je serais sage, rassure toi voyons ! »

Je faisais toujours naître la peur chez les autres. Ça aurait été dérangeant pour d’autres que moi… Mais mon cœur était un trou noir. Je n’attendais rien du reste du monde… Rien du tout. Ou alors c’était justement parce que j’y pensais que ça me faisais mal ? Je secouais doucement la tête, chassant tout ça de ma tête. J’étais sensée être sans cœur et sans reproche ! Je finis par poser mon postérieur sur un des fauteuils de la bibliothèque, le livre ouvert entre mes mains, me plongeant dans une lecture des plus intrigantes. Mon histoire tel que le monde réel le montrait. J’en feuilletais les pages me plongeant toute entière dedans. Ce Edgar avait une plume bien à lui. Glauque à souhait. Mais cette histoire n’était pas la mienne. Dans ce récit, la mort rouge était un être immatériel né d’une idée… La mort rouge n’était pas moi, la mort rouge n’avait pas vu sa famille se faire anéantir sous les coups des flèches, des épées, des poignards. La Mort Rouge n’avait pas eu à fuir son foyer la tête basse, laissant son mari à une mort certaine. Et j’enviais cette version de l’histoire. Cet être n’avait aucun sentiment, il faisait juste ce pour quoi il avait été créer, semer mort et terreur sans distinction du rang social du sexe et de l’âge, car c’était bien de peste dont on parlait. La peste rouge… Dans ce monde, j’étais comparé à une pandémie meurtrière… A une vague de malheur, destinée à ne faire que le mal. Le mal et encore le mal. Mes mains tremblèrent légèrement, passant au final à une autre histoire alors que je sentais quelque chose me démanger, quelque chose de profondément enfouit en moi. La deuxième nouvelle était tout autre, bien plus plaisante à lire, tout aussi dérangeante mais moins deshumanisante pour moi. Je levais finalement les yeux pour croiser le regard de la demoiselle qui m’avais amené un café.

« C’est très gentil de ta part très chère. Je suis touchée par ce dévouement. »

J’attrapais le café pour le porter à mes lèvres, le sirotant pensivement avant de le reposer. Secouant doucement la tête.

« Je suis assez mécontente de mon récit… J’y suis montré comme… L’incarnation de la peste… Rien que ça… Enfin… Je crois que les adaptations sont le lot des éternels méchants de l’histoire hein… Dis-moi chérie, t’es-tu plongé dans ton conte ? On dit qu’il est très beau… Du moins c’est la mémoire qu’on a implanté dans ma tête avec cette malédiction qui parle ! »

La demoiselle s’éloigna, pour finir par revenir vers moi, me tendant un paquet de feuille pliés que j’étudiais soigneusement, arquant un sourcil.

"Ce sont des photocopies... des reproductions des pages du livre."

L’idiote que j’étais n’avait même pas pensé, ne serait-ce qu’à demander des photocopies. Je fus tellement désarçonnée qu’un : « Merci » passa le barrage de mes lèvres malgré moi… Je baissais les yeux vers ces dernières, avant de les ranger précautionneusement dans la poche intérieure de ma veste.

« Habituellement les gens sont méfiant vis-à-vis de moi et n’ont pas tout à fait en tête de m’épauler… Ils sont plus du genre à me caser en prison… Demoiselle, laisse-moi te dire que tu es assez rafraichissante… Tu vas me demander quelque chose en retour ? »




DEV NERD GIRL





Mes démons me font la guerre, moi j'veux la paix
Je les fais taire sous les néons ultraviolets
avatar
Messages : 93

Voir le profil de l'utilisateur http://marchens-destiny.forumactif.com/t488-belle-l-french
Mer 30 Nov - 16:40


