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Give someone a mask and they'll show their true face.

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Jeu 20 Avr - 18:29

Give someone a mask and they'll show their true face
Moira & Méphistophélès

Tous les yeux sont figés sur toi, peu importe ce que tu dis, peu importe ce que tu fais. Tiens toi droite, ne dit rien, surtout tais-toi, tu n'es qu'une femme, donc tais-toi. Les hommes ne sont et ne seront jamais prêts pour toi. Laisse toi caresser, soit douce, pas trop revêche, mais ne dis rien, soit belle, et ferme là. La même rengaine depuis mon plus jeune âge... la même rengaine depuis si longtemps que je ne me rappelle pas quand tout cela à commencé. Quand j'ai commencé à être « gênante » pour la gente masculine de ce siècle. Trop intelligente pour juste me taire, la cour m'avais privé de toute mon essence. Cette même essence que, bien avant ça, ma tante avait déjà bien commencé à dépouiller.

La cour, c'était cet endroit infernal dans lequel je vivais jour après jour, où tes « alliés » n'en sont pas vraiment et égalent tes ennemis, où les corbeaux n'attendent qu'une chose, que tu sois trop faible pour répliquer, être sûr que tu ne posera pas de problème, avant de t'asséner le coup de grâce, dans le dos, bien entendu. Ce lieu où tu ne pouvais parler à personne de ce que tu ressentais. Le sais-tu, Narcisse, que pendant que tu étais occupé à ronfler comme un sonneur, moi je pleurais toutes les larmes de mon corps ? Savais-tu que, même si tu me considère comme ta chose, moi je suis un être humain ? Moi je n'appartiens à personne, si ce n'est à moi même. Non... Non bien sûr, ce concept est bien trop compliqué pour un homme comme toi. Tu portes des œillères, pour toi, il faut que tout soit comme il y a cent ans, et cent ans plus tard, il en sera quand même de même. C'est la tradition.
Aujourd'hui, j'allais faire mon devoir d'épouse, aujourd'hui je serais ton plus bel objet que tu exposera tel un trophée de chasse, aujourd'hui la Lady sera belle pour les yeux de tous, et l'envie brillera dans les yeux de tous ces satires, l'envie... Alors j'allais leur en donner pour leur argent. Ils allaient voir.
Mes pouvoirs s'activaient, transformant petit à petit cette robe si simple en quelque chose de merveilleux que personne n'aura jamais vu. Ainsi... je pourrais voir les démons dans leurs yeux, à défaut de voir le visage derrière le masque.
Savaient-ils tout le mal qu'ils me faisaient ? Savaient-ils ce que ça faisait de ne pouvoir se poser sur personne ? Sans doute... Et sans doute n'avaient-ils jamais connus l'impression d'avoir une épaule sur laquelle s'appuyer. J'enfilais la robe alors que les dernières retouches étaient en train de se faire, me regardant dans le miroir, me faisant tournoyer. Dans ma chambre, quand j'étais toute seule, j'avais l'impression d'être une bien belle créature, mais lorsque je sortais de ma suite, je comprenais par le regard des autres à quel point j'étais laide, mon visage était bien ingrat, sans parler de mes formes, du moins c'était à la seule conclusion que j'avais échu en voyant le regard d'autrui qui se posait sur moi. La deuxième étape était donc le maquillage. Je me poudrais donc le visage, je n'aimais pas cette mode de ne montrer qu'un visage lunaire et blafard au reste du monde, ma face resta donc assez rosé, même si la poudre me permis de cacher toutes les imperfections, un peu de rouge aux lèvres, et me voici parée. Je me regardais dans le miroir un instant, restant figée sur toutes mes imperfections. Sur mon visage d'une laideur incroyable... je me forçais à sortir, mais cela faisait bien longtemps que j'éprouvais le désir secret de ne plus jamais croiser ce visage dans le miroir, et surtout... de ne plus jamais sortir de mes appartements. Moira... Tu es tellement étrange... Moira, on voit bien que tu n'as jamais été élevée parmi les gens de la haute société... Créature étrange, privée de son habitat, j'avais passé toute ma jeunesse à courir la forêt, les champs, à la recherche de divers plantes, verveine, tilleul, orties... je connaissais tous les effets de ces plantes, d'ailleurs, j'avais fais du jardin de la tour du dragon mon refuge, plus personne ne montait là haut et les terres étaient laissés en friche, naguère beau jardin d'hiver, j'en avais fais un jardin d'herbes aromatiques et médicinales, quand j'étais forcée de sortir de mes appartements, je filais là bas, pas grand monde s'y rendait. Une voix me sortie de ma torpeur.