Belle venait donc de donner son café et ses photocopies à cette femme, enfin cette créature. Elle resta un moment piquet devant elle, sans savoir quoi dire ou quoi faire. Elle fit un petit sourire et se décida à retourner derrière son comptoir et continuer de mettre à jour ses fiches d'inscriptions de la bibliothèque.  La jeune femme l'arrêta dans son élan pou lui dire qu'elle n'aimait pas ce qu'elle lisait sur son histoire. Belle ne pouvait malheureusement pas y faire grand chose dans l'histoire, ce n'était pas elle qui avait écrit le récit pour raconter les choses. Il est vrai que les méchants n'ont pas le beaux rôles dans les histoires et comme ils finissent bien souvent par perdre.
"L'histoire est bien souvent écrite par les gagnants, et les perdants ont le rôle de méchants." fit la jeune femme avec un maigre sourire. Elle ne voulait pas dire qu'elle était une méchante, juste que certains l'avaient vu comme tel.
"Personnellement en lisant cette histoire, je me disais que c'était... un juste retour des choses, après tout, il avait abandonné le reste du monde, pour se terrer dans sa tour où il se passe des choses pas toujours ... avouable." ajouta la jeune femme. Elle ne voulait pas dire que c'était bien fait pour lui, personne ne mérite de mourir, mais ... il avait sans doute eu une belle leçon de la part de la Mort Rouge.

Belle ouvrit la bouche pour lui demander comment les choses se sont vraiment passées, mais la jeune femme lui demanda alors si elle avait lu sa propre histoire. Elle rougit sans savoir pourquoi et secoua sa tête.

"Non... je n'ai pas pu" fit-elle avec un petit sourire, un peu confuse, et désolée, même si elle ne l'avait pas à l'être, après tout c'était son choix et elle pouvait faire comme bon lui semble. Elle n'avait pas avoir honte et à rougir de son choix. La jeune visiteuse la remercia pour les photocopies, et Belle lui dit que ce n'était rien, elle pouvait le faire. Elle lui demanda alors si elle voulait quelque chose en retour. La jeune femme ne voulait rien de matériel ou des richesses, ou même échapper à la Mort. Mais il y avait tout de même quelque chose, mais seulement si elle voulait bien lui raconter.
"J'aimerais bien ... savoir la vraie version de votre histoire... Et puis j’aimerais bien aussi savoir votre nom. Je suis Belle" fit-elle en réalisant qu'elle ne s’était pas vraiment présenté dans leurs conversation, assez profonde, il faut bien le dire.
avatar
Messages : 57

Voir le profil de l'utilisateur http://marchens-destiny.forumactif.com/t424-verity-hornet-par-le
Jeu 8 Déc - 11:50

Chaque problème a sa solution

Verity & Belle

Je restais pensive devant ce que me disait la jolie petite demoiselle. Agréable, cultivée, et avec l’esprit aussi ouvert qu’une fenêtre, elle ne semblait pas pourvue de préjugé, mais remplie de réflexion. Disons que c’était rafraichissant. Parce que même ici j’étais vue comme une paria. Je suis sûre que la plupart des habitants de la ville pensaient que c’était bien fait pour moi. Je bus encore une gorgé de mon café brûlant. Haussant les épaules.

« Oui… ça on ne peut pas le nier, après tous les perdants ont toujours tort, et ceux qui restent sont en mesure d’arranger l’histoire comme ils le souhaitent. »


Je fermais délicatement le livre, le posant sur ma cuisse. Un petit sourire éclairant un instant mon visage. Prospero abandonnant ses sujets ? Pourquoi ça ne m’étonnait pas ? Parce que c’était dans le caractère de mon père de voir sa peau avant celle des autres. Mais, et aussi surprenant que cela puisse paraître, il n’était pas le seul. Rares étaient les rois restant fiers dans leur botte quand le monde touche à sa fin. Rares sont les rois qui restent dans le peuple au lieu de s’en servir comme bouclier. L’âme humaine est ainsi faite.

« J’aime beaucoup ta vision des choses. Après, dans pareil situation, nombreux sont ceux qui auraient fait pareil. Le pouvoir corrompt même l’âme la plus pure, on se croit important, on se croit au-dessus du reste du monde. Et certains le gèrent moins bien que d’autres… »


La question qui me brûla les lèvres fut : avait-elle lu son histoire ? Elle me répondit que non. Il ne fallait pas être stupide pour comprendre de quelle héroïne il s’agissait. Un sourire amusé éclaira mon visage alors que je croisais les jambes. M’enfonçant dans mon siège, m’exclamant d’une voix claire.

« Moi je l’ai lu… Mais je comprends ta réticence, néanmoins c’est un très beau conte. Après il est toujours difficile d’accepter de voir comment ce monde nous a perçu. »

La seule chose que la demoiselle voulait en retour des services rendus fut une petite histoire. Serais-je en mesure de conter ma pitoyable existence ? Je baissais les yeux vers mon bijou, sachant pertinemment que j’y arriverais. Elle se présenta sous un nom que je connaissais déjà. Mais quel nom devais-je lui donner ? Mon vrai nom ? Ou celui qui m’avais été donné à la malédiction ? Je me rendis bien vite compte que « Moïra Deslys » n’existait plus depuis bien avant la malédiction, elle était devenue la lady des ténèbres, alors à quoi bon s’accrocher à ce nom ? A quoi bon le garder ? Ce n’était que stupidité.

« Verity, je suis Verity. »


J’observais la femme de haut en bas.

« Enchantée Belle… Installe toi ma belle, l’histoire risque d’être très longue… Mais ce n’est que juste monnaie d’échange après tout… »


Mon regard se fixa sur un des murs de la bibliothèque. Allais-je redonner naissance à cette douleur sourde qui m’avais presque tuée la première fois ? Il n’y avait qu’en le faisant que je le saurais. Je sortis ma flasque de la poche intérieure de ma veste, en versant un peu de son contenu dans mon café, en avalant une gorgé. L’amertume du café se mélangea à la brûlure de l’alcool.

« Ici je suis Verity, là bas je m’appelais Moïra… Mais ce nom n’a plus aucune importance depuis bien longtemps. Je suis le fruit d’une aventure entre le roi Prospero et une petite vendeuse de bougie à une époque où Prospero était encore prince. Un enfant non désiré. Je pense qu’on pourrait m’appeler « bâtarde » en fait. Je l’ai ignoré la plupart de ma vie, et ne l’ai appris qu’il y a peu. Ma mère m’a abandonnée au roi, en fait elle m’a gardée deux ans, puis, sous les pressions de son père, a été tout raconter à son roi, exigeant qu’il prenne son rôle au sérieux, c’est ainsi que mon père me récupéra. Et mon oncle, Antonio profita du trouble causé par la découverte du bâtard du prince pour faire bannir son frère. Ce qu’il parvint à faire. Prospero fut bannit du royaume. Il prit soin de me confier à une femme qui se présenta toute sa vie comme ma tante mais qui n’était autre qu’une énième conquête de mon père. »

Je poussais un soupir. Toute cette partie de l’histoire je ne l’avais appris que lors de mes longues années d’emprisonnement, lors des visites quotidiennes du prestidigitateur. Je n’ai jamais compris pour quelle raison il restait avec moi, il venait voir si souvent une femme qui avait manqué de le tuer.

« Ma tante était magicienne, mon père avait de grands talents pour la magie et la prestidigitation, c’est tout naturellement qu’on m’inculqua les arts de la magie. Ma tante me fit rentrer dans un groupe de magiciennes. »

J’attrapais l’une des feuilles photocopié.

« Les « gardiennes » des reliques. En fait nous protégions les artéfacts magiques dangereux. Nous en avions une petite collection. En parallèle, ma tante s’était débrouillée pour que j’épouse un seigneur du pays. Avec du recul, je me demande si elle n’avait pas glissé un petit quelque chose dans nos tisanes pour faciliter les choses. Maintenant ça me semble tellement facile… Que ça ne peut qu’être faux. Toujours est-il que j’épousais un seigneur à l’âge de quinze ans. Ce n’est que deux ans plus tard que Prospero refit irruption dans ma vie, pour le pire. »


Baissant les yeux vers ma tasse, je l’agrippais avec force. Un nouveau regard sur la bague me permis de reprendre contenance, prenant une nouvelle gorgée de café.

« Il était revenu pour récupérer son trône, pour ça, il devait tout d’abord conquérir tous les duchés. Et cela commença par le mien. Tous mes sujets furent tués, et il en fut de même pour mon mari qui mourut pour m’assurer une retraite. »

Une nouvelle gorgée, une inspiration forte… Un sourire torve s’échappa de mon visage, un sourire tordu, à demi fou.