« Madame, voulez-vous que je vous coiffe ? »


Ce n'était autre que ma dame de compagnie, Lady Laurier, à elle non plus... je ne pouvais pas faire confiance. Je finis par hocher la tête, me perdant une nouvelle fois dans mes pensées alors que la demoiselle coiffait attachait, épinglait, chaque mèche revêche sans aucune forme de pitié, je la laissais faire, et me retrouvais avec une tresse rassemblant une partie de mes cheveux et ramenant le reste sur un côté de ma gorge, les cheveux cascadaient, bouclaient harmonieusement, elle piqueta dans ma crinière quelques petites fleurs bleues. Je me laissais faire, finissant par enfiler mon masque. Mon masque... il me mangeais la moitié du visage, fait de motifs variés, de tracés fins, de plumes... c'était un très bel objet, ayant sans doute coûté extrêmement cher à en juger par les bijoux qui l'ornait. Je poussais un soupir, ce masque cachait une partie de mon visage, et c'était tant mieux. Je regardais désormais la robe, laissant la naissance de ma poitrine apparente, il en était de même pour mon dos. Le jupon était agrémenté de quelques plumes bleues de paon. Je me levais, finissant par quitter ma chambre à contre cœur, refermant doucement mais sûrement ma porte, me rendant finalement au lieu de toutes les festivités, longeant les murs de pierre durs comme si j'étais un fantôme, comme si, en quittant trop vite ma « cachette » j'allais mourir. Je me rendis donc telle une ombre, cachée dans une cape noire à la salle de bal. Le bal avait déjà commencé, les gens ne s'attendaient pas à voir la femme du châtelain qui était, comme c'est étrange, régulièrement souffrante. Je fis mon entrée, me délaissant de ma cape, restant dans mon coin, refusant de me mêlé à cette foule qui m'avais tant fait souffrir. Tout était richement décoré. La démesure légendaire des riches, moi je ne l'avais jamais vraiment connue jusqu'à ce que je me marie, cela créait un décalage entre moi et le reste du monde. Mon mari ne prêta pas attention à moi, et je dus avouer que j'en fis de même, un silence s'installa alors que je sentais les regards braqués sur moi. J'entendis les murmures, portés par la musique, mais fis comme si tout cela coulait sur moi sans m'atteindre. La table de banquet était disposée tout autour de la piste de danse, en « U ». Les plus nobles étaient placés plus haut que le reste du monde. Mais je savais que je ne voulais pas me retrouver parmi les plus hauts. Je ne voulais pas être colombe dans un nid de vipères et pourtant... pourtant... je n'avais pas le choix. Je sortis un mouchoir de mon décolleté, toussant un peu et me cachant la bouche avec. J'étais de constitution faible, et je tombais très souvent malade. Je baissais les yeux vers le mouchoir, y retrouvant quelques traces de sang, repliant soigneusement et mine de rien le mouchoir. À la cour, tout n'était qu'une histoire de masque alors il fallait faire semblant, tout le temps. C'est à ce moment que mon regard en capta un autre. Ce fut telle une sonnette d'alarme dans ma tête, je me redressais, prenant ma posture la plus princière, la plus austère. Laissez moi, princesse dans une cage dorée
...


Mes démons me font la guerre, moi j'veux la paix
Je les fais taire sous les néons ultraviolets
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