« Tous ceux qui s’approchaient du château avec pour but d’enterrer les victimes était exécuté. Bien vite, plus personne ne s’approcha du charnier. C’est à cette époque que je récupérais le masque. Il me fallait les forces nécessaires pour affronter Prospero. Je parvins à reprendre le contrôle du château sans mal, Prospero étant partit mener sa croisade à travers tout le royaume. Mais « enterrer » les morts n’était plus devenu ma priorité, je voulais juste me venger. J’étais devenue La Sorcière, les habitants des environs me demandaient des services, ou abandonnait des créatures, des humains difformes, maudits, aux portes de mon château avec, comme espoir, que j’ai le courage de les éliminer. On pourra dire ce qu’on veut de moi… Je pris soin de ces créatures. »

Ha ça… C’était ainsi que j’avais recueilli mon plus fidèle serviteur, Crapaud. Fils d’homme et de je ne sais quelle créature… Il s’agissait d’un petit être à mi-chemin entre l’homme et la gargouille. Je me demandais bien où il avait fini. Parfois… il me manquais. Je finis mon café, déposant ma tasse sur une table.

« Et un jour je mis la main sur un artéfact unique… Un chaudron capable de rendre la vie aux morts et d’en faire des guerriers. C’est ainsi que je ressuscitais tous les anciens habitant du château. S’ensuivit une guerre entre moi et Prospero. Je ne me donnerais pas une bonne image… J’étais un vrai tyran dans mon genre. Il y eut beaucoup de victimes. Et quand je parvins à débusquer Prospero, je le tuais de mes mains. Du moins c’est ce que je crus. Mais il avait réussi à m’avoir avec un de ses tours de passepasse. Mon chaudron me fut retiré, et je passais de longues années dans une prison. »


Je sortais ma flasque, la portant cette fois à mes lèvres pour en boire une lampé.

« C’est un peu moins mystique que l’histoire de ton livre ma belle.»






DEV NERD GIRL



Mes démons me font la guerre, moi j'veux la paix
Je les fais taire sous les néons ultraviolets
avatar
Messages : 93

Voir le profil de l'utilisateur http://marchens-destiny.forumactif.com/t488-belle-l-french
Sam 17 Déc - 19:18


Belle s'installa plus confortablement pour écouter l'histoire de Verity, comme elle venait de se présenter. L'histoire était assez triste en elle-même et la jeune femme resta silencieuse durant tout le récit de Verity, elle ne savait pas d'ailleurs pas quoi dire. Mais le plus triste fut peut-être de l'entendre raconter son histoire, sans vraiment d’états d'âmes, comme si c'était l'histoire d'un autre personne, ou même une fiction, et même encore dans ses cas-là, on met un peu de ton, pour rendre l'histoire plus émotive. Aprés cette histoire, Belle se leva et réfléchissait à la manière dont cette femme avait pu vivre sa vie, et ce qu'elle pourrait faire pour l'aider maintenant.
"Je .... suis désolée de vous avoir demander de raconter votre histoire... Elle n'est pas à mettre .... entre toutes les mains" fit Belle en sachant qu'elle ne devrait sans doute pas la partager. La magie avait encore détruit une vie. La jeune femme imagina ce que Rumple pourrait faire avec ce chaudron, ou bien avec ces reliques dont la jeune femme parlait. Et puis l'histoire en elle-même avait un pouvoir, connaître le passé d'une personne, c'est anticiper son avenir. C'est d'ailleurs l'une des seules choses qu'elle apprécié d'avoir été amnésique durant toute la la malédiction, la jeune femme n'était que Belle et pas le mélange avec une autre personnalité, comme pouvait l'être Blanche et Mary Margaret.

C'est sur que c'était trés différent de l'histoire du livre qu'elle avait lu écrit par Poe, tout comme l'histoire de la Belle et le Bête était sans doute bien différents de ce qu'elle avait vécu dans le château de Rumple, ou chaque jour de sa vie. Elle soupira et se sentait un peu confuse d'avoir demandé son histoire à la jeune femme. Mais elle aurait sans doute pu refuser, Belle n'en aurait pas été offusqué. Verity venait de poser son café sur la table, et Belle se demandait si elle allait partir, ou si elle avait encore des choses à faire. En tout cas, la jeune bibliothécaire était contente de l'avoir rencontré, même si sa première impression n'était pas forcément la bonne, elle comprenait maintenant un peu mieux son comportement, et son attitude, mais elle ne serait peut-être pas la gentille de l'histoire.
"Je .... Merci d'être passé... Je suis contente d'avoir pu vous aider un peu" fit Belle consciente, qu'elle n'avait pas fait grand chose pour la jeune femme, à part lui donner des photocopies d'un livre.

HJ : Je pense qu'on va arriver à la fin de notre RP?
avatar
Messages : 57

Voir le profil de l'utilisateur http://marchens-destiny.forumactif.com/t424-verity-hornet-par-le
Dim 8 Jan - 15:21

Chaque problème a sa solution

Verity & Belle

Les mots se succédaient sans cesse, mais aucune émotion ne s’affichait sur ma peau de porcelaine. Aucune larme n’avait coulé depuis que j’avais mis ce masque. Mon corps n’était devenu qu’un bout de cher vide et pas si important que cela. Je faisais tourner entre mes doigts la bague sans la voir. J’avais souffert, j’avais eu mal… J’avais affronté des périls qu’aucune autre femme n’avait eu à subir. Ce que j’en tirais ? Une incroyable rancœur envers le reste du monde. La demoiselle se releva, puis s’exusa… Ce n’était rien… Rien du tout. Cela n’avait plus d’importance pour moi. Plus aucune. J’avais trop pleuré, trop souffert pour ressentir à nouveau quelque chose. J’éloignais ses excuses d’un geste de la main comme si je balayais au loin ces dernières.

« Une histoire reste une histoire, quelqu’en soit le contenu. Ne t’excuse pas. Et si tu crois qu’elle consiste en une arme contre ma personne… Tu te trompe. Cela fait bien trop longtemps que ça ne me fais plus rien… Mais mon conte n’est pas joli.  »

J’avais attrapé la veste en cuir qui traînait sur un fauteuil à côté de moi, l’avais enfilé, l’ajustant correctement. Je ne suis pas prisonnière de mon passé, n’est-ce pas ? Je ne suis pas prisonnière de celle que j’étais non ? J’étais libre… Alors pourquoi je courrais encore après les effets de cette bague ? Pourquoi je cherchais mon chaudron avec autant d’avidité, si toute mon histoire n’avait aucune importance pour moi ? Mes malheurs étaient gravés à même ma chaire, à même mon cœur… Mais raconter cette petite histoire, ce conte cruel, ça n’avait plus d’importance pour moi. Car tout ce qu’il contenait, était l’histoire d’une femme rendue folle par le chagrin. C’était la naissance d’une sorcière guerrière qui a saccagé le pays et qui a servit de grand méchant local durant des années après son passage rapide sur le devant de la scène.

"Je .... Merci d'être passé... Je suis contente d'avoir pu vous aider un peu"  

Baissant on chapeau imaginaire en signe de salut, je sortis un paquet de clope dont l’une d’entre elles atterrit dans ma bouche, un Zippo allumant cette dernière dans la bibliothèque. Expirant la fumée au loin, évitant le visage de la demoiselle, je lui lançais un regard en coin.

« Mais de rien, et spécifie bien à ton chien de garde que je n’ai pas touché à un seul de tes cheveux… Je crois que je l’aperçois devant la porte. Bien… Sur ce…. A une prochaine fois. »

C’est sans un regard supplémentaire que je quittais la bibliothèque, lançant un regard noir à la demoiselle attendant devant la bibliothèque, clairement hostile à sa présence. Elle croyait quoi ? Qu’elle parviendrait à m’arrêter si jamais je décidais de toucher à la gérante de la dite bibliothèque ? Je m’arrêtais  devant le chien de garde sur patte de la donzelle, laissant tomber mon mégot juste devant elle, l’écrasant d’un coup de talon, puis reprenant mon chemin.
Ce fut donc dans un vrombissement puissant que ma chère petite moto s’éloigna, marquant l’asphalte de mon passage.



DEV NERD GIRL



HJ: :D Voilà je crois qu'on a finit le rp <3 (enfin de mon côté c'était ma dernière intervention ^^


Mes démons me font la guerre, moi j'veux la paix
Je les fais taire sous les néons ultraviolets

Contenu sponsorisé


Page 1 sur 1

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Marchens Destiny :: Ever After... :: Archives des RP-